Archive for juin, 2005
‘Amour (partie 3)
2Ou : « Amour, Sexe et Amitié, c’est mieux que Amour Gloire et Beauté »
Nous voici donc arrivés à la suite (et fin, vu que c’est la dernière partie) de mon exposé non-exhaustif, mais détaillé, sur la définition de l’Amour, telle que ma vie, mon introspection et mon expérience m’ont aidé à la comprendre et à la mettre en forme. Pour les nouveaux venux ou ceux qui auraient raté le début, je conseille vivement de vous référer à la première partie (définition de l’Amour) et à la seconde partie (du Polyamour) avant de vous attabler pour déguster ce troisième volet. C’est bon ? Tout le monde suit ? Alors on continue.
Comme promis, la dernière partie de cette réflexion s’attachera aux liens tenus entre Amour (avec la majuscule), amitié (qui finalement en mériterait bien une) et Sexe (avec une majuscule aussi pour le différencier de l’organe, et avouons que la pratique le mérite aussi, quand même ^_^).
On entend souvent deux sons de cloche diamétralement opposés lorsqu’on demande à quelqu’un la question traditionnelle qui fait la joie des lycéens : « tu crois que l’amitié ça peut vraiment exister entre un homme et une femme ?« . Quand on y réfléchis, d’ailleurs, cette question est d’autant plus stupide qu’elle ne prends pas en compte la préférence sexuelle des deux protagonistes. Car, dans le fond, elle aurait autant de pertinence entre deux amis bi ou homo de même sexe, et beaucoup moins de pertinence entre une lesbienne féministe convaincue et un coiffeur visagiste (oui je sais je joue avec les stéréotypes mais j’t’emm… c’est pour faire sourire ^^). Mais soit, passons outre les imperfections techniques de l’interrogation ci-dessus pour nous attacher au fond. Quoi, vous voulez ma réponse à moi tout de suite ? Si vous voulez, mais ça va pas vous avancer à grand chose : ma réponse est « oui, mais non« . Vous faites moins les malins, du coup, alors on se tait et on me laisse finir 🙂
Qu’est-ce que l’amitié ? La vraie, je veux dire, pas cette étiquette d’ « ami » qu’on colle souvent trop vite à quelqu’un qu’on a croisé et vaguement apprécié (il serait intéressant de faire un post pour analyser la différence entre connaissance, « pote » et ami, mais je m’égare). Le vrai ami, en général, c’est la personne avec qui tu vas passer du temps, souvent agréable, avec qui tu vas avoir de longues et intenses discussions pour débattre de tout et de rien, une personne en qui tu feras plus confiance qu’aux autres, avec qui tu pourras partager un peu tes malheurs, et beaucoup tes bonheurs, et qui pourras compter sur toi quand il (ou elle) sera à son tour accablé par la tristesse. C’est résumé, mais en gros, c’est ce qu’on attends d’une relation mutuelle d’amitié.
Et notre fameux Amour alors, avec la majuscule, quand il est partagé, à quoi le reconnait on ? C’est une personne avec qui tu vas passer du temps, souvent agréable, avec qui tu vas avoir de longues et intenses discussions pour débattre de tout et de rien, une personne en qui tu feras plus confiance qu’aux autres, avec qui tu pourras partager un peu tes malheurs, et beaucoup tes bonheurs, et qui pourras compter sur toi quand il (ou elle) sera à son tour accablé par la tristesse. Sauf qu’en plus, en général, vous faites des galipettes ensemble, et éventuellement réfléchissez à une vie a deux (ou plus) avec ou sans enfants.
La différence entre l’Amour et l’amitié, vu comme cela, ne se résume qu’à deux points : le Sexe, et la filiation. Le Sexe est une pratique ma foi fort agréable, motivée par l’existence d’un désir d’autrui. On peut aussi tomber dans le bassement mécanique et parler de phéromones (hein Véro ^^) et d’attraction génétique. Toute personne un tant soi peu honnête reconnaitra que le Sexe n’est en aucun cas la résultante unique d’un sentiment d’amour. Tout le monde a déjà bavé sur son Johnny Depp ou sa Marie Gillain. Ou croisé cet(te) inconnu(e) dans la rue qui ne vous offre pas de fleurs mais à qui, passez moi l’expression, vous boufferiez le cul sans la moindre hésitation. Dans sa forme primaire, le Sexe est la résultante de cette pulsion que nous appellerons Désir, et que nous pourrons cerner à l’occasion dans un autre article, tiens, note pour plus tard. On note aussi que quand l’Amour vient à naître envers une personne que l’on ne désire pas, la force du cerveau et de l’Amour finiront en général dans un temps plus ou moins long a générer du Désir envers l’être aimé. Si si. Même si c’est une benêt fini avec le physique de Jacques Villeret. De la même manière, la répétition d’un Désir partagé (et donc de séances de pratiques tantriques) peut lui aussi être un tremplin à la création d’un Amour. Mais à part ces liens aidant à passer de l’un à l’autre, les papouilles et les galipettes sont bien une preuve non pas d’Amour mais de Désir.
Passons maintenant à l’autre différence remarquée entre Amour et amitié, la filiation. Ce point est certes plus complexe. Outre la crise actuelle de la paternité (qui montre somme toute que la plupart des parents potentiels ont sufisemment de jugeotte pour craindre de l’état de l’avenir de leurs gosses… Et qui explique aussi pourquoi tant de parents récents -ceux qui restent- sont de fieffés irresponsables…), le désir de se reproduire est là aussi, à la base, un reste de notre instinct, merci Darwin. Pourtant, souvent c’est également le désir de créer la vie, de donner la vie à un petit être qui vient de soi. Et comment ne pas comprendre face, par exemple, aux gazouillis et aux rires de ma nièce la petite Maud… Ce qui motive la parenté, c’est souvent la stabilité de ressources (plus que la stabilité d’un couple) assurant un avenir pérenne à l’enfant. C’est aussi, là encore, une preuve de confiance totale entre deux êtres. Mais est-ce une preuve d’Amour ? Je vais en choquer certains, mais je ne pense pas, non. On a déjà vu et connu des exemples d’enfants épanouis créés par insémination, ou comme « service » entre amis (souvent homosexuels). Combien de fois a t’on vu l’échec d’un couple ayant cherché à faire renaître un amour (sans majuscule, du coup) mourant via la naissance d’une progéniture ? Non, je suis fermement convaincu que la parenté est avant tout une preuve de confiance, et qu’elle s’épanouit particulièrement bien dans le cas d’un couple vivant un Amour partagé puisque, nous l’avons vu dans la première partie (je vous avais dit de relire !), la confiance est un élément essentiel et primordial de tout Amour.
Nous sommes donc devant un fait frappant : les seules différences observables entre un Amour et une amitié sont au final la résultante de la présence du Désir et de la Confiance… Hors la Confiance est aussi l’une des pierres angulaires de toute amitié. Le Désir, donc, serait la seule différenciation entre Amour et amitié. Et là encore, nous pouvons aller plus loin, car souvent, très souvent, le désir finit par naître entre deux amis proche… Simplement ce désir se trouve la plupart du temps refoulé, pour l’une ou l’autre des raisons classiques :
A) Rejet psychologique, syndrôme classique du « c’est un ami c’est pas possible »
B) Enfermement sous le joug inconscient de la morale judéo-chrétienne, syndrôme classique du « je suis avec Bob et je l’aime, je ne peux aimer qu’une personne (*sic*, encore une qui n’a pas lu la deuxième partie) donc je dois me tromper »
C) Honte, syndrôme classique du « je dois être un sale pervers pour penser cela »
On pourrait continuer longuement sur les diverses variations et déclinaisons qui font que dans 80% des cas, toute évocation d’évolution d’une relation amicale reste l’un des plus gros tabous de notre société « moderne ».
Allons encore plus loin dans le raisonnement. Au risque d’en choquer plus d’un, j’expose ma théorie : l’Amour et l’amitié sont exactement le même sentiment. Simplement, tout comme nous l’avons vu précédemment, l’Amour est comme une rivière dont le débit fluctue. L’amitié, c’est simplement un sentiment d’Amour qui est de base moins « fort » que l’Amour réalisé. Mais fluctuant lui aussi, il est absolument naturel et pas du tout honteux qu’il puisse « gonfler » et faire naître le fameux Amour avec un A. Comme il est absolument naturel et tout autant probable qu’il reste là où il en est… Si la non-exclusivité était plus courante, et si le sexe était un peu dédramatisé, les relations entre les gens seraient beaucoup plus saines, et vivraient dénuées d’hypocrisie ou de cette gêne déplacée qui vient parfois fausser les élans du coeur.
Depuis mon adolescence, j’ai eu beaucoup plus de partenaires physiques rangés dans la catégorie « amitié » que dans la catégorie « Amour »… Cela doit venir de mon côté un peu prosélyte, si je ne cherche pas à convaincre à tout pris, ce genre de discussion est quelque chose qui me tient à coeur et que je partage souvent avec les gens qui me sont proches… Comme (égocentrisme oblige) j’ai tendance à m’entourer surtout de gens qui ont une vision de la vie assez proche de la mienne, cette réflexion fait souvent écho dans l’esprit de mon allocuteur, et souvent les tabous se brisent. Ce n’est ni impossible, ni contre nature, bien au contraire. C’est une philosophie et un mode de vie certes pas adapté pour tout le monde, mais donnez vous le temps et l’objectivité nécessaire pour y réfléchir sérieusement.
Nous sommes maintenant arrivés au bout de l’exposé en trois volumes sur ma définition de l’Amour… J’espère que vous l’avez trouvée enrichissante, qu’elle vous aidera à mieux me cerner ou me comprendre et, qui sais, peut être y aurez vous trouvé quelques clefs vous aidant aussi à mieux vous connaitres et à évoluer. Apprenez à dire « je t’Aime », le vrai, pas le refrain bidon qui est dans trop de chansons et de poèmes, et qui se dit sans réfléchir ou sans le penser. Apprenez à le dire et à le comprendre, sans rien attendre. Apprenez à reconnaître l’Amour, même dans vos amitiés, et n’hésitez plus à leur dire « je t’Aime » lorsque c’est vrai, et même si vous n’avez aucun Désir envers eux. Apprenez à croquer la vie comme une pomme, elle est trop courte pour qu’on perde du temps, pour qu’on se laisse bouffer par des réflexes conditionnés et une morale déplacée. Vivez, respirez, aimez. La vie est belle. Et elle aussi, je l’Aime !
*****
La citation du jour: « Hein? J’sens rien j ai le nez bouché… et parle plus fort les sons sont comme étouffés ici… »
La chanson du jour: Friend is a four letter word, Cake, « When I go fishing for the words I am wishing you would say to me, I’m really only praying That the words you’ll soon be saying Might betray the way you feel about me. But to me, coming from you, Friend is a four letter word. »
Même si elle est entravée par le conditionnement sociologique, la vie est belle !
Etude de texte : Au placard, Sartre
0Il y a plusieurs mois, je vous avais fait découvrir ou re-découvrir pour certains un des grands penseurs de la philosophie française, en la personne de Pierre Bachelet. Force est de constater que depuis, outre mes régulières fiches de lecture, je ne vous ai pas aidé à y voir plus clair dans les autres monuments de la chanson engagée. Voici donc une nouvelle étude de texte détaillée. Aujourd’hui c’est tout un courant philosophique intense que je vais essayer de vous présenter. Cette personnalité qui a pris la France par surprise principalement depuis le début des années 50. Je ne parle pas de ce coco de Sartre, mais bien évidemment de l’inénarrable Annie Cordy.
Née Léonie Cooreman, tout le monde ou presque a déjà entendu ou fredonné les chansons populaires que sont « La bonne du curé » ou « Tata Yoyo ». Mais Annie Cordy, ce n’est pas simplement une énergie fulgurante et un humour décapant. Il serait aisé de soliloquer sur le léger « Chaud Cacao », mais nous sommes ici pour mettre en avant des réflexions plus profondes et élevées, et je sais que si je commentais de manière désinvolte « Chaud Cacao, chaud chaud chaud chocolat » toi, brilllant lecteur, sensuelle lectrice, tu ne me le pardonnerais pas. J’ai donc choisi de vous présenter une facette méconnue d’Annie Cordy. Annie Cordy penseuse. Annie Cordy philosophe. Nous allons étudier ensemble l’une de ses chansons les plus engagées, les plus sérieuses, et les plus profondes. Je ne surprendrai personne en avaouant que cette chanson est ma favorite de l’artiste. Nous attaquons aujourd’hui un sujet grave. Les fans d’Annie l’auront compris, je veux bien évidemment parler de son opus, « Cot Cot Coin Coin ».
Nous l’avions déjà vu avec Bachelet, il est toujours important dans une chanson a vocation sérieuse de placer le décor, d’offrir à son public analyste un référent commun afin de délimiter avec précision les bornes limitatives de la pensée discursive. Ici, nous comprenons aisément que la scène se passe en matinée, et que le jour précis, ou la saison, sont secondaires : nous sommes en face d’une tranche de vie inaltérable et universelle.
Maman poule sur son tas de foin
Apprenait à ses petits poussins
À faire des cris de poule près du bassin.
La valeur de l’éducation. Voici un élément important de la pensée Cordyenne. Toujours d’actualité, sous des apparences légères, ça dénonce grave. Ca balance sec, madame. On parle des problèmes de société et du désavoeu des parents dans leur rôle éducatif… Ici, la morale est claire : même les poules s’occupent de la bonne éducation de leurs enfants. Le message d’Annie ? « Prenez en de la graine ». Ce qui, pour une poule, est doublement bien pensé.
Un petit canard noir et blanc
Qui avait perdu ses parents,
La dimension tragique de la chanson apparait ici avec l’introduction de l’un des protagonistes principaux de l’allégorie. Un canard orphelin, aux couleurs différentes des poules traditionnelles wallonnes. On comprends bien ici le parallèle qui peut être tiré avec tous les gens, jeunes ou vieux, qui sont perçus comme différents par la société ou l’être humain lambda, quelle que soit son origine.
Voyant tous les poussins imiter leur maman
Essayait de faire cot cot tout en pleurant.
La détresse et la solitude du canard le pousse à sans cesse faire des efforts d’intégration… Il voit bien qu’il est différent des autres, en extérieur, mais cherche à montrer que lui aussi a un coeur, et qu’il est prêt à faire des efforts pour s’intégrer, même au prix d’une perte d’identité (il est en effet important de noter pour les lecteurs non-biologistes qu’un canard est physiologiquement incapable de faire « cot cot » de manière naturelle et sans intervention extérieure).
(Refrain)
Cot cot cot cot cot cot cot cot Faisait la maman poule.
Cotcot cotcot cotcot cotcot Faisaient les poussins poules.
Coin coin coin coin coin coin coin coin Faisait le petit canard.
Quand on est fière d’être une poule
On fait cot cot et pas coin coin !
Retour à la dénonciation. Le canard est rejeté de la nacelle familiale incarnée par la poule et les poussins. Mme Cordy met en avant l’un des maux les plus effarants de notre société, la fierté déplacée, qui aveugle le coeur des hommes et fait naître l’intolérence… Nous ne parlons pas ici d’élitisme (qui est comme vous le savez une valeur à laquelle je tiens) mais bien du rejet aveugle d’autrui simplement pour son apparence ou sa coutume (représentée ici par le coin coin). Le couple poule/poussins est une allégorie visant à dénoncer le racisme racial et religieux.
Le petit canard seul dans son coin
Pleurait devant tous les poussins
Qui se moquaient de lui en lui jetant du grain.
Hou huu hou ! Ce poussin est vilain !
Nous avons ici une étude émotionnelle et détaillée des troubles affectifs du canard. Rejeté par son apparence, par sa différence, il ne sait pas encore comment se défendre face à l’agressivité de la société de consommation moderne représentée avec brio par les poussins. En demi-teintes, nous voyons aussi une critique à peine voilée de l’artiste envers le gaspi des sociétés modernes, n’hésitant pas à jeter du grain à la tête du canard alors qu’il y a encore des gens qui meurent de faim dans le monde.
Je suis tout noir et je ne vous ressemble pas.
Je voudrais bien chanter comme vous les gars
Mais je suis coin-coincé et je ne comprends pas
Pourquoi copains, j’y arrive pas ?
(Au refrain)
Réaction classique de l’être humain face au rejet de ses pairs : aveugle à l’étroitesse d’esprit d’autrui, il n’hésite pas une seule seconde à rejeter la faute sur son propre comportement ou sa nature. Il se trouve « coincé », et souffre de la détresse profonde de l’être qui a perdu tous ses repères.
Soudain un grand malheur arriva :
Un poussin dans le bassin tomba.
Au secours ! Au secours ! Mon fils va se noyer
Faite quelque chose ou je je vais me plumer???
Nouvelle critique voilée de la société moderne et du désavoeu des parents de leur rôle éducatif. L’un de ses enfants est en danger, mais maman poule est totalement décontenancée par la situation… elle cherche le salut dans la société qui l’entoure et qui l’a formatée, sans voir que très probablement il était tout à fait dans ses cordes de sauver son gosse. Mais là encore, inconsciemment, elle s’en fiche, et ne lèvera pas le petit doigt. A croire qu’elle préfèrerait qu’il crève. Tchulée.
Le petit canard sans hésiter (coin coin)
Plongea dans l’eau froide et glacée.
Il sauva le poussin et depuis ce jour-là
Toute la basse-cour en fête l’adopta.
(Tous avec moi)
Ici le canard démontre que l’être humain vertueux, face à l’adversité, n’hésite pas une seconde à mettre la main à la pâte et d’une manière très altruiste, s’élance au secours du sale mioche qui n’avait pourtant pas hésité à lui jeter du grain à la gueule il y a quelques strophes. Le canard est quelqu’un de fondamentalement bon. Je vous l’accorde, dans un sens, ici, il est aussi un peu fondamentalement con. Mais c’est souvent le cas dans les allégories alors n’y prêtons pas plus longuement attention. Remarquons cependant que cet acte altruiste a été le vecteur qui a permis à l’ensemble de la basse-cour d’intégrer le petit canard. Véritable message d’espoir, il aura fallu un danger de mort pour que la société ouvre les yeux pour accueillir et apprécier le petit canard.
Cot cot cot cot cot cot cot cot Faisait la maman poule.
Cotcot cotcot cotcot cotcot Viva le héros de la poule !
Coin coin coin coin coin coin coin coin Faisait le petit canard.
Et dans la ferme, on entendait
Chanter les poules et les poussins.
Cotcot cotcot cot cot cot cot cotcot (note : ce qui précède est cancanné sur l’air de la marseillaise)
Conclusion en apothéose… La ferme (et donc la société) est enfin unie sans racisme ni préjudice. A travers cette allégorie osée et qui dénonce, Mme Cordy nous encourage à accepter autrui et à abandonner toute forme de racisme ou de rejet de l’autre pour des considérations futiles. Nous apprécierons tout carticulièrement le tout dernier clin d’oeil. En cancannant la marseillaise, Annie Cordy nous démontre que dans un sens, elle aussi, belge d’origine, est peut être pour certains un petit canard au sein du public français qui l’a pourtant adoptée, et elle nous encourage a faire de même avec tous ceux que nous rencontrerons. C’est une adresse au public, manière de les remercier de leur amour et de leur fidélité.
Et en vous remerciant de la votre, je vous dis à bientôt.
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La citation du jour: « hey, c’était pas plutôt ‘je peux dégrafer’ ‘-oui oui’ ? »
La chanson du jour: I saw her standing there, The Beatles, « Well, she was just 17, You know what I mean, And the way she looked was way beyond compare. So how could I dance with another (ooh) And I saw her standin’ there. Well she looked at me, and I, I could see That before too long I’d fall in love with her. »
Même si je ne pars pas en vacances, la vie est belle !
