Archive for septembre, 2011

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 14 Septembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 5 Décembre 2011

Le comic book de la semaine: Batwoman #1, DC Comics (J.H. Williams III & W. Haden Blackman – writers – / J.H. Williams III – artist –)

Malgré ma déception face à l’arrêt de certaines séries DC à l’occasion de leur relaunch général, il faut reconnaitre que commercialement *et* artistiquement c’est un succès. Troisième semaine de suite où un titre DC se retrouve comic book de la semaine.

Ici, il s’agit de la nouvelle série Batwoman (enfin!), qui comme Green Lantern se retrouve dans une continuité peu ou prou intacte vis à vis de l’univers pré-Flashpoint. On retrouve la même qualité d’écriture et de dessin que dans la série précédente (publiée dans Detective Comics), avec cette manière de colorier différemment les dessins de Williams entre les scènes en civil et les scènes en costume.

C’est vraiment très joli, c’est très bien écrit, les personnages sont originaux (l’une des premières héroïnes ouvertement lesbienne à tenir son propre titre en étant écrite de manière « réaliste » et pas simplement comme un gimmick à fantasmes pour jeune geek prépubère frustré!)

Vivement la suite.

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La valeur sure de la semaine: New Avengers #16, Marvel Comics (Brian Michael Bendis – writer – / Mike Deodato – artist –)

Excellent numéro toujours écrit sous le format mi-action, mi-fausse interview.

Le but est ici de ré-introduire le personnage de Daredevil à ceux qui ne suivraient pas sa série éponyme (et, après le flop de Shadowland et le niveau moyen de la série actuelle, qui pourrait leur en vouloir ?), de remettre les compteurs à zéro, et d’expliquer pourquoi l’homme sans peur se retrouve catapulté au sein de cette équipe alors qu’à part quelques rares exceptions il a toujours travaillé en solo.

L’ « excuse » scénaristique utilisée pour faire passer la pilule de cette décision marketing est étonnamment plausible et efficace, et ce postulat de départ amène quelques pistes intéressantes pour les développements personnels à venir entre les membres. Je valide!

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La bonne surprise de la semaine: Bionic Man #1, Dynamite Entertainment (Kevin Smith – script – / Jonathan Lau – pencils –)

Si Kevin Smith se « rate » rarement lorsqu’il est aux commandes d’une caméra et pilote un film, en matière d’écriture de comics il a déjà prouvé qu’il était capable du meilleur (Daredevil) comme du pire (Batman). Ici, sans forcément parler de meilleur, on est tout de même dans la partie haute de la pile.

Pour ceux qui n’ont pas reconnu le titre original, « Bionic Man » en anglais c’est le titre de la série mettant en scène le fameux Steve Austin, « L’homme qui valait trois milliards » en français (qui, conversion de devises du dollar au franc oblige, était originellement le « Six Million Dollar Man »). On ré-assiste donc à son origine bien plus développée que dans la série télé, et pour l’instant c’est une plutôt bonne lecture pour un produit dérivé.

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La déception de la semaine: Fear Itself #6, Marvel Comics (Matt Fraction – writer – / Stuart Immonen – artist –)

On continue à descendre sans cesse le niveau de cette série limitée (comme son intérêt, d’ailleurs, limité lui aussi).

Pif, paf, pouf, des gens qui meurent sans aucun pathos ni émotion, avec la certitude de les revoir dans moins de six mois, des scènes vides de sens entre Thor et Odin, Captain America (le vrai, Steve Rogers) qui se bat au fusil à pompe et se permet de qualifier son adversaire de « Son of a bitch » ? Non, vraiment on approche du niveau 0 de la cohérence et de l’intérêt de lecture là. Berk. Vivement qu’on voit le bout de cette daube.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batman & Robin #1 (DC Comics), Crawl to Me #2 (IDW Publishing), Green Lantern #1 (DC Comics), Grifter #1 (DC Comics), Mystery Men #5 (Marvel Comics), Punisher MAX #17 (Marvel Comics), The Vault #1 (Image Comics), Uncanny X-Force #15 (Marvel Comics), X-Factor #224.1 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Ça a l’air compliqué, l’intérieur d’une poule. »
La chanson du jour: Hey Modern Days, The Ark, « ‘Cos it’s a scam, it’s a royal kind of wham-bam figure, It’s abrieved in the sense of being up-john and senseless, It’s a see-saw sickness, it’s a snake-bite, low-chant jive on the century’s crime! »

Même s’il ne restait plus de Travis qu’un petit tas d’ossements, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 7 Septembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Action Comics #1, DC Comics (Grant Morrison – writer – / Rags Morales – penciller –)

Si on m’avait dit un jour que j’achèterai un comic book centré sur Superman de bon coeur, je pense que j’aurais pu éclater de rire. Je n’ai jamais vraiment aimé ce personnage, trop lisse, trop classique, trop prévisible, trop peu d’intérêt. Les quelques rares exceptions à cet anti-Supermanisme de base ont été Red Son (dans un univers parallèle) et All Stars Superman de Morrison et Quitely (dans un univers parallèle). Alors je ne sais pas si c’est parce que le reboot de DC est, en somme, un autre univers parallèle, mais j’ai été le premier surpris de véritablement accrocher à cette histoire.

Alors certes, j’aime beaucoup le style d’écriture de Morrison (c’est d’ailleurs pour cela à la base que j’avais commandé la série, indépendamment de son héros), mais je pense que c’est surtout la différence marquante avec le « Superman d’avant » qui m’a séduite. Plus jeune, plus libre, moins limité au cadre légal, ce nouveau Superman cherche avant tout la Justice, quitte à enfreindre la loi. A ma connaissance c’est une grande nouveauté pour monsieur Goody-Two-Shoes, et le résultat est efficace. Le flegme de Luthor est un plus.

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La valeur sure de la semaine: Batgirl #1, DC Comics (Gail Simone – writer – / Ardian Syaf – penciller –)

Je suis indéniablement amer que cette série du reboot DC se construise sur les cendres de l’excellente série Batgirl de Bryan Q Miller, et celles du concept de Barbara Gordon en tant qu’Oracle, mais je dois admettre que je n’avais aucun doute sur la qualité du produit fini porté par le talent de Gail Simone. Certes, c’est dommage que Barbara Gordon se relève et reprenne la cape, certes, Stephanie Brown n’est pas au rendez-vous, mais le contenu est tout de même sympa à lire, avec moult monologues internes, et des référence néanmoins présentes à ce qui s’est passé « avant ». On se sait pas pourquoi et comment Barbara n’est plus paralysée, mais on sait qu’elle l’a été, et que cette expérience l’a profondément marquée.

Il faudra voir l’évolution de la série sans qu’elle tombe dans le cliché, mais pour l’instant le script est bon et les dessins sont jolis, donc on signe pour la suite!

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La bonne surprise de la semaine: Fear ITself – Youth in Revolt #4, Marvel Comics (Sean McKeever – writer – / Mike Norton – artist –)

Le niveau de ce numéro est étonnamment bien meilleur que les 3 premiers, qui n’étaient pas mauvais mais n’avaient rien de particulièrement remarquable.

En revanche ici, outre les doutes et la dépression de Prodigy, un combat d’une rare violence entre deux héros (Gravity et Hardball) illustre la lutte entre deux philosophies de super héros qui, tel un come-back d’un chanteur des années 90, s’affrontent de plus en plus dans les styles d’écriture de comics. Le héros qui cherche à être parfait, et à montrer l’exemple, face au héros avide de justice pour quoi la fin justifie les moyens. Le camp Captain America et le camp Punisher, en somme. Une jolie mise en abîme de l’état actuel de l’écosystème des séries de super héros!

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La déception de la semaine: Secret Avengers #16, Marvel Comics (Warren Ellis – writer – / Jamie McKelvie – artist –)

D’habitude je suis plutôt bon public pour les histoires un peu décalées – voire farfelues – de Warren Ellis. Et en toute honnêteté, hors contexte, ce script aurait pu être très bon. Le problème c’est qu’il est adapté à des personnages qui ne collent ni a l’intrigue, ni au caractère qu’on cherche à leur donner. Steve Rogers qui cautionne un mini génocide, même pour sauver le monde, ce n’est pas vraiment Steve Rogers. Beast devient un bouffon sans profondeur, et est celui qui a le plus de mal avec les conséquences de leurs actions alors que c’est l’un des héros de Marvel les plus pragmatiques, même après sa remise en question suite au story arc Endangered Species.

Les dessins de Jamie McKelvie ne sont objectivement pas mauvais, clairs et dynamiques, mais là encore on tombe dans du hors sujet visuel, son style n’est pas du tout adapté au script d’Ellis ni à l’équipe plus « sombre » des Secret Avengers. Le résultat est un produit final qui a l’impression de ne pas être à sa place, tant au niveau du script et des personnages qu’au niveau du dessin. À oublier.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Abattoir #1 (Radical Publishing), Animal Man #1 (DC Comics), Detective Comics #1 (DC Comics), Green Arrow #1 (DC Comics), Jennifer Blood #4 (Dynamite), Justice League International #1 (DC Comics), Kult #2 (Dark Horse Comics), Moon Knight #5 (Marvel Comics), Morning Glories #12 (Image Comics), Red Skull #3 (Marvel Comics), Stormwatch #1 (DC Comics), The Boys #58 (Dynamite Entertainment), The Punisher #3 (Marvel Comics), Thor Heaven & Earth #4 (Marvel Comics), Wolverine Debt of Death (Marvel Comics), X-23 #14 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « La mimolette était là avant Dave. »
La chanson du jour: Tender, Blur, « Tender is the touch of someone that you love too much. »

Même si on a du mal à ne pas faire de digressions dans les parties de Vampire de Mike, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 31 Août 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Justice League #1, DC Comics (Geoff Johns – writer – / Jim Lee – penciller –)

Sans grande surprise, le comic book de la semaine est le point de départ du fameux reboot de DC comics sur lequel se concentre actuellement une grosse partie du buzz Internet dans le monde des comics.

Indépendamment du contenu, la décision de s’affranchir (à nouveau) du passé et de recommencer à zéro ou presque a été sur-mediatisée et en ce sens, l’initiative est déjà un succès puisqu’on peut affirmer sans se tromper que DC fait plus parler de lui que Marvel cette semaine. Et les ventes suivent: déjà une troisième impression, sachant que le premier run a été tiré à plus de 200 000 exemplaires et s’est vendu en moins de 24h. A titre informatif, c’est un chiffre absolument énorme, de nos jours les comics dépassant un tirage de 100 000 exemplaires se comptent sur les doigts d’une main, les ventes « normales » d’une série avoisinant plutôt 5 à 10k pour les indépendants, 20k pour une série « moyenne » des grandes maisons d’édition, avec les tirages de 50k et plus réservés pour les séries à succès comme les X-Men ou Batman.

Un autre gros point positif – même si l’on peut déplorer que cette initiative n’ait pas été étendue à TOUTE la gamme DC comics – est la présence d’un comics en version duo (pour 1$ de plus que la version normale), disposant d’un code pour télécharger la version électronique. Voilà une excellente initiative qui pourrait développer le téléchargement légal, mais du coup cela reste encore une démarche ponctuelle et isolée.

Mais parlons un peu du contenu. Mériterait il le titre de comic book de la semaine sans ce buzz médiatique ? Oui et non. Commençons par le négatif: non, parce que nous sommes en présence d’un comic somme toute moyen, pas catastrophique mais pas transcendant, mais surtout parce qu’on sent que ce comic est pensé avec le TPB en tête, un « tout » ormé des 6 premiers numéros plutôt que comme un véritable périodique. Certes, Johns veut prendre le temps de développer les origines de son roster, mais ne pas présenter – ne serait-ce qu’en caméo d’une case – tous les membres de cette future équipe dans le numéro 1 est une faute de goût, surtout lorsque la seule femme de l’équipe fait aussi partie des membres sur la touche pour ce numéro. Dans un contexte de controverse ou pas mal de voix sont venues critiquer l’absence de femmes dans les séries DC post-relaunch et l’absence de créateurs féminins dans leur écurie de talents, ce n’était pas très malin. Maintenant, pour le « oui », ce comic aurait pu être comic book de la semaine parce que les dessins de Jim Lee sont vraiment fabuleux, et parce qu’indépendamment du scénario moyen, la différence de caractère entre Batman et Green Lantern est très bien mise en avant, et les piques qu’ils se lancent font sourire voire rire de bon coeur. Reste à voir l’évolution du titre, et quand et comment les autres membres du roster vont se greffer à la série.

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La valeur sure de la semaine: Iron Man 2.0 #8, Marvel Comics (Nick Spencer – writer – / Ariel Olivetti & Jorge Lucas – artists –)

La série Iron Man centrée sur James Rhodes plutôt que sur Tony Stark continue sur sa lancée, portée par un script à la limite du pulp et par les splendides peintures d’Ariel Olivetti.

On entre ici dans le coeur du mystère Palmer Addley, un terroriste mystérieux dont l’identité réelle est poursuivie dans une chasse aux sorcières qui peut parfois rappeler Twin Peaks ou Usual Suspects. On dénoue petit à petit le mystère tout en se laissant porter par le plaisir visuel de la série. Du contenu solide!!!

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La bonne surprise de la semaine: Herc #6.1, Marvel Comics (Greg Pak & Fred Van Lente – writers – / Mike Grell – penciler –)

Herc continue son évolution faite de hauts et de bas. Ce numéro est un « haut », mais il arrive trop tard pour sauver la série dont l’annulation a été programmée.

Indépendante des story arcs passés et à venir, l’histoire est centrée sur le point de vue d’Hermes, la mission confiée par Zeus, et la manière dont il choisit de la remplir. Ce numéro représente tout ce qui aurait pu être génial avec cette série, mais qui est malheureusement tombé à plat faute de qualité dans les numéros précédents… dommage!

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La déception de la semaine: Spider Island – The Amazing Spider Girl#1, Marvel Comics (Paul Tobin – writer – / Pepe Larraz – pencils –)

Nous sommes ici en présence d’un exercice de style. Sujet: « Comment prendre une série originale et un personnage décalé et la transformer en série ultra classique avec un personnage fadasse ».

Après l’annulation de la série ongoing, cette tentative de redémarrage tombe à plat, le résultat ressemblant plus à une mini série lambda dans l’univers de Spider-MAN plutôt qu’une capitalisation des atouts et différences de Spider-GIRL. Disparus, les tweets incessants de l’héroine. Disparus, ses monologues intérieurs et tiraillements moraux. Disparu, tout intérêt pour cette série…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Chronicles of Wormwood – The Last Battle #6 (Avatar Press), Deadpool MAX #11 (Marvel Comics), Flashpoint #5 (DC Comics), Journey into Mystery #626.1 (Marvel Comics), The Ultimates #01 (Marvel Comics), Uncanny X-Force #14 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Il ne faut jamais faire rire quelqu’un qui est en train de boire, et là je venais de faire shlurp! »
La chanson du jour: Nothing in my way, Keane, « Well for a lonely soul, you’re having such a nice time. »

Même si le scénario de Justice League aurait pu être mieux réfléchi, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 24 Août 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Uncanny X-Men #542, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Greg Land – pencils –)

Mon plus gros problème avec les séries de la famille X-Men, actuellement, ce sont leurs performances en dents de scie, où d’excellents numéros côtoient des bouses infâmes.

Fort heureusement pour ce numéro nous sommes dans le cas « excellent numéro« , malgré le lien entre ce comic book et l’event fadasse Fear Itself.

Je n’épiloguerai pas sur les dessins de Greg Land, on aime ou on n’aime pas, je vous renvoie à l’Internet mondial si vous voulez participer aux débats (presque aussi houleux que ceux sur Liefeld, c’est pour dire). En revanche en termes de scénario j’ai apprécié particulièrement dans ce numéro l’attention au détail sur chacun des personnages, aussi brève soit leur apparition dans le numéro. On voit aussi le mode de fonctionnement de Scott Summers en cas de crise, avec les plans qui se suivent et s’enchainent (mais ne se ressemblent pas). Enfin j’apprécie le retournement de situation final centré sur le personnage de Colossus dont je n’ai jamais été particulièrement fan, mais il faut avouer que ce qu’ils en font dans ce numéro est pour le moins inattendu et original.

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La valeur sure de la semaine: Kick Ass 2 #3, Marvel Comics (Mark Millar – writer – / John Romita Jr. – penciler –)

Kick Ass (la série, pas le film qui en est tiré) était déjà une histoire très violente et très dure, mais la suite imaginée par Millar monte encore d’un cran les images dérangeantes et les déconfitures réalistes des personnages.

On peut déplorer la présence de Romita JR (je ne suis pas objectif: je suis allergique à son style) mais même moi, je dois admettre que son style colle à l’histoire.

Si ce numéro précis est assez lent à se mettre en place, les cinq à six dernières pages vous prennent à la gorge et montrent clairement que les « gentils » n’ont pas toujours forcément une porte de sortie ou un happy end. Quant à la toute dernière case, elle est fantastique. Sans un mot. Et sans en avoir besoin.

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La bonne surprise de la semaine: DC Retroactive – Justice League of America – The ’90s, DC Comics (Keith Giffen & J.M. DeMatteis – writers – / Kevin Maguire – penciler –)

J’ai déjà dit plusieurs fois ici que j’ai longtemps été plus « Marvel » que « DC ». Principalement une question d’habitude et d’accès dans ma jeunesse: j’ai grandi au rythme des Strange, Titans et autres Nova, bourrés exclusivement de titres Marvel. Mon ouverture à la « concurrence » date de Knightfall dans les années 90, et mes écarts de l’écurie Marvel étaient à l’époque très rares et presque limités à l’univers proche de Batman.

L’exception à cette règle est l’un des ovnis des années 90, la fameuse Justice League de Giffen et DeMatteis. C’est un copain de fac qui m’a fait découvrir cette série loufoque et décalée, et j’ai accroché de suite à cette équipe bancale, imparfaite, et terriblement attachante. J’étais particulièrement triste lorsque le duo d’auteurs a quitté la série pour voguer vers d’autres cieux. Et du coup j’ai été agréablement surpris de cette nouvelle histoire par les mêmes auteurs, dans le cadre des numéros « revival de vieux styles » émis par DC pour faire patienter leurs lecteurs avant le reboot.

Je m’attendais un peu tristement à du réchauffé, j’ai été agréablement surpris de m’être trompé. La synergie de leur âge d’or est toujours présente, et ce nouveau numéro est vraiment dans le ton de ceux qui me faisaient tant rire à l’époque. Une belle surprise avant de tourner la page vers le nouvel univers DC…

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La déception de la semaine: The search for Swamp Thing #3, DC Comics (Jonathan Vankin – writer – / Marco Castiello – pencils –)

Cette série limitée était censée réintroduire Constantine et Swamp Thing dans l’univers DC Mainstream. Sauf qu’en cours de route, l’univers DC Mainstream a été secoué par l’annonce du reboot et l’abandon de toute continuité (à quelques exceptions près).

Du coup on sent clairement que les auteurs ont dû recevoir la nouvelle pendant l’écriture de ce numéro, les deux premiers étaient plutôt bons mais celui ci est bâclé, ne tient pas vraiment debout, et la fin ne rime à rien. En résumé, on zappe.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Daredevil #2 (Marvel Comics), Deadpool #42 (Marvel Comics), Flashpoint – Hal Jordan #3 (DC Comics), Green Lantern Emerald Warriors #13 (DC Comics), Mystery Men #4 (Marvel Comics), Northlanders #43 (DC Comics), Queen Sonja #19 (Dynamite), Teen Titans #100 (DC Comics), Punisher #2 (Marvel Comics), Wonder Woman #614 (Marvel Comics), Xombi #6 (DC Comics)

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La citation du jour: « Allez Thomas, ça a toujours été toi la poubelle de table!! »
La chanson du jour: Quicksand, David Bowie, « I’m sinking in the quicksand of my thought. »

Même si le film que j’ai envie de voir ne passe que dans une petite salle avec des écrans bof, la vie est belle !

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