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TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 10 Aout 2011
0Note: article ante-daté, publié le 15 Novembre 2011
Le comic book de la semaine: Batgirl #24, DC Comics (Bryan Q. Miller – writer – / Pere Perez – artist –)
Voilà, c’est fini!
Qu’il est triste, le comic book de la semaine. Triste, parce que c’est le dernier numéro de ce qui était à mes yeux l’une des meilleures séries de DC comics avant le reboot.
Triste, pour le thème de l’histoire, aussi, mais triste parce qu’on sent combien les créateurs affiliés au projet le sont aussi, tristes, de devoir signer le départ de leur bébé.
En un numéro, Bryan Q. Miller se voit forcé de bâcler tout ce qu’il avait prévu dans sa storyline, et le résultat est un peu fouillis, laissant la part belle à l’imagination du lecteur pour combler les vides, avec en guise de béquille de nombreuses « splash pages » de ce qu’aurait pu être l’avenir de Batgirl sous sa plume.
Triste, parce que même Perez n’y croit plus, et torche les deux dernières pages en vitesse avec des visages à peine ressemblants à ses personnages habituels, probablement aigri de devoir mettre un point final.
Triste, donc, que ce dernier numéro soit aussi amer, et c’est sur cette aigreur que nous quitterons la série, on aurait aimé croire les derniers mots prononcés par Stephanie dans le numéro, mais on sait qu’un lectorat fidèle et un personnage intéressant sont bien peu de choses face au rouleau compresseur du marketing. Comic book de la semaine pour saluer la série, donc, plutôt que ce numéro avec un gout d’inachevé…
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La valeur sure de la semaine: Morning Glories #11, Image Comics (Nick Spencer – words – / Joe Eisma – art –)
Morning Glories reste un pari risqué. Depuis le début, la qualité de chacun des numéros est absolument indéniable, mais on s’enfonce de plus en plus profondément dans une intrigue de plus en plus compliquée avec de plus en plus de niveaux, tant et si bien que l’on risque un « effet Lost », où l’on n’est pas vraiment certain que les auteurs eux même savent où ils veulent aller, et où la possibilité d’une épilogue à la con expliquant la totale par une pirouette scénaristique sortie de nulle part est non nulle.
En dépit de ce risque, la série reste une valeur sûre, justement parce que chaque numéro est indépendamment très agréable à lire. Alors certes, chacun nous laisse sur notre faim avec cette sensation d’inachevé (c’est le thème de la semaine, apparemment), mais le plaisir de la lecture est pour l’instant supérieur à cette frustration.
Espérons que Spencer sait là où il veut en venir…
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La bonne surprise de la semaine: Detective Comics #881, DC Comics (Scott Snyder – writer – / Jock & Francesco Francavilla – artists –)
Ce story arc de Batman, le dernier intéressant avant le reboot, était complètement inattendu. Déjà parce que le niveau de Detective Comics était relativement faible par rapport aux autres séries de Batman, celles de Morrison en tête, et parce que le dessin est particulièrement mauvais (sorry guys, really don’t like your style).
Néanmoins, l’histoire est une sorte de thriller psychologique centré sur le fils du Commissaire Gordon, expliquant pourquoi ce dernier était jusqu’à présent bien moins « visible » que Barbara aux yeux des fans de la licence.
Et ça fonctionne. On joue à démêler les indices au même rythme que Grayson et Oracle, et on a du mal à séparer le vrai du faux.
Au final, l’histoire est morbide et profonde, haletante, rondement menée. En fait, un aussi bon script et des dessins aussi moches, ce story arc aurait pu porter la bannière de DC Vertigo…
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La déception de la semaine: T.H.U.N.D.E.R. Agents #10, DC Comics (Nick Spencer – writer – / Dan McDaid, Mike Grell & Nick Dragotta – artists –)
La série avait très bien commencé. Simple, efficace dans la présentation de ses concepts et de ses personnages, dotée d’une intrigue sympa.
Et puis il y a eu le mauvais déclic, et chaque numéro est devenu de plus en plus cliché, de plus en plus « facile », et de moins en moins bien dessiné. Encore une série bâclée en vue du reboot imminent ? Possible. En tout cas, dans l’état actuel des choses, le dernier numéro pré-reboot est une daube. Ne perdez pas votre temps.
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Le reste des bons trucs, en vrac: Booster Gold #47 (DC Comics), Fly #3 (Zenescope), Iron Age #3 (Marvel Comics), New Avengers #15 (Marvel Comics), Spider Island – Cloak & Dagger #1 (Marvel Comics), Teen Titans #99 (DC Comics), X-Men #15.1 (Marvel Comics), X-Men Legacy #253 (Marvel Comics)
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La citation du jour: « Oui enfin, chacune. Vous vous tripotez chacune. »
La chanson du jour: Fascination Street, The Cure, « Because I feel it all fading and paling And I’m begging To drag you down with me, To kick the last nail in. »
Même si j’ai hâte de reprendre les « vrais » articles, la vie est belle !
TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 13 Juillet 2011
0Note: article ante-daté, publié le 3 Novembre 2011
Le comic book de la semaine: The Amazing Spider-Man #665, Marvel Comics (Dan Slott – writer – / Ryan Stegman – pencils –)
Lorsque Marvel a pris le risque de donner un gros coup de balai sur le passé de Spider Man dans le story arc Brand New Day il y a quelques années, sous les huées d’un grand nombre de fans, leur rationalisation était de chercher à pouvoir revenir à des histoires plus simples pour le tisseur, sans avoir besoin de connaitre tout son background par coeur (intention louable mais fumisterie, rien n’empêche de l’ignorer sans l’effacer délibérément). En pratique, des histoires correspondant à ce principe sur le papier, il y en a eu très peu. Et encore moins depuis que le tag « Brand New Day » a disparu des couvertures.
C’est pourtant le cas ici, avec un fabuleux numéro « stand alone » s’intéressant à la relation entre Peter Parker et son amie Betty Brant, l’une des premières filles dont il était tombé amoureux dans la série (avant MJ, et même avant Gwen!). Pari réussi, on reste scotché à la lecture, et la conclusion bien que téléphonée reste particulièrement touchante.
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La valeur sure de la semaine: Batgirl #23, DC Comics (Bryan Q. Miller – writer – / Pere Perez – art –)
Toujours un sans faute pour Bryan Q. Miller qui donne vie à Stephanie Brown à merveille, et qui a trouvé une synergie indéniable avec Pere Perez. Malheureusement, on sait que cette série est maintenant vouée à la mort, étouffée par le sacrosaint marketing et le désir de faire revenir Barbara Gordon dans ses collants de Batgirl, loin de sa chaise roulante (hérésie!).
On sait que la fin est proche et on sent le scénario qui s’accélère (Miller, prévenu à la dernière minute, doit boucler en deux numéros une histoire prévue sur 5), mais cela ne doit pas nous empêcher de profiter de chaque case et de chaque ligne jusqu’au reboot.
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La bonne surprise de la semaine: Green Lantern #67, DC Comics (Geoff Johns – writer – / Doug Mahnke – pencils –)
Sorti du run fabuleux de « Green Lantern & Green Arrow » dans les seventies, je ne suis pas particulièrement fan de Green Lantern. Geoff Johns a parfois de bonnes idées au milieu de ses clichés, mais pas suffisamment pour me faire accrocher à long terme à ce policier de l’espace. Je lis donc la série éponyme d’un oeil distrait, presque en diagonale.
Le story arc « War of the Green Lanterns » était en toute honnêteté bien meilleur que les déclinaisons à grande échelle comme Blackest Night ou Brightest Day. Et j’avoue que pour une fois, j’ai été très agréablement surpris (surpris d’être surpris, aussi!) par la fin du story arc. Deux évènements majeurs que je n’avais absolument pas vu venir. Du coup c’est lu avec le sourire, et ça donne envie de lire la suite (oui, la suite, parce qu’en tant que « auteur star DC », Johns a pu imposer que « son » Green Lantern ne soit pas touché, ou presque, par le reboot post-Flashpoint…).
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La déception de la semaine: Wolverine #12, Marvel Comics (Jason Aaron – writer – / Renato Guedes – pencils –)
Quand j’étais jeune, et quand j’étais adolescent, j’étais un gros, gros fan de Wolverine. Et puis j’ai grandi (un peu), et avec le recul les aventures régulièrement similaires d’un archétype usé jusqu’à la moelle m’ont également usé, et je me suis détourné du sauvage canadien.
Il est très difficile de nos jours, à mon humble avis, de « bien » écrire Wolverine, tant le personnage est devenu caricatural, et tant tout ou presque a déjà été dit. X-Men Schism offre un bon exemple d’un Wolverine réussi. Ici, Aaron nous démontre avec brio comment majestueusement RATER Wolverine. Cliché, hors de phase avec le personnage, complètement à côté de la plaque, cette série avait déjà tout pour être désagréable. Mais quand de numéro en numéro, on se rend compte qu’Aaron ne sait écrire pour ce personnage qu’une inutile violence et un choquant parallèle religieux, on a envie de fuir. Wep, on a encore le droit à une couche de Wolverine qui devient croyant et se bat contre le diable (ce qui n’est pas sans rappeler le story arc émétique de Chuck Austen dans Uncanny X-Men avec Angel en agent de Dieu et Nightcrawler en fils de Satan), mais en plus Logan avance dans naïvement dans le piège énorme et téléphoné qu’on lui tend, comme s’il avait oublié son siècle d’experience. Je crois que le personnage n’était jamais tombé si bas.
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Le reste des bons trucs, en vrac: Batman – The Dark Knight #3 (DC Comics), Black Panther #521 (Marvel Comics), Booster Gold #46 (DC Comics), Captain America #1 (Marvel Comics), Crawl to me #1 (IDW), Detective Comics #879 (DC Comics), Executive Assistant Orchid #1 (Aspen Comics), Journey into Mystery #625 (Marvel Comics), Mystery Men #3 (Marvel Comics), New avengers #14 (Marvel Comics), Punisher MAX #15 (Marvel Comics), X-Men – Schism #1 (Marvel Comics)
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La citation du jour: « Il y avait un énorme corbeau, il était gros comme une poule! »
La chanson du jour: Chicken Man, Evelyn Evelyn, « Chicken Man! Chicken Man! Chicken Man! Chicken Man! »
Même si c’est difficile de se re-motiver à écrire face à tant de retard, la vie est belle !