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TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 31 Août 2011
0Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011
Le comic book de la semaine: Justice League #1, DC Comics (Geoff Johns – writer – / Jim Lee – penciller –)
Sans grande surprise, le comic book de la semaine est le point de départ du fameux reboot de DC comics sur lequel se concentre actuellement une grosse partie du buzz Internet dans le monde des comics.
Indépendamment du contenu, la décision de s’affranchir (à nouveau) du passé et de recommencer à zéro ou presque a été sur-mediatisée et en ce sens, l’initiative est déjà un succès puisqu’on peut affirmer sans se tromper que DC fait plus parler de lui que Marvel cette semaine. Et les ventes suivent: déjà une troisième impression, sachant que le premier run a été tiré à plus de 200 000 exemplaires et s’est vendu en moins de 24h. A titre informatif, c’est un chiffre absolument énorme, de nos jours les comics dépassant un tirage de 100 000 exemplaires se comptent sur les doigts d’une main, les ventes « normales » d’une série avoisinant plutôt 5 à 10k pour les indépendants, 20k pour une série « moyenne » des grandes maisons d’édition, avec les tirages de 50k et plus réservés pour les séries à succès comme les X-Men ou Batman.
Un autre gros point positif – même si l’on peut déplorer que cette initiative n’ait pas été étendue à TOUTE la gamme DC comics – est la présence d’un comics en version duo (pour 1$ de plus que la version normale), disposant d’un code pour télécharger la version électronique. Voilà une excellente initiative qui pourrait développer le téléchargement légal, mais du coup cela reste encore une démarche ponctuelle et isolée.
Mais parlons un peu du contenu. Mériterait il le titre de comic book de la semaine sans ce buzz médiatique ? Oui et non. Commençons par le négatif: non, parce que nous sommes en présence d’un comic somme toute moyen, pas catastrophique mais pas transcendant, mais surtout parce qu’on sent que ce comic est pensé avec le TPB en tête, un « tout » ormé des 6 premiers numéros plutôt que comme un véritable périodique. Certes, Johns veut prendre le temps de développer les origines de son roster, mais ne pas présenter – ne serait-ce qu’en caméo d’une case – tous les membres de cette future équipe dans le numéro 1 est une faute de goût, surtout lorsque la seule femme de l’équipe fait aussi partie des membres sur la touche pour ce numéro. Dans un contexte de controverse ou pas mal de voix sont venues critiquer l’absence de femmes dans les séries DC post-relaunch et l’absence de créateurs féminins dans leur écurie de talents, ce n’était pas très malin. Maintenant, pour le « oui », ce comic aurait pu être comic book de la semaine parce que les dessins de Jim Lee sont vraiment fabuleux, et parce qu’indépendamment du scénario moyen, la différence de caractère entre Batman et Green Lantern est très bien mise en avant, et les piques qu’ils se lancent font sourire voire rire de bon coeur. Reste à voir l’évolution du titre, et quand et comment les autres membres du roster vont se greffer à la série.
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La valeur sure de la semaine: Iron Man 2.0 #8, Marvel Comics (Nick Spencer – writer – / Ariel Olivetti & Jorge Lucas – artists –)
La série Iron Man centrée sur James Rhodes plutôt que sur Tony Stark continue sur sa lancée, portée par un script à la limite du pulp et par les splendides peintures d’Ariel Olivetti.
On entre ici dans le coeur du mystère Palmer Addley, un terroriste mystérieux dont l’identité réelle est poursuivie dans une chasse aux sorcières qui peut parfois rappeler Twin Peaks ou Usual Suspects. On dénoue petit à petit le mystère tout en se laissant porter par le plaisir visuel de la série. Du contenu solide!!!
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La bonne surprise de la semaine: Herc #6.1, Marvel Comics (Greg Pak & Fred Van Lente – writers – / Mike Grell – penciler –)
Herc continue son évolution faite de hauts et de bas. Ce numéro est un « haut », mais il arrive trop tard pour sauver la série dont l’annulation a été programmée.
Indépendante des story arcs passés et à venir, l’histoire est centrée sur le point de vue d’Hermes, la mission confiée par Zeus, et la manière dont il choisit de la remplir. Ce numéro représente tout ce qui aurait pu être génial avec cette série, mais qui est malheureusement tombé à plat faute de qualité dans les numéros précédents… dommage!
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La déception de la semaine: Spider Island – The Amazing Spider Girl#1, Marvel Comics (Paul Tobin – writer – / Pepe Larraz – pencils –)
Nous sommes ici en présence d’un exercice de style. Sujet: « Comment prendre une série originale et un personnage décalé et la transformer en série ultra classique avec un personnage fadasse ».
Après l’annulation de la série ongoing, cette tentative de redémarrage tombe à plat, le résultat ressemblant plus à une mini série lambda dans l’univers de Spider-MAN plutôt qu’une capitalisation des atouts et différences de Spider-GIRL. Disparus, les tweets incessants de l’héroine. Disparus, ses monologues intérieurs et tiraillements moraux. Disparu, tout intérêt pour cette série…
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Le reste des bons trucs, en vrac: Chronicles of Wormwood – The Last Battle #6 (Avatar Press), Deadpool MAX #11 (Marvel Comics), Flashpoint #5 (DC Comics), Journey into Mystery #626.1 (Marvel Comics), The Ultimates #01 (Marvel Comics), Uncanny X-Force #14 (Marvel Comics)
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La citation du jour: « Il ne faut jamais faire rire quelqu’un qui est en train de boire, et là je venais de faire shlurp! »
La chanson du jour: Nothing in my way, Keane, « Well for a lonely soul, you’re having such a nice time. »
Même si le scénario de Justice League aurait pu être mieux réfléchi, la vie est belle !
TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 10 Aout 2011
0Note: article ante-daté, publié le 15 Novembre 2011
Le comic book de la semaine: Batgirl #24, DC Comics (Bryan Q. Miller – writer – / Pere Perez – artist –)
Voilà, c’est fini!
Qu’il est triste, le comic book de la semaine. Triste, parce que c’est le dernier numéro de ce qui était à mes yeux l’une des meilleures séries de DC comics avant le reboot.
Triste, pour le thème de l’histoire, aussi, mais triste parce qu’on sent combien les créateurs affiliés au projet le sont aussi, tristes, de devoir signer le départ de leur bébé.
En un numéro, Bryan Q. Miller se voit forcé de bâcler tout ce qu’il avait prévu dans sa storyline, et le résultat est un peu fouillis, laissant la part belle à l’imagination du lecteur pour combler les vides, avec en guise de béquille de nombreuses « splash pages » de ce qu’aurait pu être l’avenir de Batgirl sous sa plume.
Triste, parce que même Perez n’y croit plus, et torche les deux dernières pages en vitesse avec des visages à peine ressemblants à ses personnages habituels, probablement aigri de devoir mettre un point final.
Triste, donc, que ce dernier numéro soit aussi amer, et c’est sur cette aigreur que nous quitterons la série, on aurait aimé croire les derniers mots prononcés par Stephanie dans le numéro, mais on sait qu’un lectorat fidèle et un personnage intéressant sont bien peu de choses face au rouleau compresseur du marketing. Comic book de la semaine pour saluer la série, donc, plutôt que ce numéro avec un gout d’inachevé…
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La valeur sure de la semaine: Morning Glories #11, Image Comics (Nick Spencer – words – / Joe Eisma – art –)
Morning Glories reste un pari risqué. Depuis le début, la qualité de chacun des numéros est absolument indéniable, mais on s’enfonce de plus en plus profondément dans une intrigue de plus en plus compliquée avec de plus en plus de niveaux, tant et si bien que l’on risque un « effet Lost », où l’on n’est pas vraiment certain que les auteurs eux même savent où ils veulent aller, et où la possibilité d’une épilogue à la con expliquant la totale par une pirouette scénaristique sortie de nulle part est non nulle.
En dépit de ce risque, la série reste une valeur sûre, justement parce que chaque numéro est indépendamment très agréable à lire. Alors certes, chacun nous laisse sur notre faim avec cette sensation d’inachevé (c’est le thème de la semaine, apparemment), mais le plaisir de la lecture est pour l’instant supérieur à cette frustration.
Espérons que Spencer sait là où il veut en venir…
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La bonne surprise de la semaine: Detective Comics #881, DC Comics (Scott Snyder – writer – / Jock & Francesco Francavilla – artists –)
Ce story arc de Batman, le dernier intéressant avant le reboot, était complètement inattendu. Déjà parce que le niveau de Detective Comics était relativement faible par rapport aux autres séries de Batman, celles de Morrison en tête, et parce que le dessin est particulièrement mauvais (sorry guys, really don’t like your style).
Néanmoins, l’histoire est une sorte de thriller psychologique centré sur le fils du Commissaire Gordon, expliquant pourquoi ce dernier était jusqu’à présent bien moins « visible » que Barbara aux yeux des fans de la licence.
Et ça fonctionne. On joue à démêler les indices au même rythme que Grayson et Oracle, et on a du mal à séparer le vrai du faux.
Au final, l’histoire est morbide et profonde, haletante, rondement menée. En fait, un aussi bon script et des dessins aussi moches, ce story arc aurait pu porter la bannière de DC Vertigo…
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La déception de la semaine: T.H.U.N.D.E.R. Agents #10, DC Comics (Nick Spencer – writer – / Dan McDaid, Mike Grell & Nick Dragotta – artists –)
La série avait très bien commencé. Simple, efficace dans la présentation de ses concepts et de ses personnages, dotée d’une intrigue sympa.
Et puis il y a eu le mauvais déclic, et chaque numéro est devenu de plus en plus cliché, de plus en plus « facile », et de moins en moins bien dessiné. Encore une série bâclée en vue du reboot imminent ? Possible. En tout cas, dans l’état actuel des choses, le dernier numéro pré-reboot est une daube. Ne perdez pas votre temps.
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Le reste des bons trucs, en vrac: Booster Gold #47 (DC Comics), Fly #3 (Zenescope), Iron Age #3 (Marvel Comics), New Avengers #15 (Marvel Comics), Spider Island – Cloak & Dagger #1 (Marvel Comics), Teen Titans #99 (DC Comics), X-Men #15.1 (Marvel Comics), X-Men Legacy #253 (Marvel Comics)
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La citation du jour: « Oui enfin, chacune. Vous vous tripotez chacune. »
La chanson du jour: Fascination Street, The Cure, « Because I feel it all fading and paling And I’m begging To drag you down with me, To kick the last nail in. »
Même si j’ai hâte de reprendre les « vrais » articles, la vie est belle !