Archive for novembre, 2015

Mon vendredi avec Jessica (article sans SPOILER)

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*DISCLAIMER: cet article contiendra quelques infos sur la série Alias ayant inspiré la série Netflix Jessica Jones, mais aucun spoiler sur cette dernière*

Régulier lecteur, fidèle lectrice, à force de venir ici depuis de nombreuses années tu sais que ton baron favori est un grand fan de comic books. Rien d’étonnant, donc, au fait que j’attendais la sortie de la série Jessica Jones depuis plusieurs mois déjà (a fortiori suite à la sortie de l’excellent Daredevil qui s’était avéré bien, bien meilleur que ce que j’en attendais). Etant toujours aussi peu fan du piratage, j’ai donc réactivé mon compte Netflix hier matin. Oui, activé. J’avais pris un mois pour Daredevil, puis désactivé Netflix France, ce « Netflix du pauvre » en termes de contenu. Car autant je suis convaincu que ce genre de services numériques à la demande représente le seul avenir viable du divertissement télévisuel, autant l’offre Netflix France – en termes de films et de séries – est laaaaaaaaargement au dessous de l’offre Netflix US, et pour ça on peut dire un grand merci aux fantastiques lois sur l’ « exception culturelle française ». Mais c’est pour protéger la création artistique, tu comprends. Et mon cul, aussi visiblement. Bref. Je réactive Netflix, donc, et je m’apprête à passer un peu de temps avec Jessica. Et là? Wow.

Mais avant de parler de l’adaptation en série, il faut que je parle un peu du matériel source, pour remettre en contexte. Quand même un héros non-blockbuster mais tout de même bien connu comme Daredevil était inconnu du grand public à la sortie de l’adaptation Netflix (voire, pire encore, lié dans la tête des gens à Ben Affleck et Jennifer Gartner…), tu penses bien que pour une bombe sous-marine et underground comme Jessica Jones, il ne va pas y avoir beaucoup de monde capable de répondre aux questions sur ce thème dans un Trivial Poursuit. Jessica Jones est un personnage très particulier dans l’univers de Marvel. En 2001, Marvel Comics décide de s’assoir définitivement sur le moribond Comics Code Authority que les années 90 avaient mortellement blessé, et d’établir leur propre classification. S’ensuit la création de la gamme « MAX« , des comics Marvel mais déconseillés aux mineurs sans accord parental. La première série publiée avec cette étiquette est « Alias », écrite par un certain Brian Michael Bendis, un jeune auteur commençant à faire du bruit avec des séries comme Ultimate Spider-Man et Powers, au tout début de son ascension vers son statut actuel, où Bendis est l’un des écrivains les plus influents de l’univers Marvel et membre du cercle intérieur décidant de l’évolution dudit univers avec les éditeurs.

Dés le premier numéro, dès la première page, dès la première case, Alias annonce la couleur. Le tout premier mot de la série est un bon gros « FUCK! », en grand et en gras, signalant bien que MAX, ce sera pas les même comics que ceux de ton papy. On y retrouve Jessica Jones, aigrie, alcoolique, détective privé à la dérive, et dotée de super pouvoirs. Les thèmes abordés sont plus sombres, conspiration impliquant le président, racisme anti-mutant poussé à l’extrême, traffic de drogue… Alias est thématiquement proche de séries plus vieilles comme Cloak & Dagger, sans être encombrée par le CCA. Et Alias, c’est bien. C’est même très, très bien. C’est du Bendis au sommet de son art, avant que le succès ne finisse par le rendre fainéant et médiocre dans 80% de sa production. C’est sombre, c’est réaliste, c’est moche comme ce que la vie a de plus moche à t’offrir. Et petit à petit, Jessica Jones – personnage créé par Bendis pour cette série, même si elle a été rétroactivement introduite dans la continuité précédente de Marvel – se découvre comme un puzzle complexe, le lecteur cherchant à comprendre ce qui l’a mené là, parce que quand tu voles et que tu es dotée de super-force, en général dans l’univers Marvel tu as plus tendance à sauver le monde qu’à te planquer dans un bureau miteux avec un verre de bourbon. Le mystère est levé lors du story arc final de la série, deux ans après son lancement, « The Secret Origin of Jessica Jones », révélant comment une super héroïne optimiste et acidulée comme un bonbon du nom de Jewel est devenue le Picon amer qu’est Jessica Jones, Détective Privé. Cette sombre histoire de manipulation, de torture psychologique, d’abandon par ses « collègues », offre à Alias un final en apothéose écrit avec un tel talent que plus de dix ans plus tard, cette histoire n’a pas pris une ride.

Et justement, c’est bien évidemment ce dernier story arc qui a été choisi par Netflix par son adaptation. Et si visuellement parlant la série est plus « soft » que le comic book source (après tout on est sur Netflix, pas sur HBO…), la série va au contraire encore plus loin, psychologiquement parlant. Cette série est une descente aux enfers sur 13 épisodes, une exploration des recoins les plus sombres et les plus répugnants de la psychologie humaine, et c’est terrible, et terriblement bien réalisé. Chaque petite lueur d’espoir qui brille au fond du marasme du décor est violemment piétinée par le script. Sur 13 épisodes, on y aborde les thèmes du viol, du traumatisme, de l’avortement, des parents abusifs, de la boulimie, du stress post-traumatique, de l’alcoolisme, de l’esclavage, de la manipulation, du mensonge, de la torture, de l’adultère, du chantage, de la mort, du terrorisme, de la drogue, de la prise de drogue forcée, des troubles du comportement, et d’un nombre incalculable de situations mélant plusieurs de ces éléments ensemble, sinon c’est pas drôle.

Jessica Jones, c’est dur. C’est très, TRÈS dur à regarder. Le bisounours que je suis a dû faire des pauses tous les 3 ou 4 épisodes. Et c’est si dur justement parce que la série est un sans-fautes, extrêmement bien écrite, extrêmement bien jouée, extrêmement extrême. Je m’attendais à ce que David Tennant, dans le rôle du grand méchant de la série, vole la vedette comme Vincent d’Onofrio en Kingpin avait dominé le jeu de tous les autres acteurs dans le Daredevil de Netflix, mais ce n’est pas le cas. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, il joue fantastiquement bien, et son Purple Man vous glacera le sang (même s’il est moins purple que dans les comics…), mais la transformation est moins marquante que celle d’Eddie Izzard en Wolfe dans Powers. Non, la révélation de cette série est à mes yeux Mike Colter en Luke Cage, absolument fantastique et impressionnant. Dans chacune des scènes où il est présent, vous ne verrez que lui. Il a réussi l’exploit de me faire attendre avec une réelle impatience la série Luke Cage, alors que c’est un personnage qui me laisse plutôt indifférent dans les comics. Les fans de comics plus attentifs aux easter eggs remarqueront aussi que la série laisse légèrement entrouverte la possibilité d’une série Hellcat et j’avoue que ça serait juste complètement cool. Carrie-Anne Moss est bluffante, Rachael Taylor est criante de vérité, et Krysten Ritter s’approprie avec brio le personnage de Jessica, mais Mike Colter est vraiment LA révélation de cette série.

Je ne veux pas trop en dire, car après tout la série n’est sortie qu’hier, et que j’ai promis dans le titre que cet article serait sans spoiler, mais en dépit des nécessaires pauses que j’ai du prendre pour digérer la violence psychologique de cette série, j’ai avalé les 13 épisodes d’une seule traite hier. Est-ce que je la conseille? Oui, clairement, oui, sans aucune hésitation, sauf peut être si vous faites partie des quelques rares personnes encore plus sensibles et bisounours que moi. Et encore. Oui, cette série est dure, et tape là où ça fait mal, et est remplie de « triggers » pour à peu près tout ce qui aurait pu vous traumatiser à un moment ou l’autre de votre passé, mais c’est traité tellement intelligemment, brillamment, et sur un ton adulte, que la série peut aussi servir de catharsis dans ce cas, mais toujours en restant terriblement réaliste dans son traitement. Jusqu’à la dernière minute du dernier épisode, quand on regarde Jessica Jones, il est clair que l’on n’est pas dans Supergirl ou My Little Pony. Et tout comme Alias en 2001, cette série explore les recoins les plus sombres de la psyche humaine jusqu’à l’excès sans jamais être exagéré, et contribue à créer un univers Marvel organique, où tous les gens doté de pouvoirs ne mettent pas forcément de costume, où les « gentils » ne gagnent pas forcément à tous les coups, et où les victimes, aussi héroïques soient elles, ont autre chose en tête après la bataille que d’aller partager un Shawarma entre potes… Jessica Jones c’est sombre, violent, amer, et ça pique. Et ça pique autant parce que clairement, en tout cas à mes yeux, la réalisation de cette série est un sans fautes.

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La citation du jour: « Mais que j’aimerais rêver de fromage ! »
La chanson du jour: Blackstar, David Bowie, « I see right, so wide, so open-hearted pain, I want eagles in my daydreams, diamonds in my eyes… I’m a blackstar »

Même si j’ai un pneu crevé après avoir roulé sur une vis en rentrant de chez la petite princesse, la vie est belle !

‘ai tué un mouton…

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Pour peu que vous soyez un utilisateur ne serait-ce qu’occasionnel d’Internet et des réseaux sociaux, vous avez forcément vu passer à un moment ou autre l’un des nombreux articles pro-vegan ou anti-viande qui circulent sur la toile. Vous avez apprécié la voix lancinante du Moz sur Meat is Murder. Vous avez peut être aussi un ami qui vous fait les gros yeux quand vous achetez un kebab, ou cette personne qui cherche à vous convaincre que bien cuisiné, le tofu, c’est carrément meilleur qu’un steak tartare.

J’ai toujours aimé la viande. Voire Aimé, avec la majuscule, pour ceux qui se rappellent de mes articles sur la définition de l’Amour, il y a longtemps dans une galaxie lointaine (et avec une CSS différente). Dans mes pérégrinations culinaires, j’ai mangé du bison, de l’autruche, du serpent, du zèbre, la maman de Bambi, et même une fois, dans un pays étranger, du chien (si, si). Mais depuis un certain nombre d’années (disons six ou sept ans, à la louche), étant du genre à me remettre sans cesse en question, et à écouter les arguments des gens qui les expliquent posément, même quand à priori je ne suis pas d’accord avec, j’ai un petit conflit mental intérieur qui a commencé à pointer le bout de son nez, et à grandir, grandir, grandir, jusqu’à devenir carrément prépondérant et pénible il y a un an ou deux.

Même si de nombreuses vidéos extrémistes pro-vegan sont bourrées d’arguments scientifiques fallacieux au moins aussi cohérents qu’un argumentaire politique dans un programme FN, je pense qu’il est difficile de regarder une vidéo sur les abattages à la chaine ou l’impact écologique des élevages de masse sans, a minima, se poser un minimum de questions. Du coup voilà votre baron préféré, depuis quelques années, tiraillé entre l’amour gustatif et le plaisir d’une pièce de viande bien préparée, et le désir intellectuel, moral, et spirituel de devenir végétarien. Pour ceux qui ont déjà eu la chance de venir à la casa de Senquisse en mode « arche de Noe » ou qui m’ont déjà vu avec un lapin sur les genoux, vous le comprendrez aisément. Alors j’ai réfléchi, pensé, pesé le pour et le contre. Je me suis documenté, sur les deux côtés de la barrière, et j’ai fait une checklist mentale des choses qui me gênaient dans un camp comme de l’autre.

N’étant pas du genre à prendre une décision à la légère, même si l’hédoniste que je suis a tendance, dans le doute, à se ranger du côté du plaisir (et donc ici, le bonheur d’une épaule d’agneau au four), je ne pouvais pas faire fi de toutes ces choses qui me gênent dans le rapport « normal » (dans le sens norme, pas dans le sens naturel) de l’homme à la viande. Je trouve que dans notre société de consommation, il est trop « facile » de ne pas être végétarien. On achète sa viande au supermarché, c’est prédécoupé, prélavé, préemballé, c’est propre, il n’y a pas une goutte de sang, on passe à la cuisson et on déguste, yum yum. C’est terriblement simple d’imaginer les supermarchés comme des producteurs magiques de viande, avec les barquettes de hachis qui apparaissent d’elles-même dans la chambre froide, ou les escalopes de poulet qui poussent sur les arbres et cueillies par de jolies demoiselles avec un sourire d’ange. Il y a une distance entre l’humain et la nourriture qui est, je le pense, déplorable, et contribue à ce comportement « tête d’autruche dans le sable » qui aide les industriels les moins scrupuleux à pouvoir se permettre les pires excès dans leur chaine de production sans qu’on les remette trop en cause, parce que le consommateur final ne veut pas la voir, cette chaîne. J’ai beau être résolument pro-progrès, et je n’échangerais pour rien au monde les mégalopoles modernes contre un retour au « temps d’avant » et aux fermes à basse-cour, mais quand ton oncle ou ta grand mère égorgent une poule ou un cochon, il est plus difficile de se convaincre que ton steak haché a poussé dans le jardin entre les patates et les tomates.

Du coup, je me suis posé une sorte d’ultimatum pour résoudre le conflit en moi. Si je voulais continuer à manger de la viande, il fallait que j’assume ma place dans la chaine alimentaire. Et, avec l’aide d’un complice paysan, je suis donc allé tuer un mouton.

Bon, c’est un bien grand mot. J’ai tenu un mouton pendant que le paysan faisait son office, et plus largement passé une partie de la journée avec, depuis le choix de la bête jusqu’au découpage final. C’était une expérience unique pour le citadin que je suis. J’ai bien dans ma famille distante quelques anciens paysans, et je me souviens des poules et des clapiers à lapin chez ces derniers quand j’étais môme, mais ma facilité de manier les mots est inversement proportionnelle à ma facilité de gérer la vision de la souffrance et du sang en général. Dès six ou sept ans, j’avais bien compris que j’avais déjà certainement dû voir préalablement gambader certaines des poules au pot du dimanche avant de les manger, mais je n’avais jamais assisté à une mise à mort. Trop sensible (te moque pas, fanfaron lecteur, insensible lectrice, te moque pas).

Expérience unique, donc, et importante. Plusieurs de mes idées reçues ont été balayées par cette journée. Déjà, la rapidité de la chose. Je n’ai pas chronométré, mais du mouton qui gambade à l’alignement de pièces comestibles, il s’est passé quoi… une heure, peut être? Grand maximum. Et si je m’attendais à voir une longue agonie (surtout dans un contexte de petite ferme plutôt que d’abattage industriel), il y a eu moins de dix secondes entre le mouton en pleine forme et les derniers soubresauts. Le sang, ensuite. Je m’attendais naïvement à ce que le sang soit plus sombre « en vrai » que dans les films ou quand je me coupe, mais c’était tout le contraire. Le sang du mouton était vermillon, presque rouge fluo, et épais, on aurait dit de la peinture. La taille de l’estomac de mouton, aussi. Ce sont vraiment des machines à bouffer de l’herbe. Points bonus pour le fermier qui, plutôt que de mettre ça dans une poubelle, abandonne l’estomac et autres viscères dans la forêt « pour nourrir les renards » . Toi, mon gars, je t’aime bien. La peau qui se décalotte comme celle d’un lapin. Et le geste précis du couteau qui transforme, petit à petit, Shaun le mouton en futur méchoui. La seule chose qui m’a vraiment retourné le bide n’a rien à voir avec la mise à mort en elle même ou le découpage, mais sur sa localisation. J’explique. Il y avait dans la ferme, donc, un enclos à mouton, où le futur repas avait été marqué et pré-selectionné par le fermier. L’abattage et la découpe ont été réalisés à moins de cinq mètres dudit enclos, sous le regard médusé de tous les anciens potes de Shaun le méchoui. Je n’exagère même pas quand je parle de regard médusé. En dépit de l’espace et de la grande taille de l’enclos, les six ou sept autres moutons étaient les uns à côté des autres, en rang d’oignon, serrés contre la barrière, à regarder fixement le fermier, sans bouger, sans bêler, sans rien dire. Ça m’a vraiment perturbé.

Mais au final, c’était une expérience extrêmement positive et importante pour moi. C’était très triste d’une certaine manière, et pourtant à la fois très « juste » . Et je n’ai pas honte de dire qu’une fois que tout était fini et découpé, en regardant l’épaule du mouton que j’avais vu trotter une heure plus tôt, j’avais envie d’un méchoui. Humainement et spirituellement, je me suis réconcilié avec moi même et mis un terme à ce tiraillement grandissant végétarien/pas-végétarien qui prenait de telles proportions en moi que sans cela, je pense que ça aurait fini par littéralement m’empêcher de dormir. Au final, je pense que le choix d’être, ou non, végétarien, est quelque chose qui doit rester avant tout une décision personnelle et pas imposée par la société, mais que toute personne faisant le choix de la consommation de viande animale devrait avoir le courage d’assumer ce choix et de vivre au moins une fois ce genre d’expérience, sans faire le choix de la solution de facilité, de la technique de l’autruche, et du steak Charal qui pousse sur les arbres. Et je pense aussi que se poser ce genre de questions aide à adopter un comportement plus responsable. Fruit de l’habitude prise chez mes parents, quand j’étais jeune adulte indépendant je continuais par réflexe à manger de la viande « au moins une fois par jour ». Aujourd’hui, j’ai un comportement beaucoup plus « eco-responsable » , je mange de la viande une à trois fois par semaine en moyenne, et j’essaie toujours de faire attention à la provenance de tout produit animal (pas d’élevage intensif, oeufs de poules élevées en plein air, etc.) même si j’avoue que parfois je ne peux pas m’en assurer à 100%. J’ai appris à apprécier énormément la nourriture non-carnée, et à apprécier plus encore la nourriture carnée, à la respecter, sur le plan intellectuel, moral, et spirituel, ce qui la rend encore meilleure. Aujourd’hui, je suis en paix avec mes habitudes alimentaires. Je continue à adorer le steak tartare, mais je peux l’apprécier sans avoir à rougir lorsque j’y pense et que je croise mon regard dans la glace. Je me considère donc comme un omnivore responsable.

Et vous?

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La citation du jour: « T’as déjà vu un champignon essayer de péter sa boite de petri? »
La chanson du jour: Meat is Murder, The Smiths, « This beautiful creature must die… »

Même si j’aimerais recevoir plus de SMS, la vie est belle !

Nombril #82 : « X-23 »

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Last but not least, voici le dernier des trois nombrils de la New York Comic Con. Tout comme « Emma Frost » avant elle, cette cosplayer de X-23 a préféré apparaître sous le nom de son personnage !

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