Archive for mars, 2016
‘est pas forcément un bon film de comics
1Fidèle lecteur, régulière lectrice, tu sais sans doute que je suis un aficionado des comic books, et je suppose que tu t’attends à lire ici en détail mes retours précis et détaillés sur le bad buzz cinématographique de la semaine. Je vais devoir te décevoir, du moins pour les détails.
En effet, je n’ai pas été voir Batman v. Superman « Dawn of Justice » le jour de l’avant première. J’ai même décommandé la sortie ciné prévue ce week end. Dès mardi, les critiques assassines en ligne, le score lamentable sur rotten tomatoes et autres consorts, et la twittosphère écoeurée ont refroidi mes ardeurs et fait soulever mon éternel sourcil inquisiteur. Je suis donc parti à la chasse aux spoilers pour voir ce qui semblait gêner monsieur Internet encore plus qu’un Man of Steel (qui était déjà bourré de problèmes, en dépit d’un film plutôt efficace et visuellement joli) ou qu’un Iron Man 2. Oui, j’ai lu des spoilers avant d’aller voir le film, mais je te rappelle que ça ne me dérange pas des masses. En effet, il y a des choses que j’ai lues qui ont achevé de me convaincre que même si BvS:DoJ pouvait être un film au moins divertissant, ça ne serait quoi qu’il arrive pas un « bon film de comics » .
Quand les super-héros ont commencé à envahir Hollywood via les X-Men de Singer et le Spider-Man de Raimi après des années de films de Superman ou de Batman à la qualité discutable et disséminés au compte-gouttes autour des années 80, le fan de comics que je suis a voulu soutenir le mouvement et contribuer à leur succès pour qu’Hollywood en produise d’autres. Du coup, pendant longtemps, j’ai été systématiquement voir au cinéma TOUS les films de comics, même ceux annoncés comme particulièrement mauvais, parce que pendant longtemps ce n’était pas un format particulièrement viable pour les producteurs, et un risque financier que beaucoup ne voulaient pas prendre. J’ai donc été voir dans les salles obscures même des films universellement conspués comme X-Men 3 ou Rise of the Silver Surfer. Puis Iron Man est arrivé, la boite de Pandore était ouverte, et une licence de comics est plus ou moins devenu maintenant l’assurance d’un retour sur investissement même si le film est un four. Même « Fant4stic » qui est sans doute l’un des pires films de comics de tous les temps a généré 160 millions pour un budget de 120. Aujourd’hui, les super-héros à Hollywood n’ont plus besoin de moi, et j’ai donc commencé à être plus sélectif avec mes sorties ciné (surtout que pour être honnête, je préfère regarder un film chez moi, sur mon canap et sur mon grand écran, plutôt que dans une salle). J’ai zappé des films comme Wolverine Origins, ou plus récemment Ant-Man, soit parce que je savais à l’avance que ça allait être daubissime dans le cas du premier (après l’avoir vu: je confirme), soit parce que je savais que ça serait plutôt cool mais que je pouvais attendre la sortie du BluRay dans le cas du second (après l’avoir vu: je confirme). C’est aussi une manière pour ma part (même si ma place n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des millions que rapportent ces films) de soutenir les « bons » films de comics et de décourager les « mauvais ». Je zapperai très probablement BvS:DoJ pour les mêmes raisons.
Mais qu’est-ce qu’un « bon » film de comics selon moi? Car en effet, après visionnage d’un nouvel opus aux super-pouvoirs avec ou sans collants moulants, mon opinion (et celle de nombreux auteurs de critiques en lignes sur les sites spécialisés des comics) n’est pas forcément en ligne avec celle de mes amis, voire avec celle des critiques cinéma purs et durs. Un film comme « The Dark Knight Rises », par exemple (le troisième Batman de Nolan) a été globalement beaucoup moins bien reçu que les deux premiers, mais il a surtout été beaucoup plus polarisant, et il est intéressant de remarquer qu’à quelques exceptions près, ceux qui ont beaucoup aimé cette bouse infâme ne sont pas particulièrement des fans de comics, ou sont des lecteurs sporadiques, alors que les drogués des fascicules mensuels américains comme moi ont quasi-universellement rejeté cette daube cinématographique. La raison en est simple à mes yeux : un bon film de comics n’est pas forcément un bon film, et un bon film n’est pas forcément un bon film de comics (corollaire: parfois, un film a tout a fait le droit d’être un mauvais film ET un mauvais film de comics, et on en revient à Wolverine Origins…). On peut trouver que Dark Knight Rises est un bon film, ou apprécier la vision de Nolan sur l’ensemble de la trilogie, mais pour moi il est impossible de se prétendre être un « vrai » fan de Batman et d’aimer DKR.
Pour être un « bon film de comics », le film doit respecter la source un minimum. Et je dis bien « un minimum ». Je suis loin de me considérer comme un extrémiste. Je ne demande pas forcément que le film soit la copie conforme de la source jusqu’à reproduire à l’écran les cases du comic book comme Sin City ou Watchmen (même si Watchmen fait sans doute partie de mes films de comics favoris, et partage pourtant son réalisateur avec Dawn of Justice). Je connais des gens qui ont détesté les X-Men de Bryan Singer juste à cause des costumes (*facepalm*). Et je suis sans doute l’un des rares fans de Hellblazer a avoir plutôt apprécié le Constantine avec Keanu Reeves. Reconnais-le, gentil lecteur, aimable lectrice, j’ai donc de la marge avant d’être considéré fermé d’esprit. Alors qu’entend-je par « respecter la source un minimum » ? J’explique. L’une des raisons pour lesquelles je continue à lire des comics et apprécie toujours autant ce medium plus de trente ans après avoir commencé à en lire est qu’en grande partie, ce sont de bons exercices de styles autour de grands archétypes de personnalité ou de fonctionnement. Les amateurs de Jung, Campbell, Davies et assimilés peuvent s’en donner à coeur joie avec ces périodiques. Du coup, en général, pour les héros connus il est facile de résumer l’essence du personnage en deux lignes. Allez, quelques exemples pour la route? Superman? Superman est un extraterrestre orphelin élevé par une famille rurale américaine qui lui a inculqué ses valeurs, à qui le soleil donne le pouvoir de voler, d’être fort et invulnérable, et qui défend la vie, la justice et le bien sans jamais mentir ni tuer. Captain America? Captain America est un ancien avorton ayant appris la valeur et les conséquences de l’usage de la force en étant faible, devenu surhomme lors d’une expérience visant à créer un super-soldat pour combattre les nazis durant la seconde guerre mondiale, ranimé à l’époque moderne après une longue hibernation il défend ses valeurs de justice et du rêve américain dans un monde de plus en plus cynique sans jamais les compromettre. Iron Man? Iron Man est un génie mécanique et ingénieur obsédé par la technologie et le futur, qui après avoir subi de première main les dégâts causés par les armes de destruction massive qu’il a lui même conçu décide de mettre son intelligence au service du bien via une armure sans cesse améliorée et renouvelée dont il ne partagera les plans avec aucun gouvernement. Je m’arrête là pour les exemple, si vous en voulez d’autres, vous n’avez qu’à commenter un nom de héros et je vous donnerai mon résumé.
Pour être un « bon film de comics », un film doit avant tout respecter cette charte, cette ligne de conduite claire vis à vis du personnage. Tant que le personnage incarné ne dévie pas de cette ligne, tout le reste peut être ignoré sans soucis, même si c’est « important » dans les comics. Le Spider-Man de Raimi a décidé d’introduire directement Mary-Jane comme intérêt amoureux du héros. Et ça marche, même si Gwen Stacy est un élément extrêmement important de l’histoire du personnage dans les comics, parce que « il sort avec Gwen Stacy » ne fait pas partie de l’essence de Spider-Man en deux lignes. La meilleure preuve sont les abominables Amazing Spider-Man de Mark Webb qui, eux, ont utilisé Gwen Stacy, et sont de bien plus mauvais « films de comics » que les Spider-Man de Raimi sans Gwen. N’en déplaise aux extrémistes, les deux premiers X-Men de Singer sont selon moi de très bons « films de comics » en dépit de l’absence de costumes colorés, parce que globalement les personnages utilisés répondent tous à cette charte de conserver l’essence archétypale des héros. Constantine avec Keanu Reeves est selon moi acceptable même s’ils ont changé un blond britannique en brun américain avec une seule expression faciale, parce que outre l’apparence physique extérieure, l’essence du personnage (« un maître occulte torturé et arrogant avec un ego surdimensionné qui prend souvent les mauvaises décisions et qui cause quasi systématiquement par effet de bord la mort de ses associés ») est respectée. Et sans vouloir entrer dans les détails des spoilers de Batman v. Superman vu que le film est sorti depuis moins d’une semaine et que je vais partir du principe que beaucoup d’entre vous ne l’ont pas encore vu, cette charte n’est pas remplie, allant jusqu’à inverser des axiomes essentiels des personnages. Comme, finalement, Man of Steel. Celui là est sorti en 2013 et nous sommes en 2016, je me permet de spoil, donc si ça te gène, saute le paragraphe suivant (je spoil aussi un peu Dark Knight Rises, je préviens).
Je n’ai pas rejeté en bloc Man of Steel, contrairement à la majorité des fans de comics. J’ai d’ailleurs trouvé la première moitié absolument fabuleuse, et le film globalement visuellement très réussi. Mais si pour moi c’est un plutôt bon film quand on cherche avant tout un divertissement, c’est néanmoins pour moi un très mauvais « film de comics ». Je ne parle pas de la scène ridicule de la mort inutile de Jonathan Kent (ça, c’est tellement mal filmé, mal joué, et scénaristiquement stupide que ça compte tout autant dans la case « mauvais film » que dans la case « mauvais film de comics »). Je ne parle pas non plus du plus gros facepalm de toute l’histoire des retcons de comics (« It’s not an ‘S’… ») qu’on se tape maintenant à toutes les sauces, jusque dans la série télé Supergirl. Non, je parle de la fin du film. Depuis juin 1938 quand le personnage a été créé, Superman n’a jamais tué un humanoïde de manière délibérée dans la continuité « normale » du personnage (c’est arrivé dans certains Elseworlds, notamment le fameux futur d’anticipation d’Alan Moore, et encore, c’était plus une exécution d’une peine de mort décidée par un tribunal extra-terrestre. Mais là n’est pas le sujet). Quel que soit le contexte, quelle que soit la situation, même si elle semble désespérée, Superman ne tue pas. C’est un AXIOME du personnage. L’une des raisons pour laquelle j’ai toujours trouvé ce personnage pas vraiment réaliste, soit dit en passant, et un peu « cucul la praline » pour citer Quenta, mais ça fait partie des choses qui le définissent. Donc un Superman qui brise délibérément la nuque de Zod à la fin de Man of Steel, même pour sauver un civil, même quand il ne semble pas y avoir de plan B, c’est peut être une scène dramatique, ce n’est peut être pas ce qui fait un mauvais film en tant que film, mais c’est clairement ce qui fait de Man of Steel un très mauvais « film de Superman ». Le personnage d’Anne Hathaway dans Dark Knight Rises est un excellent personnage de film, qu’elle joue merveilleusement bien, et qui colle très bien à l’univers de Nolan. Mais le fait qu’elle fasse demi tour pour aider Batman en fait une très très mauvaise Catwoman, dont l’un des axiomes est « altruiste mais égocentrique, elle aidera volontiers son prochain sauf dans un contexte de risque démesuré pour sa personne ». Et il y a dans Batman v. Superman plusieurs exemples aussi anti-axiomatiques des personnages qui, aussi divertissant puisse t’il être, et aussi badass les scènes avec Wonder Woman puissent-elles visiblement être, en font de facto un très mauvais « film de comics ».
J’attends d’un film de comics qu’il me divertisse et me permette de voir à l’écran un grand spectacle autour d’un personnage que j’apprécie depuis sa source papier. Je ne veux pas d’une tentative artistique de se réapproprier un personnage ou d’en modifier le concept de base. Il y a les films « normaux » pour ça, et les univers alternatifs de certains comics one-shot ou en série limitée. Au cinéma, je préfère qu’un film de comics soit un film moyen mais bon « film de comics » plutôt qu’un excellent film qui soit un mauvais « film de comics ». Des exemples de bons « films de comics » ? The Dark Knight. Watchmen. V for Vendetta. X-Men. Iron Man. Thor. Avengers. Deadpool. Fantastic Four (oui oui). Kick Ass. Captain America 2. Green Lantern (sans déconner). Tous ne sont pas des « bons films » (vous avez tous remarqué Green Lantern dans la liste, et toute personne considérant Green Lantern comme un bon film devrait arrêter de boire), mais ce sont tous de « bons films de comics ». Mais s’il y a de bons « films » parmi Dark Knight Rises, Man of Steel, Thor 2, Fant4stic, The Amazing Spider-Man ou Avengers 2, ce sont tous globalement de mauvais « films de comics ». C’est indubitablement le cas de Batman v. Superman, même si c’est peut être un « bon film ». Je me ferai ma propre opinion à ce sujet, clairement. Mais j’attendrai probablement la sortie Netflix.
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La citation du jour: « J’ai dormi 4 heures par terre c’était moins fou »
La chanson du jour: Closer, Tegan and Sara, « All I want to get is a little bit closer, All I want to know is, can you come a little closer? »
Même si la patience n’est clairement pas l’un de mes points forts, la vie est belle !
»art du mot juste
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Gentil lecteur, adorable lectrice, si tu me suis depuis un certain nombre d’années, tu sais que je suis dans le camp des vils bougons qui aiment à répéter que « le piratage, c’est le Mal ™ … » Si je n’ai jamais vraiment fait d’article directement à ce sujet depuis les 12 ans que je blog, cette petite phrase est un leitmotiv que vous avez sans doute dû remarquer une paire de fois au fil du temps. En même temps, je ne suis pas forcément objectif. Depuis de nombreuses années maintenant, je vis quasi-exclusivement de ma plume, donc je ne vais pas cautionner un comportement destructeur vis-à-vis de mon propre gagne-pain. Néanmoins, en dépit de mon métier je reste un idéaliste, et j’ai toujours mis certains bémols à la petite phrase. Comme les gens qui n’ont vraiment pas de moyens ni d’accès simple à des médiathèques par exemple. Le piratage c’est le Mal ™ , certes, mais avoir un accès nul à la culture pour des raisons financières réelles (si c’est juste pour pouvoir s’acheter des Nike ou une appleWatch à la place, pas d’excuses), c’est encore plus le Mal ™ .
Parfois, c’est politique, aussi. Par exemple, je pirate quasi-systématiquement une version ePub de tous les livres que j’achète en version papier. Parce que pour des raisons mi-politique éditoriale des grands groupes, mi-lois à la con sur l’exception culturelle, des sites comme Amazon (ou autres) sont incapables de fournir des offres « livre papier + numérique » sur le même modèle que les coffrets DVD/BluRay + Version Numérique qui sont peu ou prou devenus la norme. Du coup, vu que je préfère l’objet livre pour ma bibliothèque, mais que je préfère objectivement lire sur iPad, je pirate. Mais uniquement des choses que j’ai déjà acheté sur un support réel, donc. J’ai mes limites morales à la filouterie.
Alors pourquoi cet article, et quel est le rapport avec les ninja ? Avec les ninja, aucun, mais ça sonnait bien dans le titre. Pour le reste, et bien depuis quelques semaines, j’ai revu passer de nombreux posts et articles anti-piratages dans mon feed Facebook (ce qui est Bien ™, et qui prouve que mes contacts sont des gens bien), mais qui avaient tous le tic de ressortir la vieille trope du « Le piratage, c’est du vol » . Et ça, c’est le Mal ™
Reste assis, incrédule lecteur, dubitative lectrice, j’explique. Oui, j’ai beau être résolument dans le camp des anti-piratage, il y a peu de choses qui m’énervent plus sur ce sujet que ce slogan à la con. Déjà parce que même si la tendance est à la baisse, on a souvent à se taper un petit clip long plein de musique angoissante et de clichés à deux balles affirmant que « le piratage c’est du vol » au lancement de beaucoup de DVDs et BluRay achetés légalement. Non seulement c’est globalement inutile, puisque logiquement, si la personne a acheté ledit BluRay ou DVD c’est qu’il n’a pas piraté le film, donc c’est pourrir l’expérience d’une personne avec un bon comportement, alors que les vils pirates peuvent commencer leur visionnage en un clic. Mais surtout, assidu lecteur, fidèle lectrice, tu sais combien je suis amoureux des mots et de leur sens. Si, si, tu sais, sinon c’est moi qui ne sais pas ce que tu fais là, en fait ? Et je n’aime pas lorsqu’on essaie de niveler la langue vers le bas, fût-ce pour une bonne cause.
Un vol, selon mon ami Robert, Dictionnaire Culturel pour les intimes, est « le fait de s’emparer du bien d’autrui, par la force ou à son insu ; action qui consiste à soustraire frauduleusement le bien d’autrui. » Et comme tu l’auras remarqué de toi-même, appuyé de ma mise en gras, on parle ici de « s’emparer » et de « soustraire« . Une notion absolument essentielle au contenu sémantique du mot « vol » est que lorsqu’on vole quelque chose à quelqu’un, ce quelqu’un se retrouve fort dépourvu, et sans ce fameux bien volé. Et c’est là que le bât blesse, car jusqu’à preuve du contraire, faire une copie illégale d’un fichier électronique n’a jamais détruit le fichier source. Personne n’est lésé de sa possession. Alors oui, c’est Mal ™ , oui, c’est retirer à l’artiste les quelques rares miettes qu’il récupère du prix de vente, c’est retirer la large part des taxes de l’état sur le prix de vente, c’est retirer la démesurément grosse part réservée au revendeur et à l’éditeur sur le prix de vente, c’est moralement sale (sauf si vous êtes sans le sou et avide de culture), mais CE N’EST PAS DU VOL, BORDEL.
Alors je vous entends dire que « c’est pareil », que « c’est pour choquer », et que « il faut bien faire un parallèle pour que les gens comprennent » . Et là, vous m’avez presque convaincu, dites donc. J’ai dit « presque » . Ah, si seulement il existait un mot, un seul en français, qui aurait le sens de « reproduire ou copier une oeuvre littéraire, artistique, industrielle au préjudice de l’auteur/de l’inventeur »… Si ce mot existait, nous ne serions pas « obligés » de violenter le mot « vol » pour faire entrer dans sa sémantique le piratage informatique.
…
OH WAIT.
…
Il existe, en fait, ce mot, et depuis l’an 1268 en français, même, selon mon ami Robert. La définition ci dessus est celle du mot « Contrefaçon » . Vous savez, quand on copie violemment quelque chose sans que l’auteur d’origine ne puisse tirer profit de son travail. Et ça correspond plutôt pas mal au piratage informatique, non ? (même si en pratique, de nos jours, ce n’est plus vraiment l’auteur qui profite de telles ventes, mais plutôt les revendeurs, l’état, et les gros mastodontes qui se battent pour les lois « d’exception culturelle » qui font plus de mal que de bien à la culture, et qui pourrissent l’expérience de leurs consommateurs avec des « LE PIRATAGE C’EST LE VOL » sur tous leurs produits non piratés).
Du coup je continuerai à lever le pouce virtuellement lorsque je vous verrai promouvoir les comportements culturo-responsables (ce qui me donne envie de faire un autre article sur la notion de copyright, le nouveau mécénat, le crowdfunding, et le pay-as-you-like qui sont à mes yeux le meilleur avenir de la culture, mais ça sera pour un autre article), mais par pitié, puisque vous refusez de violenter l’industrie culturelle, merci de refuser également de violenter la langue et la sémantique des mots. Oui, le piratage c’est le Mal ™ . Mais le piratage, ce n’est PAS du vol. C’est de la contrefaçon.
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La citation du jour: « Tu vois, tu dis, ‘une pizza, des pizzoth’ »
La chanson du jour: Moonlight Mile, The Rolling Stones, « When the wind blows and the rain feels cold with a head full of snow, with a head full of snow […] but I’m just about a moonlight mile on down the road. »
Même si je ne vais probablement pas être beau à voir jeudi prochain, la vie est belle !