TotN
Articles de base
Chouette, un eBook !
0(Je fais des jeux de mots pourris SI JE VEUX)
Ceux de mes anciens élèves qui passent encore par ici se souviendront peut être d’un cours à la limite du prosélytisme où je leur avait fait travailler le vocabulaire économique sur un texte parlant des livres électroniques, des avantages et des inconvénients du concept, et de leur impact sur le marché. En marge du cours, à l’oral, je leur avais présenté l’innovation (à l’époque) d’Amazon : le Kindle. Un lecteur de livres électroniques relié par leréseau mobile à la base de données d’Amazon, et utilisant une technique d’affichage ne fatiguant pas les yeux.
Mes élèves de l’an dernier ont eu droit à un cours similaire tout aussi économique mais cette fois concentré sur le Kindle(c’était le temps du passage au Kindle 2). Dans chacun de ces deux cours, je concluais en disant que malgré mon amour du papier, et même si je continuerai à acheter des livres, je serais probablement parmi les premiers locaux à me doter d’un Kindle le jour où il serait disponible en France.
Le Kindle est disponible en France depuis un peu plus d’un mois maintenant, et je ne suis pas parmi les premiers locaux à m’en être doté.
Alors pourquoi ? Ma déclaration n’était elle qu’une démarche de propagande durant mon cours ? Mon enthousiasme pour ce gadget est il retombé ?
Ni l’un, ni l’autre. Je suis simplement devenu plus exigeant. L’offre Kindle en France d’Amazon est encore bancale à l’heure actuelle. Outre le fait que malgré l’existence de la technologie pour le faire (plus couteuse, certes, mais rien n’oblige à ne proposer qu’un modèle), le Kindle reste désespérément monochrome, il y a à mon avis deux gros points négatifs et un point négatif mineur dans l’offre actuelle. Pour le manque de couleur, même si c’est frustrant pour les jolies couvertures, les photos des articles de presse, et si cela ferme tout potentiel d’y lire des comics, étant donné que le but de cet objet pour mon utilisation est surtout de transporter et lire des romans, j’aurais pu m’y faire. Mais voici mes trois griefs contre Kindle :
* Le point négatif mineur : Outre le Kindle 2 dont je parlais plus haut, Amazon a aussi développé un Kindle avec un écran plus grand, un clavier plus sympa, plus de place de stockage et la possibilité de lire en mode paysage. C’est le Kindle DX. Probablement le Kindle que je me serais offert. Sauf que ce Kindle là ne fonctionne pas en France, seul le Kindle 2 peut se brancher sur le réseau 3G français.
* Le premier gros point négatif : Kindle est l’actuel Windows Media des lecteurs eBooks. Utilisant un format propriétaire bourré de DRMs, seul le Kindle peut lire les fichiers du Kindle store (donc tout e-Reader concurrent ne peut pas faire d’achats dessus), le Kindle ne peut pas lire les fichiers ePub (qui était bien parti pour s’imposer comme format standard s’il ne s’était pas fait bouder par Amazon), seul le Kindle DX peut lire les PDF (et le DX ne fonctionne pas sur le territoire français, cf. plus haut), bref, ils s’enlisent dans une guéguerre aux parts de marchéqui les dessert, et dessert aussi leurs clients potentiels. Si un format s’impose entre le .epub et le .azw, on peut espérer que tous les e-Reader du futur liront le format « gagnant », mais en attendant, ce n’est pas le cas.
* Le second gros point négatif : Il me semble qu’il y a une lacune énorme actuellement dans l’offre Kindle. D’autant plus visible qu’elle est le parallèle d’une offre pour les films qu’Amazon propose et met en avant dans son plan commercial. Comme je l’ai dit plus haut, j’aime le papier, et j’aime l’objet livre. Le Kindle me servirait surtout à transporter facilement plusieurs œuvres sans me casser le dos, et à les lire de manière geeko-ludique. Mais en plus de mon amour du papier, je n’arrêterai jamais d’acheter des livres pour deux raisons pratiques. Tout d’abord j’aime *prêter* des livres qui m’ont plu à des gens à qui je pense qu’ils pourraient plaire, et je ne me vois pas prêter mon Kindle 2 mois à quelqu’un chaque fois que je veux lui partager une œuvre. Ensuite, j’aime faire dédicacer les livresqui m’ont touché par leurs auteurs quand ces derniers sont encore en vie. Et je ne me vois pas tendre un Kindle à un auteur en lui demandant de taper « lol » sur le clavier en guise de note sur son texte.
Je m’interroge donc sur les raisons qui poussent Amazon à ne pas proposer de bundle papier+eBook, offrant une option surtaxant de 1 à 3€ l’achat d’un livre papier pour pouvoir télécharger la version numérique du même livre sur son Kindle. Pour beaucoup de DVD et de BluRay, ils offrent une version numérique gratuite du film à télécharger, alors pourquoi ne pas faire pareil pour les livres, même payant ? Je ne peux pas croire qu’ils n’y aient pas pensé, et du coup je ne comprends pas pourquoi ils ne le font pas.
Et pourtant, il est sexy ce Kindle. Avec un dictionnaire complet embarqué (un mot inconnu en pleine lecture ? Un clic et la définition apparait. On peut même imaginer l’ajout d’un dictionnaire bilingue), la possibilité de mettre des marque-pages virtuels sur ses passages favoris, ou d’y ajouter des notes de lecture. Mais j’ai décidé d’attendre avant de m’équiper. Attendre que la guerre du format s’achève et que chaque vendeur électronique ouvre ses portes aux machines concurrentes, ou attendre l’offre papier + électronique chez l’un de ces vendeurs. A quand Kindle 3 ?
P.S. : Je suis actuellement à la recherche d’une solution pour installer un wiki collaboratif mais modéré. J’aimerais que chaque utilisateur puisse modifier un article ou en créer un nouveau, mais que rien n’apparaisse tant que la modification/création n’a pas été validée par un modérateur. Si vous savez configurer ça sur MediaWiki, ou que vous avez une autre solution du même genre à me conseiller, gratuite ou pas TROP chère, je suis preneur. Contactez moi dans les commentaires ou par mail (paul [at] desenquisse [point] com)
La citation du jour : « Je n’ai du faire que des bombes à eau hier avec les préservatifs manquants, j’ai encore une de ces envies de sexe… »
La chanson du jour : Volez, volez, L’affaire Louis’Trio « Entre celui qui pense et celui qui dors, je serai celui qui rêve »
Même si je suis frustré par l’offre lacunaire d’Amazon Kindle France, la vie est belle !
En tête à tête avec Françoise Heaulme…
0Je viens de passer près d’une heure avec un serial killer, et j’ai survécu.
Bon, là, il faut que j’explique, je pense.
Ceux qui me connaissent dans la vie de tous les jours ou ceux qui me suivent sur Twitter savent probablement que depuis un peu plus d’un mois maintenant, malgré mes 70 heures de travail hebdomadaire en moyenne (je suis toujours en mode « travailler trop pour gagner trop ») je suis passé en mode « recherche active » de ma future maison. « Recherche active », pour un adepte de la procrastination comme moi, cela veut dire arrêter de simplement me dire ‘il faut VRAIMENT que je me trouve une maison’ et passer à un stade où je regarde les annonces sur Internet, où je contacte des agences (si si) et où je trouve même de la place dans mon planning pour caser deux ou trois visites par semaine.
Et la visite d’aujourd’hui, c’était l’horreur. Pourtant, sur le papier, tout commençait bien. Sur les trois ou quatre agences que je fréquente maintenant, c’est celle avec qui j’ai le meilleur feeling (et NON ce n’est pas juste parce que la demoiselle qui suit mon dossier est absolument splendide et ressemble à s’y méprendre à l’une des premières filles ayant posé pour moi il y a plusieurs années maintenant), et toujours sur le papier le nombre de pièces et l’espace du jardin correspondaient à ma recherche. En plus, le bien en question était à Vigy, un patelin paumé et reculé que je ne connaissais que de nom, mais néanmoins accessible, et où les maisons sur les annonces sont en général super-moins-cher qu’ailleurs. Le prix étant ici en revanche « normal » pour le volume, je m’attendais à une maison grand luxe grande classe récemment refaite et tout confort.
C’est fou comme on peut se tromper, parfois.
Vigy est en effet un patelin paumé et reculé, mais j’étais loin du compte. On est presque au même niveau que la préhistoire meusienne ou vosgienne. Presque comme la zone Moselle-Est. Non, quand même, ça c’est vache pour Vigy (coucou Pauline ^_~). Et donc après avoir traversé des endroits glauques sous la pluie, nous sommes arrivés dans cette maison… disons « particulière ». Au vu des rideaux, visibles de l’extérieur, je fais part à la demoiselle que l’ancien propriétaire était soit très vieux, soit dénué de tout sens basique et élémentaire du bon goût. Dès la porte d’entrée franchie, je me rends compte de l’évidence : la bonne réponse était un mélange des deux. Portes usées, loquets et interrupteurs de la mode des années 90. Et je parle bien de 1890, hein, que ce soit clair…
Bref, très rapidement, il était clair que cette maison n’était pas pour moi, et j’ai prié la charmante demoiselle de fuir avec moi au plus tôt, chaque minute passée dans cette maison antique rajoutant au moins une ride à mon visage. Ce n’était pas pour cette fois.
Et c’est alors que Tom a pété les plombs. Non, Tom n’est pas le nom du fiancé de ma conseillère en immobilier, c’est son GPS, Thomas Tom, dit « Tomtom ». Qui a décidé de nous faire rentrer à Metz en passant par moult routes (enfin, « routes », c’est un bien grand mot… Disons plutôt « chemins ») qui n’étaient pas du tout, soit dit en passant, le chemin de l’aller. Et c’est là que je me suis demandé, à voix haute, si sous un costume de conseillère immobilière, je n’avais pas affaire à une version féminine de notre Francis Heaulme local, cherchant à me perdre en foret tel le père du petit poucet, avant de me débiter en plusieurs morceaux, laissant ma carcasse aux animaux sauvages…
Elle a confirmé.
Alors certes, elle ressemble plus à la chanteuse Louise (ci dessous) qu’à Francis (ci dessus), mais un Bisounours comme moi, c’est fragile, et avec l’expérience d’une tueuse professionnelle elle n’aurait sans doute fait qu’une bouchée de moi.
Néanmoins, elle a du prendre pitié de mon regard de cocker inoffensif, et après un chemin absolument improbable, a fini par me ramener à bon port, et en un seul morceau. Ouf. Maintenant, il ne reste plus qu’à espérer trouver une maison qui corresponde à ce que je cherche…
…
(Pour la prochaine visite, je prendrai une bombe lacrymo. Au cas où… ^_^ ;…)
http://www.youtube.com/watch?v=qvxQNDfDYkw
*****
La citation du jour : « On a fait un détour là, non ? Pourtant j’ai suivi mon GPS… »
La chanson du jour : L’itinéraire, Bénabar, « Serrés […] dans une petite voiture, J’échangerais pas ma place Même si on va dans l’mur. »
Même si elle ne m’a pas fait le coup de la panne, la vie est belle !
Comme toujours…
0Entre midi et quatorze heures, j’ai relu (encore) ce roman graphique, puisque je viens de le (re, re) recevoir dans une nouvelle version. Cela devait être la cinquième ou sixième itération d’une telle lecture.
Comme toujours, je suis soufflé par la justesse des mots, et leur harmonie avec les images.
Comme toujours, je me rappelle que quelque chose n’a pas besoin d’être factuel pour être vrai.
Comme toujours, je pleure comme une madeleine à la fin (mais je pleure aussi systématiquement à la fin d’Aladdin et Kuzco de Walt Disney, je suis un excellent public lacrymal)
Et comme toujours, un passage du livre me fait soulever un sourcil en me disant qu’il faudra que j’essaie ça, « un jour« .
Sauf qu’à force, ma procrastination aidant, ce « un jour » est souvent repoussé jusqu’à ce que ma légendaire mémoire de poisson rouge fasse sombrer ce concept dans l’oubli.
Comme toujours, je me suis fait cette réflexion.
Mais contrairement à mon habitude, cette fois je me suis levé, je suis allé acheter l’ingrédient qui me faisait défaut, et j’ai essayé. « Un jour » était enfin arrivé. « Un jour« , c’était aujourd’hui.
Le roman graphique, c’est « Death : The High Cost of Living« , de Neil Gaiman.
« Ça », c’est boire un café en remplaçant l’usuel sucre par une cuillerée de miel.
Et bien, c’est très bon. Je conseille. Le roman graphique aussi, du coup. Surtout si vous êtes bon public lacrymal.
*****
La citation du jour : « Non, t’es mon bisounours! »
La chanson du jour : I will follow you into the dark, Death Cab for Cutie, « If Heaven and Hell decide That they both are satisfied, Illuminate the « NO »s on their vacancy signs, If there’s no one beside you When your soul embarks, Then I’ll follow you into the dark »
Même si je commence à saturer d’être débordé de boulot, la vie est belle !
La plus belle de toutes…
2Cela fait un petit moment que mon travail me force à vous bouder ici, alors pour vous récompenser de votre patience, ce nouvel article sera un article de fond sur un sujet sérieux, parce que j’en ai envie, et parce que cela fait longtemps…
Malgré le titre racoleur pour toute personne un tant soit peu fleur-bleue, je ne vais pas parler ici d’amour, mais de liberté. Enfin, l’une des libertés, pour être précis. En tant que français, j’ai été élevé dans des écoles, fréquenté des mairies, où l’on nous rabâchait sans cesse la sacro-sainte trinité laïque qui a, dans notre pays, remplacé la trinité chrétienne : Liberté, Egalité, Fraternité.
Il y aurait beaucoup à dire sur l’égalité et la fraternité, aussi, surtout à l’heure actuelle, mais concentrons-nous plutôt sur le premier mot, « liberté », et plus particulièrement sur un type précis de liberté que 99% des français sont convaincus de posséder alors qu’il n’en est rien :
La liberté d’expression.
Oui, contrairement à ce que l’on pense, en France, la liberté d’expression n’est pas… libre. En effet, il existe une censure légale, des thèmes interdits, des tournures « mal vues », et de plus en plus de répression des « excès » menant notre pays (tout comme la plupart des pays développés en ce moment, il faudrait rappeler George Orwell et Aldous Huxley) vers un discours aseptisé et à de plus en plus de cette auto-censure mêlant langue de bois et langue de coton qui change notre paysage socioculturel en un beau tas d’hypocrisie bien pensante.
Car la liberté d’expression fait peur. Elle fait peur, car pour pouvoir s’exprimer, il faut d’abord réfléchir à ce qu’on veut/va dire. Et pour réfléchir à cela, il faut d’abord penser. Et penser, au XXIème siècle, cela deviens très vite un luxe réservé à une élite, et surtout un mode de vie dangereux, dangereux pour la société actuelle dont les excès sont de plus en plus flagrants et aux conséquences de plus en plus graves. Si on pense, on est de plus en plus amené à la remettre en question, et ça, c’est le Mal(tm). Donc on vous abreuve de Julien Courbet et de Star Academy, du cul des Pussycat Dolls et de matchs de football, pour vous amener à ressentir, jouer avec vos émotions, satisfaire vos besoins (Panem et circenses, du pain et des jeux, ça date de Juvénal, et c’est plus que jamais d’actualité), et surtout, SURTOUT, réduire au minimum vos occasions de penser.
Et ça marche. Et une telle démarche est tellement rassurante pour la masse populaire, tellement simple, que le peuple lui-même tend le bâton pour se faire battre. Et ne me lancez même pas sur le langage SMS et l’appauvrissement du vocabulaire, moins on a de mots, moins ces mots sont précis, moins on peut exprimer une pensée précise, donc moins on pense précisément. Orwell, encore lui, l’avait mis en avant avec son langage simplifié, le « Newspeak », sauf que ce bon vieux George était bien trop optimiste : dans 1984, c’est l’Etat qui développe et impose le Newspeak pour réduire les facultés cognitives du peuple. Dans la vraie vie, c’est le peuple lui-même qui l’a adapté et adopté. Un jour, je ferai un article entier sur ce sujet, mais revenons à nos papillons.
Pourtant, malgré ce bon vouloir proactif du peuple à se laisser décérébrer, il reste encore des gens qui pensent, des gêneurs, et c’est contre eux que s’applique, en vrai, la censure en France. Oh, bien sûr, on continue à publier au journal officiel une dizaine de livres par an officiellement interdits de vente en France, en prenant soin de bien sélectionner des livres bien infâmes et antisémites, ou islamo-extrémistes, ou un bouquin parlant de viols d’enfants. Personne ne songe à être contre une telle censure, et cela suffit pour justifier toutes les autres dérives. Car il y en a, en France, des dérives.
Dérive, lorsque sous couvert d’Hadopi/Lopsi/Grossconneri on en vient à légaliser des « listes noires » de sites Internet communiquées par l’Etat aux fournisseurs d’accès Internet français qui auront obligation de rendre ces sites inaccessibles aux internautes de l’Hexagone. Qui, contrairement aux livres sus-cités, ne seront PAS enregistrés au journal officiel. Aucune transparence, aucun contrôle véritablement possible.
Dérive, lorsque Jérôme Bourreau-Guggenheim, un journaliste de TF1, se voit licencié pour avoir osé dire du mal de Hadopi (vous savez, la loi qui va à l’encontre de la loi européenne et qui punit de manière graduée mais sans recours possible à la présomption d’innocence ? Vous n’avez pas suivi ?) en public. Quand avoir une opinion et avoir le courage de l’assumer devient un motif de licenciement pour « divergence forte avec la stratégie », je trouve cela inadmissible.
Dérive, lorsqu’une mère de famille se retrouve sur le banc des accusés face à une ministre pour avoir commenté « Hou la menteuse » sous une vidéo Dailymotion de la ministre en question. Parce qu’il est bien connu qu’un ministre, ça ne ment jamais. Et qu’une personne écrivant « menteuse » sous une vidéo est autrement plus dangereuse pour la sécurité publique qu’un homme politique lambda qui traiterait un passant de petit con.
Et il y en a d’autres, des exemples, il suffit de creuser un peu pour en trouver. Et ce qui m’inquiète, c’est que cette censure, qu’elle soit réelle et répressive ou qu’il s’agisse de cette auto-censure hypocrite dont je parlais plus haut, personne, ou presque, ne s’en inquiète. Pire encore, de plus en plus de gens l’approuvent et la justifient comme le « mal pour un bien » nécessaire pour lutter contre la pédophilie, le piratage, ou je ne sais quel autre démon moderne brandi par les media comme un épouvantail, qui a existé de tout temps et qui a été (justement) réprimé de tout temps, mais qui sert maintenant comme d’une excuse fourre-tout pour justifier de plus en plus de bornes et de limites aux libertés individuelles, et les faire accepter comme de « Bonnes Idées »(tm) par la majorité de la population.
Parce qu’à mes yeux, il n’y a pas d’autre liberté plus importante, plus essentielle que celle ci. Parce que même les idées les plus dégueulasses, les plus ignobles, les plus abjectes, DOIVENT avoir le droit d’audience, ne serait-ce que pour qu’on puisse se rappeler combien elles sont inacceptables, ces idées, mais surtout parce que lorsqu’on s’engage sur ce terrain glissant, y’a t’il seulement encore possibilité de mettre des limites à ces limites ? Qui décide du bien et du mal ? Du droit de dire, ou de l’obligation de taire ? L’histoire nous a prouvé que la notion de « juste » et la notion de « vrai » dépendent énormément du contexte, et sont des concepts incroyablement flexibles. Et pour cela, pour ne pas se laisser enfermer dans un quelconque carcan cognitif, il me semble absolument capital de se battre pour la liberté d’expression. Parce que même si je ne suis pas d’accord avec tes idées, même si je les trouve répugnantes, je me battrai intellectuellement jusqu’au dernier souffle pour que tu conserve ton droit de les exprimer sans craindre une amende, un emprisonnement, ou 35 coups de fouet.
Parce qu’à l’heure où même eux se mettent de plus en plus à tenter de la limiter voire de la contourner, de lui trouver des exceptions, il me semble important de se rappeler qu’outre-Atlantique il existe une union d’états dont le premier amendement à la constitution est l’une des plus belles et plus indispensables lois jamais écrites par l’homme :
“Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances.”
« Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre. »
*****
La citation du jour: « Ca roule ma poule ! Et une jeunette de 19 ans pour ton ménage, une ! »
La chanson du jour: Obstacle 1, Interpol, « But she can read, she can read, she can read, she can read, she’s bad »
Même si cet article était un peu long, la vie est belle !
Le point de non-retour
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A partir de quel moment sait-on précisément et indubitablement que quelqu’un nous plait ? Y’a t’il un déclic, un instant précis, une parole, un regard, ou un rire, peut être ? Qu’est-ce qui fait passer une personne du stade de l’inconnue au stade de la connaissance, de la connaissance à l’intérêt, de l’intérêt à l’attraction ? Comment, et quand, une personne en vient-elle à devenir actionnaire majoritaire des parts de marché de votre petit crane ? Et combien de temps dure la période de doute, entre le stade de certitude de ne pas désirer (consciemment ou pas) l’autre, et le stade de certitude de cette vive ardeur au creux du coeur et des reins ? Combien de temps dure t’elle, et somme toute, existe t’elle vraiment, ou le passage d’une certitude à l’autre est-il instantané ?
Où exactement se situe ce fameux point de non-retour, lorsqu’après avoir dévalé la colline en roulant dans l’herbe comme un gosse, en se disant « j’arrête quand je veux« , on se rends compte que l’on s’envole en chute libre vers l’issue inéluctable de cette dégringolade sans n’avoir plus ni impact ni prise ni emprise sur sa trajectoire ?
Je pense que ce point de non-retour est différent pour tout un chacun. Que nous avons tous nos garde-fous, nos pièges, et ceux dans lesquels on tombe inexorablement. Et quelle que soit la durée de cette vague période floue, nous avons tous un signal d’alarme qui nous préviens lorsque le point de non-retour a été franchi.
Pour moi, c’est quand le désir devient si intense, si brut, qu’il transcende même sa nature sexuelle pour devenir osmose. Lorsque mes fantasmes de corps à corps s’effacent un peu sur le tableau tendre de deux êtres assoupis. Lorsque la perspective d’un simple baiser d’une demoiselle particulière me fait plus frémir que celle de tourner avec elle un remake du dernier Rocco Siffreddi (si ça s’écrit pas comme ça, tant pis, vous voyez de qui je parle…) Lorsque que j’ai envie de l’avoir endormie au creux de mes bras, simplement, dormir, et veiller sur ses rêves comme Selene veille sur les miens.
Ce soir, nous n’avons pas refait le monde. Il est toujours aussi moche, et beau aussi, parfois. Nous n’avons pas été d’utilité publique. En fait, nous n’avons servi a rien. Mais nous êtions, elle et moi, ensemble, et à l’échelle de mon monde c’était toute une révolution. Ses yeux qui brillent en reflétant l’écran face à nous dans cette salle obscure, et nos rires qui explosent comme autant d’étoiles… Nous les avons d’ailleurs toutes volées. A la sortie, il n’y en avait plus une seule dans le ciel : beaucoup d’entre elles étaient dans mes yeux, et d’autres encore faisaient un tapage d’enfer dans mon coeur. Peut être elle aussi en a t’elle volé une poignée…
Le moment de se quitter et mes lèvres de s’écraser, lâchement, sur sa peau, proche de la commissure de ses lèvres, mais pas plus. Un petit signe de la main et chacun qui repart de son côté. Et la sensation de manque qui me prends soudain, comme une nouvelle drogue qu’on m’aurait retiré après m’y avoir accoutumé à mon insu, un désir incongru de ses lèvres et ses bras alors que je roule vers mes draps vides. Envie que comme dans le film on me propose une autre fin, demi tour droit vers elle et lui voler encore la comissure de ses lèvres, mais sans la comissure. Envie de ce demi tour sous la pluie. Envie de tout faire pour panser les blessures qu’elle m’a dévoilé, de lui dire que tout ira bien, et d’en être convaincu, simplement parce qu’elle existe. Et envie de la voir dormir. Alors, je sais que je sais qu’il est trop tard, et que le point de non-retour est franchi.
Je m’attache au petit renard comme un oeuf dans une poele sans Teflon, et le résultat du repas sera joué à quitte ou double quand il faudra servir. Et je t’entends d’ici, jeune lecteur, jolie lectrice, me dire de prendre du recul et de faire attention… Comme le disait la p’tite huitre, ce n’est pas parce que mon coeur est déjà en miettes qu’on ne peut pas trouver encore un bout quelque part à casser. Mais quand bien même, je m’en moque, et j’échange toutes les déchirures du monde contre ces rares instants de chute libre, le vent contre mon visage, et la caresse melliflue de mes pétales de sentiments naissants. Cette envie de me mettre à nu et de la regarder abattre un à un tous les murs derrière lesquels j’ai caché si mal ce coeur qui a eu si mal.
Quant aux deux, au fond, qui rigolent, et qui trouvent que ma vie devient plus incroyable qu’une vielle sitcom de chez AB-prod, ces deux là qui se moquent et me trouvent ridicule ou pathétique, qu’ils aillent se faire foutre…
Oui, je leur concède que je suis peut être un incurable rêveur, perdu entre mes draps froids, ridicule à vouloir ses lèvres plus fort que son sexe, oui, je suis certainement un lamentable cliché sur pattes. Peut être qu’ils ont raison, les deux rageux du fond. Mais je les emmerde.
Car moi, je suis vivant.
Et mon coeur regonflé jusqu’à la prochaine chute, ce coeur qui crie et qui chante et qui hurle et qui bat et qui saigne et qui vit, bordel, qui vit, mon coeur, donc, se remplit des étoiles que nous avons volé ce soir et flotte sur des courants doux-amers en comptant déjà les heures avant notre prochaine rencontre, et ce temps volé au temps. Quelle que soit la suite, quelles que soient les conséquences, juste pour ces grammes d’infinité au creux du marasme quotidien. L’éclat de son rire. Ses idées décalées. Et mon point de non retour…
*****
La citation du jour : « Elle me fait genre ‘Avec ton prof d’anglais ? Il va te donner des cours de langue ?’, elle m’a charrié quoi »
La chanson du jour : Love today, Mika, « Everybody’s gonna love today, gonna love today, gonna love today »
Même si le danger d’une chute libre grisante est d’oublier de sortir son parachute, la vie est belle !
Un questionnaire à la con pour ceux qui ont du temps à perdre
0Note: ceci est un copier/coller de l’ancienne page de présentation, écrite entre mi-2005 et mi-2006. Vu qu’elle n’était vraiment plus à jour, je l’ai sauvegardée à une date arbitraire du blog en souvenir…
Plein de questions, trop, d’ailleurs, sur le coup (161 questions au départ, plus depuis) j’avais mis 3 heures à le remplir. Vu que je le veut évolutif, et que je l’ai modifié depuis, j’ai retiré les questions qui demandaient un tracking horaire de la réalisation des réponses. Oulah. Je commence à devenir technique pour un test à la con… Ca devient grave, je me tais, et je vous laisse le plaisir de décortiquer toutes ces questions qui ont pour sujet l’un de mes sujets préférés : MOI ^^… (cette page ne s’appelle pas Egocentrique Histrionique pour rien 🙂 )
- Nom : Bah un nom de famille n’est qu’une étiquette pour différencier les gens… Et si vous lisez ça vous serez déjà suffisemment capable de me différencier pour ce que je suis
- Prénom : Paul (et Etienne en deuxième prénom, que je me suis trimballé deux mois par an chaque rentrée de collège car la truffe qui avait rempli mon dossier avait mis un trait d’union au lieu d’une virgule entre les deux prénoms -_-; )
- Surnoms : « Polo », qui me hérisse et n’est usité que par ceux qui me connaissent superficiellement. « Shiryu », qui date de ma période fan de Saint Seiya mais qui a été surtout remis à la mode et employé pendant les quelques années ou j’ai bossé pour AEG sur le jeu Legend of the Five Rings. Mon personnage dans leur univers s’appelait Mirumoto Shiryu. « Lopo », date de la période djeun’s et verlan. « Grand », surtout employé affectueusement par certaines personnes plus petites que moi (1m90 et des poussières, plus les talons 😉 ). « Chevelu », pour des raisons évidentes. « The Joker », surnom qui a disparu, on m’appelait comme ça au collège et au lycée, et je taguais les tables de Georges avec des « Joker was here ». « Baron », qui a une longue histoire, qui est revenu en force quand je trainais au café de la Comédie, et qui ne m’a plus quitté depuis.
- Sexe : Plein ! Ah, zut, c’était pas pour passer commande ? Bon bah garçon alors, même si j’ai une grande part de féminin dans ma tête. Certaines sont des garçons manqués, je dois être une fille manquée !
- Ville de résidence : Pierrevillers, le patelin ou j’ai grandi et dans lequel je suis revenu pour raisons principalement pécuniaires après un passage d’un peu plus de 3 ans à Metz… Snifff, mon bel appartement près de la cathédrale me maaaanqueuh ! T_T
- Date et lieu de naissance : 22 juin 1979 à Thionville. Déesse, sois louée, je n’en garde aucune séquelle dans mon accent !
- Emploi actuel : Auteur qui finit son premier roman. Etudiant préparant le CAPES d’anglais, après avoir été chef d’entreprise, gérant du magasin de jeu et d’ésotérisme « Crystal Gates » à Metz qui a coulé depuis :(.
- Freres/Soeurs : Une grande soeur de 33 ans que j’ai mis du temps à apprécier en étant jeune et con, mais qui est très chère à mon coeur depuis mes 15/16 ans quand on a commencé à vraiment dialoguer. Je la vois pas souvent (trop peu souvent ) mais elle est très importante pour moi, c’est certainement la personne de ma famille à qui je tiens le plus. Elle est môman d’une petite Maud depuis le 17 mars 2005 (le jour de la Saint Patrick, c’est du propre), ce qui fait de moi, par extension, un tonton, et c’est assez inhabituel 🙂
- Vous préférez les filles ou les garçons : Les deux mon général, lol ! En fait je préfère les filles mais je m’arrête pas au sexe du corps de la personne dont je tombe amoureux ou qui m’attire. Donc, bisexuel a préférence hétéro.
- De quoi ne pouvez vous pas vous passer : De lire.
- Ce en quoi vous tenez le plus sur terre : Euh… Je dirais « la vie » mais à mon avis on demande une chose matérielle donc je vais dire… Pfff c’est dûr comme question ! Bon allez, je vais faire mon gros imbu de moi et je vais dire : moi ! lol
- Votre émission tv préférée : Alors là c’est une colle parce que je regarde quasi jamais la télé… Et encore moins depuis mon retour dans le domicile parental puisque je n’ai carrément pas remi d’antenne à ma télévision qui ne me sert plus que pour les DVD et la PS2. En revanche j’ai acheté les coffrets de Buffy et ça passe encore à la télé donc je vais tricher et dire : Buffy ! …. Mais en vo parce que le doublage français est à chier et gâche 30% de l’intérêt de la série…
- Votre série préférée : -_-; Ah bin c’est malin du coup, comment je fais pour dire Buffy…. Bon bin je dis Buffy ici et au dessus je change, je vais dire « En aparté » parce que l’ambiance est intime mais je n’ai plus vu cette émission depuis une éternité…. Bin quoi, j’ai dit que je regardais peu la télé !
- Sur le tapis de souris : Avant, un Tigrou bondissant. Maintenant, plus rien, je suis 99% du temps sur mon Vaio avec une souris optique sans tapis.
- En fond d’écran : Sur le pc de bureau (par rebranché depuis le déménagement) le bleu-gris uni livré de base avec Windows, sans logo (oui je sais c’est original à mort lol). Sur le laptop (que j’ai récupéré du boulot), un fond d’écran du jeu Shining Tears (auquel je n’ai absolument jamais joué, mais l’image était belle ^^).
- Votre jeu préféré : Un jeu de rôles : « Mage, the Ascension »…. Qui s’est terminé après 11 ans de bons et loyaux services….
- L’odeur que vous détestez : la javel, et l’exhibit hall de la Gen Con US en fin de convention… A croire que l’hygiène est une notion taboue ou inconnue des gamers…
- Votre parfum : Happy de Clinique l’été, EAu de Kenzo pour homme l’hiver.
- Le sentiment le plus nul qui existe : Aucun sentiment n’est nul, ils ont tous un intérêt. Alors on va dire l’état d’esprit le plus nul ? Les regrets et les remords. Servent à rien ces deux là
- Le sentiment le plus beau qui existe : L’amour, au risque d’être horriblement banal et gnian gnian sur ce coup là… Finalement non tiens. Je vais plutôt dire : la Tendresse.
- Le plus important dans la vie pour vous : Profiter de la vie et de tous les petits bonheurs. Gérer ses priorités sans oublier les valeurs qui sont importantes pour soi. Donner ce qu’on peut donner sans compter.
- Le plus important dans votre vie : Vivre.
- Ce qui vous énerve le plus : L’intolérance.
- Vos Week-ends : Ils sont trop courts ! Quoique, en ce moment, en attendant la rentrée, mais week ends font 7 jours, mais quand même… Mais bon, en général le soir c’est partie de RPG entre amis ou sorties (beaucoup plus rare) et le dimanche je me repose en légumant chez moi avec un bon bouquin…. Pis quand je suis motivé, ménage et piscine !
- L’endroit ou vous préférez passer vos vacances : J’ai de supers souvenirs de Turquie, et si je devais partir tout de suite là ou je veux ce serait en Thailande. Mais sinon, les endroits ou je vais avec régularité c’est les Etats Unis (à la Gen Con principalement, qui vient de bouger de Milwaukee vers Indiannapolis, j’ai plein d’amis là bas que je vois trop peu souvent T_T) et Venise, où je fais du mime en costume sur le pont des soupirs pendant le carnaval. Mais là vu mes finances, mes vacances c’est surtout derrière mes paupières quand je ferme les yeux.
- Votre album favori : Oulah. Très très très dûr… Y’en a trop !!!! Je pense que si je devais prendre juste un album, juste un, je prendrai Joshua Tree de U2. Mais y’en a tellement d’autres indispensables !
- Votre chanson favorite : One de U2 avec son cortège de bons et mauvais souvenirs. Mais là aussi, pff, y’en a plein d’autres.
- Votre son préféré : C’est quoi cette question débile ? Euh… Bah je vais dire le soupir d’une jeune fille à mon oreille.
- Quelle est la première chose que vous faites en vous levant le matin : Couper le portable, mettre mes lunettes, allumer la lumière, debout, aller aux toilettes, préparer le petit dèj si j’ai faim et que le frigo est pas désespérément vide, monter à l’étage et allumer le Vaio pour la tournée des emails, des blogs et des webcomics. Je suis réglé comme une horloge en fait.
- Petit déjeuner : Pas tous les matins, mais en général je bois au moins un peu de lait écrémé à la bouteille. Sinon, ça dépends de l’humeur. Céréales (en ce moment, Corn Flakes), café, cappucino, chocolat en poudre (toujours dans du lait froid).
- Quelle est la première chose à laquelle vous pensez en vous réveillant : Si je suis pas seul, embrasser le cou ou l’épaule de la personne à mes côtés. Si je suis seul, c’est « pas déjà !!!! »
- Tics/Manies : Je suis assez tactile et je touche les mains, la taille, les épaules, les cheveux, des personnes avec qui je suis et avec qui je me sens bien.
- Votre instrument favori pour écrire : Critérium 0,7mm
- Combien de sonneries laissez vous avant de répondre au téléphone : Sur mon portable, dès que je l’ai en main. Au boulot, 2, en général. Mais vu que je bosse plus…. Dès que je l’ai en main 🙂
- Le nom de vos futurs enfants : Elizabeth et Magali. Si elles pouvaient être jumelles ça serait le pied… Sinon j’aime assez Meggan, Gwen, Océane… Pas de prénoms de garçons me direz vous ? Normal. Ca fait 10 ans que j’entraine mes « petits nageurs » à ne faire que des « X » et jamais de « Y »
- Avez vous déjà été coupable d’un crime : Tout dépends de la définition que vous donnez à « crime ». S’il s’agit de « délit légalement pénalisable », alors oui. Sinon, non.
- Avez vous déjà sauvé 1 vie : Oui, mais c’est pas le genre de choses qui se racontent.
- Votre parfum de glace préféré : Mh… Une glace italienne Chocolat/Pistache… Mon péché mignon ^_^… Enfin l’un de mes péchés mignons. Seconde place honorable pour le chocolat liégeois.
- Chocolat ou vanille : Chocolat, y’a même pas photo.
- Mangez vous les tiges de brocolis : Les rares fois ou je mange des brocolis, oui.
- Beurre ou confiture : Séparément, ni l’un, ni l’autre, mais de temps en temps un peu de confiture de pêches sur un lit de beurre allégé. Ah si j’aime bien le beurre salé aussi, mais c’est plus par gourmandise. Je mange quasi jamais de beurre et je cuisine sans matières grasses.
- La marque de votre première voiture : Une 205 Rouge qui m’a quitté un matin de pluie ou elle a eu un coup de foudre et est tombée amoureuse folle d’un tracteur…
- Dormez vous avez un animal ou un autre objet : En général, non. Une peluche de temps en temps pour les gros moments de déprime mais même là c’est rare. En fait je préfère dormir avec quelqu’un plus qu’avec quelque chose, j’aime sentir une présence près de moi. Quand j’ai un chat, je dors avec mon chat, mais là le chat il est parti avec mon ex quand je l’ai quittée :/ EDIT : depuis mon retour à Pierrevillers, Gaston, l’ex-chat de ma soeur qui vit maintenant dans le domicile parental, dors presque toutes les nuits avec moi
- Avez vous un objet fétiche : J’ai toujours un penny de London et un cent de Chicago dans mon portefeuille, j’ai toujours une pierre de lune en poche, et je ne quitte quasiment jamais l’ankh autour de mon cou qui représente quelque chose de très particulier pour moi.
- Orage electrique… Cool ou Effrayant : Naturel. « Cool » me semble un mot déplacé mais « effrayant », c’est bête. Je dirais neutre, avec un sourire de l’esthète en moi qui trouve quand même ça joli…
- Si vous pouviez rencontrer une personne, morte ou vivante, qui serait-ce ? Je dirais John Lennon. Mais Oscar Wilde est pas loin derrière
- Votre signe astrologique : Je suis Cancer ascendant Cancer. Mon deuxième prénom aurait pu être « stéréotype »… Je ne maitrise pas *du tout* l’astrologie, tout ce que je sais c’est que sur mes 12 maisons j’ai 5 maisons en Cancer et que quand on lit un bouquin d’astro sur « le cancer », c’est mon portrait craché -_-;…. D’ailleurs ça m’énerve et quand mon meilleur ami m’a un jour sorti un bouquin sur la Chèvre (mon signe chinois) et que c’était pareil, je lui ai jeté à la tête LOL… Je sais même pas s’il s’en rappelle
- Si vous pouviez vous teindre les cheveux : Pourquoi ? Sont pas beaux mes cheveux ;o) ? Quand j’étais ado et que j’étais en plein « angst », j’avais les cheveux teints en noir corbeau avec de temps en temps des mèches bleues. Mais finalement je me trouve mieux avec mon brun sombre naturel, et en plus ça bouffe les cheveux les teintures, et mes cheveux j’y tiens ^_^…. Donc de temps en temps me refaire des mèches bleues au mascara-à-cheveux pour sortir pourquoi pas, mais plus de teintures permanentes. On en reparlera quand j’aurai des cheveux blancs si ça me va pas lol !!!
- Si vous pouviez avoir un tatouage ? Que représenterait-il et où se situerait-il : Un immense dragon dans le dos comme Shiryu de Saint Seiya ou Crying Freeman. Mais j’ai pas un joli dos, donc c’est moyen, et de plus si je me fais tatouer ça sera un tatouage chirurgical (celui qu’il faut renouveler tous les 4 ans sinon il s’efface tout seul) pour pouvoir ne plus le renouveler si ça me gave, et là ça coute encore plus cher donc non seulement j’ai pas un beau dos, mais surtout j’ai pas les moyens LOL !
- Qu’y a t’il sur les murs de votre chambre : De la tapisserie bleu uni, et trois cadres : le Joker de Batman (la couverture de « Killing Joke » pour ceux qui connaissent… SMILE 🙂 ), les Seven Endless du monde de Sandman par Neil Gaiman, et un dernier de Death (l’une des Endless, justement) par Chris Bachalo… C’est d’ailleurs une litho en édition limitée dont je suis très fier ^^
- Verre à moitiè vide ou a moitié plein : Verre qu’il faut vider puis remplir … Mais pour le sens caché de la question, je suis un incurable optimiste.
- Droitier/gaucher/ambidextre : Droitier, et curieusement, sous les draps avec quelqu’un je me sers bien plus souvent de ma main gauche.
- Si vous pouviez être une fleur ou une plante : Une rose parce que c’est précieux et que ça pique si tu n’y prends pas garde.
- Votre chiffre favori : Euh… Bah y’en a pas vraiment lol. On va dire 1 alors. Ou le 18 parce que c’est l’Arcane de la Lune dans le Tarot.
- La voiture de vos rêves : Très humblement, ma voiture actuelle, un coupé Mégane Renault ancien modèle (le joli tout rond, pas la boite à savon actuelle) parce qu’elle roule vite quand je veut rouler vite, mais j’en ressens même plus le besoin tellement je suis comme dans une pantoufle dedans. Sinon j’aime assez le design de la Puma de Ford mais elle est plus en vente, et j’aimais bien la Mercedes-Batmobile de mon ami Nico mais je sais plus quelle Mercedes c’était exactement…. Pfff, t’aurais jamais dû la lâcher celle là Nico ! LOL
- Végétarien ou carnivore : Sans hésiter, carnivore. J’assume totalement ma place dans le haut de la chaine alimentaire.
- Quel genre de déodorant utilisez-vous : Axe antitranspirant à applicateur en bille senteur marine.
- Shampooing favori : J’en change souvent lol, encore un côté féminin qui ressort ;op… En ce moment c’est le Fructis avec effet lissant.
- Dentifrice favori : M’en fiche. Le moins cher qui soit pas non plus une sous-marque. En ce moment, Aquafresh formule blancheur en tube.
- Avez vous déjà pris un bain de minuit : Plutôt deux fois qu’une
- Votre acteur/actrice favori(e) : Kevin Spacey, Wynona Rider, Tom Cruise, Ethan Hawke, David Bowie (oui je sais qu’il a pas fait beaucoup de films mais il est excellent dans chacun d’eux…), Jeremy Irons, Marie Gillain. Sans oublier mon fantasme masculin du moment : Stuart Townsend. Râââââh 😀
- Animaux familiers : Comme dit plus haut, mon chat est parti avec mon ancienne compagne… Mais j’adore les animaux en général, surtout les félins et les gros chiens pour les animaux familiers « classique ». Chez mes parents « Gribouille », un vieux caniche (*sic*), et « Gaston », l’ex-chat de ma soeur.
- L’animal que vous ne supportez pas : Les *petits* chiens…
- Le plat que vous ne supportez pas : Les fruits de mer et la plupart des poissons cuits.
- Avez vous déjà été amoureux : « Déjà été » sous-entendrais que je ne le sois plus… Aimer c’est donner sans compter, et sans reprendre. Donc « oui », et j’aime encore toutes les personnes à qui j’ai dit « je t’aime », même si le temps ou les circonstances nous ont amenés à nous séparer –ou à ne pas nous mettre ensemble. Pour ma vision de l’amour, je conseille la lecture en trois parties de mon B.A. BA(ron) de l’amour (cf Larmes Mémorables)
- Etes-vous donc amoureux alors : Bin oui, forcément, vu ce que je viens d’écrire -_-;. Je suis même Polyamoureux. Pour moi l’amour est suffisemment grand et infini pour qu’il soit stupide de ne vouloir le réserver qu’à une seule personne.
- Avez-vous été amoureux au point d’en pleurer : Ne parlons pas de choses qui fâchent. Oui, c’est un « oui ».
- Avez vous déjà trompé votre partenaire : Oui, mais jamais sans l’avoir prévenu(e) au préalable, donc aucun d’entre nous n’a considéré ça comme « tromper ».
- Celibataire/Marie/Divorce : Celibataire officiel depuis mi décembre 2003.
- Avez vous un sérieux penchant pour quelqu’un : Sans commentaire…
- Amis du net : Je préfère qu’Internet soit le lien entre moi et mes amis tout court. J’aime pas les relations via le net, c’est froid et aucun emoticon ne remplacera jamais un regard. Du coup je me suis quasiment jamais fait d’amis (enfin vrais amis j’entends…) sur le net. A part ma petite Alix qu’es gentille comme tout même si elle comprends pas que la vie est belle… Mais bon. Je suis trop adepte du contact humain pour privilégier une relation du net à une vraie relation d’ami.
- Vous entendez-vous bien avec vos parents : Beaucoup mieux depuis que j’ai quitté la maison, et encore mieux depuis quelques mois où on a appris, eux et moi, à communiquer l’un avec l’autre. J’ai redécouvert mon père et j’apprécie énormément les moments qu’on passe ensemble. J’avais souffert d’une distance et d’une froideur pendant mon adolescence (certainement due en grande partie par mes perceptions d’adolescent pas facile à vivre) mais je le redécouvre à l’écoute, et on a plein de goûts en commun c’est bien je trouve (la guitare, les beatles, la nature, les livres….). Ma mère je m’entendais mieux avec quand j’étais môme mais là c’est pareil, ça reviens, plus doucement mais ça revient. On a eu une longue discussion la semaine dernière d’ailleurs. Maxime le Forestier disait « on choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille ». Les miens sont peut-être pas les meilleurs du monde mais je suis content de les avoir, et je leur suis reconnaissant de m’avoir appris à faire mes propres choix, à ne pas m’imposer trop de choses, à me laisser trouver ma propre foi sans m’en imposer une, en bref : à faire de moi un homme libre. EDIT : Je suis depuis juillet revenu vivre chez mes parents, et forcément la proximité favorise les tensions… Mais la cohabitation se passe plutôt bien, et n’a rien avoir avec l’ « avant » mon départ.
- Votre ville préférée : London, sans hésitations. Si je pouvais tout plaquer pour aller vivre là bas… Mais je suis trop conservateur peut être, et je tiens trop à mes proches pour ça. Un jour peut être. Sinon j’aime beaucoup Metz car c’est une ville verte, et Venise qui est un régal pour les yeux.
- Votre heure de coucher : Pas de règle, en fonction de ma fatigue. Entre 21h30 et 3h du matin.
- Votre heure de lever : Entre 6h15 et 11h15 en fonction de ma fatigue et de mon humeur la veille au soir quand je règle mon réveil.
- Votre marque favorite : Marque de quoi ? Marque de n’imp ? Alors je vais dire « White Wolf » comme marque de jeux de rôles car j’accroche quasiment tout ce qu’ils écrivent. Sinon pour une marque plus « grand public », j’aime beaucoup la qualité des produits Sony. Et Canon pour le clin d’oeil à Nico
- Votre style vestimentaire : J’ai passé mon adolescence à m’habiller exclusivement de noir, alors du coup y’en reste plein dans mes étagères, et ma famille a encore le reflexe du noir quand ils m’offrent des fringues. J’aime beaucoup les couleurs froides ou sombres pour rester sobre, bleu, vert, gris, le blanc me va très bien je trouve, mais ça me dérange pas non plus de mettre des couleurs plus flash en été : saumon, jaune, rouge…. Sinon jean bleu en général, avec une veste et un imper quand il fait froid. Je mets aussi assez régulièrement des fringues qui ne sont plus « courants » comme des jabots, des voltaires et autres chemises à lacets.
- Votre matière favorite à l’école : Oulah ça remonte à loin ça ! A la fac, Communication. Au lycée, Math ou Anglais? Mais ça dépendais beaucoup du prof. Dès que j’ai passé quelques mois en Licence, je mettrai ceci à jour ^^ EDIT : Chose promise, chose due. Littérature, clairement, mais ça ne suprendra personne 🙂
- La matière que vous préférez le moins : La géographie, parce que je suis une bite en géographie. Je suis capable de vous placer 4 villes sur la carte de France, et encore, c’est approximatif…
- La personne la plus digne que vous connaissez : C’est con ça comme question ! Digne de quoi ? Pfff… Si même les gens qui font des tests se mettent à ne plus être pointus dans la langue, où va le monde ! La plus digne de respect ? De mon entourage ? On part là dessus ça vous va ? Bah je sais pas. Moi ? Lol, ça fait pompeux quand même… Alors je vais dire Cyrille, même s’il a un caractère de cochon parfois.
- La personne la moins digne que vous connaissez : Je m’en fiche. La vie est trop courte pour que j’en gâche des bouts à nurturer de la rancoeur ou de la haine envers qui que ce soit. Ah si : la mère de mon ancienne compagne. Finalement avec le recul c’est la seule personne pour qui j’ai vraiment éprouvé de la rancoeur, mais maintenant je la vois plus alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, et elle est repassé dans la case « neutre », mais bon, je suis très empathe, elle m’aimait pas, j’ai fait des efforts pendant 2 ans sans succès, alors après pour les 2 années qui ont suivi j’en ai plus fait, d’efforts. Comme quoi même moi j’ai un point de non-retour. J’y croyais pas lol !
- Où étiez vous le 31 décembre à minuit : Chez des amis avec Cyrille, on a passé une bonne soirée même si j’aurais préféré une soirée en tête à tête parce que j’avais besoin d’intimité pour parler à ce moment.
- Votre type de moeuf : Bouh que c’est laid comme mot, « moeuf »… J’ai pas particulièrement de type de fille, c’est surtout le dedans qui m’attire. Si on doit s’attarder sur les détails physiques, je sais que 99% des mecs vont me trouver bizarre mais je regarde surtout les cheveux (la couleur importe peu, mais de préférence : longs), le cou (délicat) et le nombril (bien dessiné et pas de bout qui dépasse ). Je préfère les filles un peu plus jeunes que moi aussi. En général dans l’intervalle 15-25 ans.
- Votre type de mecs : Cf ci dessus, c’est surtout le dedans qui m’attire. Mais si on doit encore s’attarder sur le physique je dirais la trentaine, cheveux longs ou mi longs, regard intense, très charismatique. Un Tom Cruise dans MI2, un Bowie dans Hunky Dory, par exemple. Curieusement là du coup, ce sont plus les mecs plus vieux que moi qui m’attirent, pour reprendre l’idée de l’intervalle, là ce seraient plutôt les 25-35 ans.
- Où vous voyez vous dans 10 ans : Dans une maison avec mes deux filles.
- Avec qui rêvez vous de coucher : Beaucoup de monde ^_^.
- Un cadeau pas cher qui vous ferait plaisir : Un calin. Ca coute rien et c’est ce qui fait le plus plaisir, un peu de tendresse dans ce monde de brutes
- Le cadeau de vos rêves : L’omnipotence lol (oui je suis un peu mégalo parfois ). Plus sérieusement ? Une bibliothèque énorme avec un stock infini de « bon pour acheter le livre de votre choix, validité permanente »
- Une citation de votre choix : « I can resist everything except temptation (Je résiste à tout, sauf à la tentation) », de ce cher Oscar Wilde.
- A quel point aimez-vous votre travail : J’adorais mon travail de chef d’entreprise, mais même les meilleures choses ont une fin… Je suis très motivé par ma licence d’anglais qui m’a vraiment beaucoup plus, donc je suppose que ça va continuer à me plaire pour ma préparation au CAPES 🙂
- Avez-vous déjà été dans un accident de voiture : Oui, plusieurs fois, mais un seul causé par moi (cf au dessus l’histoire d’amour entre ma première 205 et un tracteur …)
- Fromage ou dessert : Dépends du fromage, dépends du dessert. Je mange plus de fromage que je ne mange de desserts (surtout du fromage de chèvre, je suis fan ) mais je dis pas non à un bon chocolat liégeois au restaurant.
- Quelle est la couleur de vos chaussettes (en général) : bah y’a pas de règle, c’est vraiment de toutes les couleurs.
- Nombre de visites à l’hopital : Trop. Je n’ai pas confiance en la médecine moderne, même si je reconnais son efficacité.
- Combien de fois avez-vous failli mourir : Je suis déjà mort une fois mais on m’a réssucité.
- Et combien de fois êtes vous mort : Bah une fois, du coup (sans compter les vies antérieures bien sûr, sinon, plein !). Ce qui tombe bien vu que puisque l’on ne meurt qu’une fois, je suis immortel maintenant non ?
- Dans quel magasin videriez-vous votre carte de crédit : Dans le mien ! LOL Mais bon, vu qu’il a fermé, à la FNAC je suppose, je suis un de leurs très bons clients ^^… Duand je faisais des folies, j’allais chez Stargames à Metz, mais les copains qui le tenaient ont revendu, et je n’y suis pas retourné depuis, ce qui arrange mon compte en banque 😉
- Que faites-vous quand vous êtes énervé : J’inspire longuement et je fais passer l’énervement à travers moi, puis je me calme aussi sec.
- Quelles expressions avez-vous tendance à utiliser trop souvent : Certes. Yop ! Tcho ! Tchuss ! Kikoo ! J’y crois à mort. N’imp. XXX, sa vie, son oeuvre. « Comme un <jour de la semaine en cours> » (à répondre à « Ca va ? »). Même pas en rêve. Cette fille/Ce mec, c’est ou elle veut, quand elle veut. Y’a pas photo.
- La meilleure chose au monde qui vous soit arrivée : Naitre.
- La dernière chose que vous aimeriez faire avant de mourir : Prendre une pose inoubliable et avoir une dernière belle parole.
- Votre pire problème présent : Le cyclothymisme de mes humeurs
- String ou culotte : J’ai comme l’impression que ce test a été écrit pour une fille…. Je répondrai donc : shorty ou caleçon. Chez une fille je préfère string ou culotte petit bateau.
- Lit 1 ou 2 places : 2, parce que j’ai besoin de place, et que je n’aime pas dormir seul.
- Sel ou poivre : Sel !
- Votre pseudo sur le net : Shiryu, Mirumoto Shiryu, Crystal, Crystal Gates, Firestorm, Paul. Et bien évidemment, Baron de Senquisse, mais c’est surtout mon nom de plume.
- Quelqu’un de dingue que vous connaissez : De vraiment dingue ? Mon pote La Touffe que je vois pas assez souvent. Et puis moi. Mais la folie est la seule façon d’être sain d’esprit dans ce monde.
- Que recherchez-vous chez une personne du sexe opposé : Encore une question con… Si c’est pour une relation de couple, je recherche surtout la confiance mutuelle et la communication.
- Selon vous, pourquoi l’amour est-il terroriste : Ah bon il est terroriste ? J’étais pas au courant…
- La pire chose que vous ayez faite dans votre vie : Plusieurs fois, faire pleurer des gens que j’aime.
- Pokemon le plus mignon : Carapuce !
- Votre avenir : Devant moi. Et heureux, quel qu’il soit.
- Ce que vous n’appréciez pas chez les mecs : L’hypocrisie entre « amis »
- Ce que vous préférez chez les mecs : Le regard
- Ce que vous n’appréciez pas chez les filles : Celles qui se brident pour répondre à des conventions de société.
- Ce que vous préférez chez les filles : L’esthétique du corps féminin.
- Meilleur ami : Au masculin c’est facile, y’en a qu’un au dessus des autres : Cyrille. Même s’il sait pas toujours être là quand j’en ai besoin. Même si je sais pas toujours être là quand il en a besoin. Je tiens à lui comme je tiens à très peu de monde et j’espère qu’il le sait. Pars pas !
- Meilleure amie : Caroline, que je retrouve, que je perds, que je retrouve… Dis donc ma belle tu va t’arrêter quand de faire le tour du monde ? Tu as la bougeotte mais tu as toujours ta place en mon coeur, ou que tu sois. Je pourrais parler aussi de ma blonde, mais sa place à cet endroit serait simpliste, fausse, et déplacée. Ah, moi et mes histoires compliquées…
- Meilleur copine, copain : Encore une question con vu les questions précédentes lol. Bah si on parle des potes avec qui je traine, bah le groupe de Talange avec qui je passe plein de temps en ce moment, l’ancien groupe de rôlistes qui a éclaté (Robert, Patrick, Renaud, Cédric) à mon grand dam et que je ne vois plus assez… Lu, Clément, et tous les autres ex-clients sympas de la boutique, pis mes anciens potes de fac ou de lycée que je vois plus mais que je n’oublie pas. Vero a.k.a. phéro que j’ai retrouvé après une longue perte de contact. Mathilde la petite princesse blondinette qui, je l’espère, apprécie autant mes massages que j’apprécie de lui en faire ^^
- Ce que vous pensez des filles qui font ‘le premier pas’ : C’est bien, il faut assumer ses sentiments.
- Ce que vous pensez des garçons qui font ‘le premier pas’ : C’est bien, il faut assumer ses sentiments.
- Ce que vous pensez des filles en général : Je suis amoureux de leur corps, esthétiquement parlant. J’aime leur douceur et leur sensibilité. Leurs forces, et leur fragilité. Leur capacité merveilleuse à donner la vie.
- Ce que vous pensez des garçons en général : Une belle bande de complexés qui ont du mal à s’assumer et qui se voient en permanence en danger face aux autres ou en compétition. C’est plus rare de trouver un mec bien que de trouver une fille bien lol. Hé les mecs : arrêtez de vous prendre la tête ou de complexer sur la taille de votre machin et pensez un peu à VIVRE !
- Or ou argent : Argent.
- Pensez-vous que l’argent puisse faire le bonheur : Non, mais il est plus difficile d’être entièrement heureux quand on en a trop peu pour vivre.
- Votre portable : Un vieux Nokia pourri avec une coque Tigrou.
- Votre police d’écriture favorite : Bah le bête Times New Roman, c’est la plus lisible.
- Votre devise : J’en ai pas vraiment, mais si j’en avais une, ça ressemblerait à : Ne regrette jamais, n’aie jamais de remords, vis chaque instant comme si c’était le dernier et profite de la vie en te concentrant sur les choses belles et agréables plutôt que sur les mauvais souvenirs. Etre heureux est un choix.
- Votre espoir ou rêve secret : Simplement être heureux comme je le suis parfois, garder ma quiétude, avoir deux filles et les aider à grandir dans ce monde à l’évolution discutable en les inondant de tout l’amour que j’ai en moi.
- Votre fruit favori : La pêche.
- Avez-vous déjà sauté une classe : Oui. C’est ça, être doué comme moi ^^…
- De quoi avez vous le plus peur : Perdre la vue.
- L’oeuf ou la poule : Un peu de blanc de poulet avec mon omelette, please…
- Que se passe t’il a minuit : Si je suis en partie de jeu de rôle, en général je commence à somnoler pour une demi heure. Si je suis avec une fille, je deviens très calin, même si c’est juste une amie. Si je suis seul, je suis en train de lire ou de dormir, ou de regarder la Lune.
- D’après vous, sommes-nous seuls dans l’univers : Il faut être incroyablement égocentrique pour penser ça non ?
- Pensez-vous que l’amitié peut surmonter tous les obstacles : Non. C’est incroyablement fragile ces petites choses…
- Croyez-vous au destin ou pensez vous que l’on peut l’influencer : Les deux mon général … Mais tout le monde ne peut pas l’influencer…
- Le dernier film vu au cinéma : Fantastic Four. Fantastic Film, d’ailleurs ! 🙂
- Le dernier artiste vu en concert : David Bowie.
- Etes-vous croyant ou athée : Croyant. Je suis paien (branche Seleniste, pour ceux qui sont au fait de ces choses)
- Ce que vous préférez dans votre physique : Ma voix et mon regard. Mes épaules et le haut de mon torse, aussi.
- Votre gateau préféré : Le marbré de ma grand mère, même si elle n’en fait plus, et je suis déçu de ne pas avoir réussi à apprendre à le faire aussi bien qu’elle. La tarte à la rhubarbe, mmmmh 🙂
- Votre bonbon préféré : Réglisse ou les bonbons acidulés.
- Votre héros : Gambit des X-Men, ou Porthos Fitz-Empress dans Mage
- Votre modèle dans la vie : Très égocentriquement ? Moi lol. Je cherche pas à marcher dans le chemin de quelqu’un d’autre, je marche sur ma route. Mais j’aime la carrière qu’à fait Lennon, et celle de Bowie.
- Avez-vous un don quelquonque : Plusieurs même mais je suis pas là pour me vendre lol. Pour les plus connus de mon entourage, je suis musicien, et je suis prescient. Je suis également très (trop) empathe, mais c’est tout autant un don qu’une souffrance parfois.
- Pensez vous que la vie peut s’améliorer et que nous pourrons un jour vivre tous en harmonie :L’incurable optimiste que je suis a envie de dire oui, mais le cynique en moi a vraiment trop peu foi en la nature humaine…
- Pensez-vous que la vie vaut la peine d’être vécue : OUI ! Sans hésitation ! J’ai compris ça après ma première tentative de suicide en étant ado, et depuis je me suis dit : « plus jamais ça »… La vie est belle, il suffit juste d’ouvrir les yeux pour le voir.
- Croyez-vous en la reincarnation, si oui laquelle : Oui, je suis d’ailleur convaincu que je suis la réincarnation de Baudelaire. Je ne prétends en aucun cas avoir hérité de son talent, mais je suis convaincu de ce fait, tout autant que je suis convaincu que c’est probablement la seule personne « célèbre » que j’ai été dans mes vies.
- Que préférez vous chez votre meilleur(e) ami(e) que vous ne trouvez pas ailleurs : Leur capacité à passer outre ma carapace et me mettre suffisemment en confiance pour que je leur laisse voir le vrai moi derrière les masques que je porte en permanence.
- L’endroit ou vous aimeriez être en ce moment : Dans mon lit.
- Francs ou Euros : Euros ! J’ai même du mal avec les francs maintenant et je dois convertir, c’est un comble -_-;
- Ce que vous faites en vous regardant dans le miroir : Je me drague, lol. Non, en général je me bichonne et je surveille mon apparence. Il est à noter que c’est l’un de mes tics, il m’est impossible de passer devant une surface réfléchissante sans m’y regarder, pourtant bien qu’egocentrique je ne suis pas particulièrement narcissique.
- Pensez vous qu’on a tous une âme dans ce monde : Des fois, y’a de quoi se poser des questions…
- Quel est ton auteur favori : Question difficile… Beigbeder ou Gaiman pour les vivants, Nabokov ou Wilde pour ceux qui ne le sont plus.
- Qu’est-ce que l’univers ? : 42.
Trois petites notes dans ma journée
1Excellente journée aujourd’hui.
Déjà, parce que ce soir, c’était le soir des vacances, et ça, ça fait toujours plaisir. Ensuite, parce que la journée était pleine de notes (de devoirs et de musique) et d’anecdotes. Comme mon excellente note pour le commentaire blanc sur Shakespeare et cette remarque sur ma copie par une prof que j’aime bien (donc ca fait d’autant plus plaisir) : « anglais exceptionnel« . Ah, madame, ne flattez pas ma vanité, elle n’est déjà que trop présente.
Autre commentaire blanc à composer cet après midi, dans un air de vacances. Je lis le sujet une fois. Puis deux. Puis trois. Puis je me motive (enfin j’essaie) et je relis carrément le chapitre entier d’où est tiré l’extrait. Rien n’y fait, je pense trop aux vacances, je plie copie et bagages, et je pars au bout de 30 minutes en laissant une copie blanche. Sachant qu’il s’agit de l’enseignante dont (au contraire de l’autre) je n’approuve pas du tout la méthode, je n’ai rien ni à lui prouver, ni à me prouver. Je pars la tête haute, ceintré dans ma veste en velours, jabot au vent, la canne à la main.
Retrouvaille de certains copromotaires bien sympathiques à 18 heures pour un petit raout au café pour fêter la fin des cours en 2005. La demoiselle au dos qui me fait rêver devait venir, elle ne viendra finalement pas, tant pis… Sebastien toujours aussi cru, Romain toujours aussi sympa, Karine toujours aussi déjantée… Excellente soirée malgré toutes les tentatives restées infructueuses d’essayer de convaincre la jolie Sabrina de nous faire une démonstration de danse orientale-et-pas-du-ventre-parce-que-y-a-tout-qui-bouge. Faille temporelle en regardant nos montres, il est vingt heures, et dix minutes plus tard, il est vingt-deux heures trente. J’aime ces soirées désinvoltes ou le temps s’envole et où le plaisir d’être en bonne compagnie se distille comme le plus raffiné des alcools.
Soirée qui termine en beauté lorsque, rentrant seul vers ma voiture, je croise trois charmantes demoiselles (dont une que j’avoue avoir déjà plusieurs fois remarqué du regard non loin du campus) qui m’accostent et me demandent la permission de me prendre en photo en me félicitant sur ma tenue… L’une est fougueuse, la seconde a les cheveux qui dansent avec le vent et sort l’instrument de capture d’image, la troisième est un petit ange déguisé parmi les mortels, incognito, aux cheveux fins et au regard d’océan… J’obtempère avec un sourire qui sera surement raté, je suis photographe, mais pas photogénique. Puis, le cliché pris, le petit ange à ma gauche, elles me souhaitent bonne soirée, je fais de même, et on se quitte le sourire sur nos quatre paires de lèvres.
Et puis au bout de dix pas je me rappelle de l’anecdote de la boulangerie, et je me dis que non, quand même, on n’a le droit d’être aussi stupide qu’une seule fois dans sa vie. Je fais demi tour et je cours vers elle, je les accoste à mon tour, je leur parle du Nombriloscope, elles ont l’air emballées par l’idée, et le petit ange note mon adresse email dans son portable pour m’envoyer les clichés de leurs nombrils (je demande rarement un email ou un numéro de téléphone, je préfère donner le mien pour laisser à l’autre le loisir de s’en servir, ou pas). Je ne sais pas si elles me recontacteront. Je ne sais pas si j’aurai leurs nombrils ou pas. Je ne sais pas si elles voudront me revoir. Mais au moins cette fois je n’ai pas laissé fuir les sourires sans leur offrir le mien… Trois demoiselles, deux jolies filles et un ange, trois petites notes de musique au fond du coeur.
Le mien, qui ne quitte pas mes lèvres et, stoïque, têtu, est toujours campé au milieu de mon visage au moment où j’écris ces lignes.
Quelle belle journée…
*****
La citation du jour: « Pour une fois qu’il y a un mec vraiment bien habillé… »
La chanson du jour: Trois petites notes de musique, Cora Vaucaire, « Toi, tu n’oublieras jamais Une rue, un été, Une fille qui fredonnait… »
Même si je n’ai pas eu l’impudence de demander son numéro de téléphone, la vie est belle !
‘Amour (partie 3)
2Ou : « Amour, Sexe et Amitié, c’est mieux que Amour Gloire et Beauté »
Nous voici donc arrivés à la suite (et fin, vu que c’est la dernière partie) de mon exposé non-exhaustif, mais détaillé, sur la définition de l’Amour, telle que ma vie, mon introspection et mon expérience m’ont aidé à la comprendre et à la mettre en forme. Pour les nouveaux venux ou ceux qui auraient raté le début, je conseille vivement de vous référer à la première partie (définition de l’Amour) et à la seconde partie (du Polyamour) avant de vous attabler pour déguster ce troisième volet. C’est bon ? Tout le monde suit ? Alors on continue.
Comme promis, la dernière partie de cette réflexion s’attachera aux liens tenus entre Amour (avec la majuscule), amitié (qui finalement en mériterait bien une) et Sexe (avec une majuscule aussi pour le différencier de l’organe, et avouons que la pratique le mérite aussi, quand même ^_^).
On entend souvent deux sons de cloche diamétralement opposés lorsqu’on demande à quelqu’un la question traditionnelle qui fait la joie des lycéens : « tu crois que l’amitié ça peut vraiment exister entre un homme et une femme ?« . Quand on y réfléchis, d’ailleurs, cette question est d’autant plus stupide qu’elle ne prends pas en compte la préférence sexuelle des deux protagonistes. Car, dans le fond, elle aurait autant de pertinence entre deux amis bi ou homo de même sexe, et beaucoup moins de pertinence entre une lesbienne féministe convaincue et un coiffeur visagiste (oui je sais je joue avec les stéréotypes mais j’t’emm… c’est pour faire sourire ^^). Mais soit, passons outre les imperfections techniques de l’interrogation ci-dessus pour nous attacher au fond. Quoi, vous voulez ma réponse à moi tout de suite ? Si vous voulez, mais ça va pas vous avancer à grand chose : ma réponse est « oui, mais non« . Vous faites moins les malins, du coup, alors on se tait et on me laisse finir 🙂
Qu’est-ce que l’amitié ? La vraie, je veux dire, pas cette étiquette d’ « ami » qu’on colle souvent trop vite à quelqu’un qu’on a croisé et vaguement apprécié (il serait intéressant de faire un post pour analyser la différence entre connaissance, « pote » et ami, mais je m’égare). Le vrai ami, en général, c’est la personne avec qui tu vas passer du temps, souvent agréable, avec qui tu vas avoir de longues et intenses discussions pour débattre de tout et de rien, une personne en qui tu feras plus confiance qu’aux autres, avec qui tu pourras partager un peu tes malheurs, et beaucoup tes bonheurs, et qui pourras compter sur toi quand il (ou elle) sera à son tour accablé par la tristesse. C’est résumé, mais en gros, c’est ce qu’on attends d’une relation mutuelle d’amitié.
Et notre fameux Amour alors, avec la majuscule, quand il est partagé, à quoi le reconnait on ? C’est une personne avec qui tu vas passer du temps, souvent agréable, avec qui tu vas avoir de longues et intenses discussions pour débattre de tout et de rien, une personne en qui tu feras plus confiance qu’aux autres, avec qui tu pourras partager un peu tes malheurs, et beaucoup tes bonheurs, et qui pourras compter sur toi quand il (ou elle) sera à son tour accablé par la tristesse. Sauf qu’en plus, en général, vous faites des galipettes ensemble, et éventuellement réfléchissez à une vie a deux (ou plus) avec ou sans enfants.
La différence entre l’Amour et l’amitié, vu comme cela, ne se résume qu’à deux points : le Sexe, et la filiation. Le Sexe est une pratique ma foi fort agréable, motivée par l’existence d’un désir d’autrui. On peut aussi tomber dans le bassement mécanique et parler de phéromones (hein Véro ^^) et d’attraction génétique. Toute personne un tant soi peu honnête reconnaitra que le Sexe n’est en aucun cas la résultante unique d’un sentiment d’amour. Tout le monde a déjà bavé sur son Johnny Depp ou sa Marie Gillain. Ou croisé cet(te) inconnu(e) dans la rue qui ne vous offre pas de fleurs mais à qui, passez moi l’expression, vous boufferiez le cul sans la moindre hésitation. Dans sa forme primaire, le Sexe est la résultante de cette pulsion que nous appellerons Désir, et que nous pourrons cerner à l’occasion dans un autre article, tiens, note pour plus tard. On note aussi que quand l’Amour vient à naître envers une personne que l’on ne désire pas, la force du cerveau et de l’Amour finiront en général dans un temps plus ou moins long a générer du Désir envers l’être aimé. Si si. Même si c’est une benêt fini avec le physique de Jacques Villeret. De la même manière, la répétition d’un Désir partagé (et donc de séances de pratiques tantriques) peut lui aussi être un tremplin à la création d’un Amour. Mais à part ces liens aidant à passer de l’un à l’autre, les papouilles et les galipettes sont bien une preuve non pas d’Amour mais de Désir.
Passons maintenant à l’autre différence remarquée entre Amour et amitié, la filiation. Ce point est certes plus complexe. Outre la crise actuelle de la paternité (qui montre somme toute que la plupart des parents potentiels ont sufisemment de jugeotte pour craindre de l’état de l’avenir de leurs gosses… Et qui explique aussi pourquoi tant de parents récents -ceux qui restent- sont de fieffés irresponsables…), le désir de se reproduire est là aussi, à la base, un reste de notre instinct, merci Darwin. Pourtant, souvent c’est également le désir de créer la vie, de donner la vie à un petit être qui vient de soi. Et comment ne pas comprendre face, par exemple, aux gazouillis et aux rires de ma nièce la petite Maud… Ce qui motive la parenté, c’est souvent la stabilité de ressources (plus que la stabilité d’un couple) assurant un avenir pérenne à l’enfant. C’est aussi, là encore, une preuve de confiance totale entre deux êtres. Mais est-ce une preuve d’Amour ? Je vais en choquer certains, mais je ne pense pas, non. On a déjà vu et connu des exemples d’enfants épanouis créés par insémination, ou comme « service » entre amis (souvent homosexuels). Combien de fois a t’on vu l’échec d’un couple ayant cherché à faire renaître un amour (sans majuscule, du coup) mourant via la naissance d’une progéniture ? Non, je suis fermement convaincu que la parenté est avant tout une preuve de confiance, et qu’elle s’épanouit particulièrement bien dans le cas d’un couple vivant un Amour partagé puisque, nous l’avons vu dans la première partie (je vous avais dit de relire !), la confiance est un élément essentiel et primordial de tout Amour.
Nous sommes donc devant un fait frappant : les seules différences observables entre un Amour et une amitié sont au final la résultante de la présence du Désir et de la Confiance… Hors la Confiance est aussi l’une des pierres angulaires de toute amitié. Le Désir, donc, serait la seule différenciation entre Amour et amitié. Et là encore, nous pouvons aller plus loin, car souvent, très souvent, le désir finit par naître entre deux amis proche… Simplement ce désir se trouve la plupart du temps refoulé, pour l’une ou l’autre des raisons classiques :
A) Rejet psychologique, syndrôme classique du « c’est un ami c’est pas possible »
B) Enfermement sous le joug inconscient de la morale judéo-chrétienne, syndrôme classique du « je suis avec Bob et je l’aime, je ne peux aimer qu’une personne (*sic*, encore une qui n’a pas lu la deuxième partie) donc je dois me tromper »
C) Honte, syndrôme classique du « je dois être un sale pervers pour penser cela »
On pourrait continuer longuement sur les diverses variations et déclinaisons qui font que dans 80% des cas, toute évocation d’évolution d’une relation amicale reste l’un des plus gros tabous de notre société « moderne ».
Allons encore plus loin dans le raisonnement. Au risque d’en choquer plus d’un, j’expose ma théorie : l’Amour et l’amitié sont exactement le même sentiment. Simplement, tout comme nous l’avons vu précédemment, l’Amour est comme une rivière dont le débit fluctue. L’amitié, c’est simplement un sentiment d’Amour qui est de base moins « fort » que l’Amour réalisé. Mais fluctuant lui aussi, il est absolument naturel et pas du tout honteux qu’il puisse « gonfler » et faire naître le fameux Amour avec un A. Comme il est absolument naturel et tout autant probable qu’il reste là où il en est… Si la non-exclusivité était plus courante, et si le sexe était un peu dédramatisé, les relations entre les gens seraient beaucoup plus saines, et vivraient dénuées d’hypocrisie ou de cette gêne déplacée qui vient parfois fausser les élans du coeur.
Depuis mon adolescence, j’ai eu beaucoup plus de partenaires physiques rangés dans la catégorie « amitié » que dans la catégorie « Amour »… Cela doit venir de mon côté un peu prosélyte, si je ne cherche pas à convaincre à tout pris, ce genre de discussion est quelque chose qui me tient à coeur et que je partage souvent avec les gens qui me sont proches… Comme (égocentrisme oblige) j’ai tendance à m’entourer surtout de gens qui ont une vision de la vie assez proche de la mienne, cette réflexion fait souvent écho dans l’esprit de mon allocuteur, et souvent les tabous se brisent. Ce n’est ni impossible, ni contre nature, bien au contraire. C’est une philosophie et un mode de vie certes pas adapté pour tout le monde, mais donnez vous le temps et l’objectivité nécessaire pour y réfléchir sérieusement.
Nous sommes maintenant arrivés au bout de l’exposé en trois volumes sur ma définition de l’Amour… J’espère que vous l’avez trouvée enrichissante, qu’elle vous aidera à mieux me cerner ou me comprendre et, qui sais, peut être y aurez vous trouvé quelques clefs vous aidant aussi à mieux vous connaitres et à évoluer. Apprenez à dire « je t’Aime », le vrai, pas le refrain bidon qui est dans trop de chansons et de poèmes, et qui se dit sans réfléchir ou sans le penser. Apprenez à le dire et à le comprendre, sans rien attendre. Apprenez à reconnaître l’Amour, même dans vos amitiés, et n’hésitez plus à leur dire « je t’Aime » lorsque c’est vrai, et même si vous n’avez aucun Désir envers eux. Apprenez à croquer la vie comme une pomme, elle est trop courte pour qu’on perde du temps, pour qu’on se laisse bouffer par des réflexes conditionnés et une morale déplacée. Vivez, respirez, aimez. La vie est belle. Et elle aussi, je l’Aime !
*****
La citation du jour: « Hein? J’sens rien j ai le nez bouché… et parle plus fort les sons sont comme étouffés ici… »
La chanson du jour: Friend is a four letter word, Cake, « When I go fishing for the words I am wishing you would say to me, I’m really only praying That the words you’ll soon be saying Might betray the way you feel about me. But to me, coming from you, Friend is a four letter word. »
Même si elle est entravée par le conditionnement sociologique, la vie est belle !
Etude de texte : Au placard, Sartre
0Il y a plusieurs mois, je vous avais fait découvrir ou re-découvrir pour certains un des grands penseurs de la philosophie française, en la personne de Pierre Bachelet. Force est de constater que depuis, outre mes régulières fiches de lecture, je ne vous ai pas aidé à y voir plus clair dans les autres monuments de la chanson engagée. Voici donc une nouvelle étude de texte détaillée. Aujourd’hui c’est tout un courant philosophique intense que je vais essayer de vous présenter. Cette personnalité qui a pris la France par surprise principalement depuis le début des années 50. Je ne parle pas de ce coco de Sartre, mais bien évidemment de l’inénarrable Annie Cordy.
Née Léonie Cooreman, tout le monde ou presque a déjà entendu ou fredonné les chansons populaires que sont « La bonne du curé » ou « Tata Yoyo ». Mais Annie Cordy, ce n’est pas simplement une énergie fulgurante et un humour décapant. Il serait aisé de soliloquer sur le léger « Chaud Cacao », mais nous sommes ici pour mettre en avant des réflexions plus profondes et élevées, et je sais que si je commentais de manière désinvolte « Chaud Cacao, chaud chaud chaud chocolat » toi, brilllant lecteur, sensuelle lectrice, tu ne me le pardonnerais pas. J’ai donc choisi de vous présenter une facette méconnue d’Annie Cordy. Annie Cordy penseuse. Annie Cordy philosophe. Nous allons étudier ensemble l’une de ses chansons les plus engagées, les plus sérieuses, et les plus profondes. Je ne surprendrai personne en avaouant que cette chanson est ma favorite de l’artiste. Nous attaquons aujourd’hui un sujet grave. Les fans d’Annie l’auront compris, je veux bien évidemment parler de son opus, « Cot Cot Coin Coin ».
Nous l’avions déjà vu avec Bachelet, il est toujours important dans une chanson a vocation sérieuse de placer le décor, d’offrir à son public analyste un référent commun afin de délimiter avec précision les bornes limitatives de la pensée discursive. Ici, nous comprenons aisément que la scène se passe en matinée, et que le jour précis, ou la saison, sont secondaires : nous sommes en face d’une tranche de vie inaltérable et universelle.
Maman poule sur son tas de foin
Apprenait à ses petits poussins
À faire des cris de poule près du bassin.
La valeur de l’éducation. Voici un élément important de la pensée Cordyenne. Toujours d’actualité, sous des apparences légères, ça dénonce grave. Ca balance sec, madame. On parle des problèmes de société et du désavoeu des parents dans leur rôle éducatif… Ici, la morale est claire : même les poules s’occupent de la bonne éducation de leurs enfants. Le message d’Annie ? « Prenez en de la graine ». Ce qui, pour une poule, est doublement bien pensé.
Un petit canard noir et blanc
Qui avait perdu ses parents,
La dimension tragique de la chanson apparait ici avec l’introduction de l’un des protagonistes principaux de l’allégorie. Un canard orphelin, aux couleurs différentes des poules traditionnelles wallonnes. On comprends bien ici le parallèle qui peut être tiré avec tous les gens, jeunes ou vieux, qui sont perçus comme différents par la société ou l’être humain lambda, quelle que soit son origine.
Voyant tous les poussins imiter leur maman
Essayait de faire cot cot tout en pleurant.
La détresse et la solitude du canard le pousse à sans cesse faire des efforts d’intégration… Il voit bien qu’il est différent des autres, en extérieur, mais cherche à montrer que lui aussi a un coeur, et qu’il est prêt à faire des efforts pour s’intégrer, même au prix d’une perte d’identité (il est en effet important de noter pour les lecteurs non-biologistes qu’un canard est physiologiquement incapable de faire « cot cot » de manière naturelle et sans intervention extérieure).
(Refrain)
Cot cot cot cot cot cot cot cot Faisait la maman poule.
Cotcot cotcot cotcot cotcot Faisaient les poussins poules.
Coin coin coin coin coin coin coin coin Faisait le petit canard.
Quand on est fière d’être une poule
On fait cot cot et pas coin coin !
Retour à la dénonciation. Le canard est rejeté de la nacelle familiale incarnée par la poule et les poussins. Mme Cordy met en avant l’un des maux les plus effarants de notre société, la fierté déplacée, qui aveugle le coeur des hommes et fait naître l’intolérence… Nous ne parlons pas ici d’élitisme (qui est comme vous le savez une valeur à laquelle je tiens) mais bien du rejet aveugle d’autrui simplement pour son apparence ou sa coutume (représentée ici par le coin coin). Le couple poule/poussins est une allégorie visant à dénoncer le racisme racial et religieux.
Le petit canard seul dans son coin
Pleurait devant tous les poussins
Qui se moquaient de lui en lui jetant du grain.
Hou huu hou ! Ce poussin est vilain !
Nous avons ici une étude émotionnelle et détaillée des troubles affectifs du canard. Rejeté par son apparence, par sa différence, il ne sait pas encore comment se défendre face à l’agressivité de la société de consommation moderne représentée avec brio par les poussins. En demi-teintes, nous voyons aussi une critique à peine voilée de l’artiste envers le gaspi des sociétés modernes, n’hésitant pas à jeter du grain à la tête du canard alors qu’il y a encore des gens qui meurent de faim dans le monde.
Je suis tout noir et je ne vous ressemble pas.
Je voudrais bien chanter comme vous les gars
Mais je suis coin-coincé et je ne comprends pas
Pourquoi copains, j’y arrive pas ?
(Au refrain)
Réaction classique de l’être humain face au rejet de ses pairs : aveugle à l’étroitesse d’esprit d’autrui, il n’hésite pas une seule seconde à rejeter la faute sur son propre comportement ou sa nature. Il se trouve « coincé », et souffre de la détresse profonde de l’être qui a perdu tous ses repères.
Soudain un grand malheur arriva :
Un poussin dans le bassin tomba.
Au secours ! Au secours ! Mon fils va se noyer
Faite quelque chose ou je je vais me plumer???
Nouvelle critique voilée de la société moderne et du désavoeu des parents de leur rôle éducatif. L’un de ses enfants est en danger, mais maman poule est totalement décontenancée par la situation… elle cherche le salut dans la société qui l’entoure et qui l’a formatée, sans voir que très probablement il était tout à fait dans ses cordes de sauver son gosse. Mais là encore, inconsciemment, elle s’en fiche, et ne lèvera pas le petit doigt. A croire qu’elle préfèrerait qu’il crève. Tchulée.
Le petit canard sans hésiter (coin coin)
Plongea dans l’eau froide et glacée.
Il sauva le poussin et depuis ce jour-là
Toute la basse-cour en fête l’adopta.
(Tous avec moi)
Ici le canard démontre que l’être humain vertueux, face à l’adversité, n’hésite pas une seconde à mettre la main à la pâte et d’une manière très altruiste, s’élance au secours du sale mioche qui n’avait pourtant pas hésité à lui jeter du grain à la gueule il y a quelques strophes. Le canard est quelqu’un de fondamentalement bon. Je vous l’accorde, dans un sens, ici, il est aussi un peu fondamentalement con. Mais c’est souvent le cas dans les allégories alors n’y prêtons pas plus longuement attention. Remarquons cependant que cet acte altruiste a été le vecteur qui a permis à l’ensemble de la basse-cour d’intégrer le petit canard. Véritable message d’espoir, il aura fallu un danger de mort pour que la société ouvre les yeux pour accueillir et apprécier le petit canard.
Cot cot cot cot cot cot cot cot Faisait la maman poule.
Cotcot cotcot cotcot cotcot Viva le héros de la poule !
Coin coin coin coin coin coin coin coin Faisait le petit canard.
Et dans la ferme, on entendait
Chanter les poules et les poussins.
Cotcot cotcot cot cot cot cot cotcot (note : ce qui précède est cancanné sur l’air de la marseillaise)
Conclusion en apothéose… La ferme (et donc la société) est enfin unie sans racisme ni préjudice. A travers cette allégorie osée et qui dénonce, Mme Cordy nous encourage à accepter autrui et à abandonner toute forme de racisme ou de rejet de l’autre pour des considérations futiles. Nous apprécierons tout carticulièrement le tout dernier clin d’oeil. En cancannant la marseillaise, Annie Cordy nous démontre que dans un sens, elle aussi, belge d’origine, est peut être pour certains un petit canard au sein du public français qui l’a pourtant adoptée, et elle nous encourage a faire de même avec tous ceux que nous rencontrerons. C’est une adresse au public, manière de les remercier de leur amour et de leur fidélité.
Et en vous remerciant de la votre, je vous dis à bientôt.
*****
La citation du jour: « hey, c’était pas plutôt ‘je peux dégrafer’ ‘-oui oui’ ? »
La chanson du jour: I saw her standing there, The Beatles, « Well, she was just 17, You know what I mean, And the way she looked was way beyond compare. So how could I dance with another (ooh) And I saw her standin’ there. Well she looked at me, and I, I could see That before too long I’d fall in love with her. »
Même si je ne pars pas en vacances, la vie est belle !
‘Amour (partie 2)
0Ou : « Soyez pas mal-poly ! »
Le développement de ce second mini-essai sur l’Amour présuppose la lecture et la compréhension de la première partie, voire sa considération comme axiome pour la suite logique du développement. Si vous n’êtes pas d’accord avec ma définition, essayez de vous l’imaginer pour assimiler la suite. Si même cela vous est impossible… *hausse les épaules* bin lisez pas l’article, vous gagnerez du temps.
Le premier article, donc, parlait de ma définition de l’Amour. Conscient de la non-universalité de cette définition, et suffisamment tolérant pour admettre et accepter les autres définitions, je demeure tout de même suffisamment pédant pour la considérer comme meilleure et plus saine que la plupart des autres définitions qui m’aient été données à lire jusqu’à présent. Ou tout du moins plus adaptée à ce que je ressens, moi, et à ce que je sais que nombre des personnes qui m’entourent et me font suffisemment confiance pour m’en parler, souvent en proie au désarroi car ce qu’ils/elles ressentent n’est pas conforme, justement aux définitions « classiques ». Maintenant que cette définition est acquise, nous allons pousser la réflexion un peu plus loin et parler d’un sujet en grande partie évité dans la définition précédente : la non-exclusivité.
« Polyamoureux ». « Polyamour ». « Polyamorisme ». « Polyamory ». « Poly ». Tant de mots différents pour exprimer le même concept. Tant de mots qui se recouvrent sans encore avoir trouvé leur norme, car la norme est gênée par le concept, justement. L’avantage de ce listing c’est que avec un peu de chance les gens qui chercheront ce sujet sous Google auront d’autant plus de chances de tomber sur cet article, et s’il peut répondre à quelques unes de leurs questions c’est tant mieux.
Alors le polyamour, c’est quoi ? Si on devait véritablement résumer en termes compréhensibles par un maximum de monde, il faudrait dire « une polygamie non-sexiste et intellectuelle« . Ca résume, on sait de quoi on parle, et pourtant de la même manière on perds une grande partie de la profondeur même du concept. D’où l’intérêt (en tout cas à mes yeux) de cet article. Vous pouvez voir ça comme du prosélitisme. Je préfère parler de prise de conscience. Mon but n’est pas de faire de chacun de vous, jeunes lecteurs, jolies lectrices, un ou une polyamoureu(x/se) mais de vous permettre de réfléchir objectivement sur le sujet et de vous faire votre propre opinion.
Bref, nous avons présenté (j’aime bien le nous. Ca fait académique et un peu prétentieux en même temps, hu hu hu) dans l’article précédent la nature infinie de l’Amour lorsqu’il comporte une majuscule. C’est cette propriété intrinsèque au sentiment amoureux qui va être capitale pour la suite du développement. Parce que comme vous le diront tous les matheux qui trainent (allez, faites moi plaisir, y’a bien au moins UN matheux parmis mes lecteurs ?), un des trucs sacrément classe avec l’infini, c’est que tu as beau le diviser autant de fois que tu veux par un entier, ça fait toujours l’infini. Et bien que je sois persuadé que vous voyez immédiatement là où je veux en venir, c’est justement ce moment que je choisis pour faire un aparté.
Imaginez que vous ayez un enfant. Une jolie petite fille blonde par exemple (oui je suis influencé par la naissance de Maud, mais j’t’emm…). Bon, vous aimez votre fille, correct ? Maintenant, vous avez un second enfant. On va dire que c’est un garçon, ce coup ci, pour faire taire les mauvaises langues. Vous aimez votre garçon, correct ? Bien. Mais ce n’est pas pour cela que vous n’aimez plus du tout votre fille. Ce n’est pas pour cela non plus que vous aimez l’un des deux plus que l’autre. En fait, on ne peut même pas dire non plus que vous les aimez « pareil » l’un et l’autre. Vous les aimez tous les deux, différemment, car ils sont différent, et infiniment, parce que vous les Aimez. Et vous trouvez ça naturel.
Eh bien le polyamour, c’est un peu ce concept, mais appliqué aussi aux relations intimes et aux relations de couple.
Et là tout de suite la moitié d’entre vous est choquée, outrée, et positivement pas d’accord. Mentez pas, je vous ai vu. Et vous savez quoi ? C’est *normal*. Pourquoi normal ? Parce que depuis que vous êtes tout bébés, c’est ce qu’on vous rabache et qu’on vous conditionne à penser à grand coup de morale et de mass-media. La monogamie est prédominante dans notre société car elle découle de la morale du péché et de la culpabilité de l’accomplissement des désirs qui sont l’héritage des traditions judéo-chrétiennes, principalement. A travers le monde, sur toutes les cultures et traditions non-influencées par cette « morale » à succès, une grande majorité sont des cultures polygames. Et pas de sexisme, hein… Polygame comme plusieurs hommes ou plusieurs femmes (toi aussi, enrichis ton vocabulaire grâce à Tears of the Night : quand seul l’homme a le droit à plusieurs épouses, c’est de la polygynie. Quand seule la femme a le droit à plusieurs maris, c’est de la polyandrie). C’est un comportement émotif *naturel*, mais qui n’est plus *normal*, car la normalité est définie de nos jours comme le reflet de la somme de nos cultures occidentales qui, bien que laïques en théorie, conservent en pratique une bonne partie de valeurs morales découlant des religions à succès.
« Alors en pratique, Baron, ça se vit comment, le polyamour ? »
En pratique, il suffit d’écouter son coeur et ses sentiments. Je suis sûr que toi aussi, jeune lecteur, jolie lectrice, tu as déjà rencontré CETTE personne. Cette personne qui, alors que tu étais heureu(x/se) en couple, t’a fortement attiré. Et probablement, tu as eu l’une des trois réactions classiques :
A) Tu as nié, et tu t’es convaincu du contraire, et ça c’est le mal
B) Tu as culpabilisé et tu t’en es voulu, et ça c’est le mal
C) Tu as craqué et tu as eu une aventure dans le dos de ton Autre, et ça c’est le mal.
Parce que notre société nous conditionne à croire que ressentir ça c’est mal, alors pour compenser on agit stupidement et on fait, au final, beaucoup plus de mal (et du vrai) à nous ou à autrui, que ce « mal » virtuel dont on essaie de nous convaincre de la véracité. Avec succès bien trop souvent. Alors que ce sont des pulsions tout autant physiques que mentales tout à fait naturelles. Assumer cette force des sentiments, c’est le premier pas vers le polyamour.
Amour infini, nous le rappelons. Donc alors qu’il est divisé sur 2, 3, x personnes, il reste tout autant un amour infini envers chacun(e) des récipendaires. Et la beauté sublimée de tout ça, c’est qu’en plus cet Amour est différent et s’exprime différemment pour chaque personne. Par contre, il est vrai que cet état soulève le « défaut » majeur (et plus ou moins le seul, en fait) du polyamour : si l’Amour est infini, le temps, lui, ne l’est pas. Gérer les diverses relations peut être difficile.
Alors quelle est la différence avec un homme ou une femme adultère qui entretiens plusieurs relations en même temps ? J’y viens. La différence vient de la franchise et de l’absence de mensonge. La confiance, sur laquelle je me suis longuement attardé dans ma définition de l’Amour, est une constante immuable de toute relation polyamoureuse. Et aucun « vrai » polyamoureux n’entretiendra de relation avec quiconque sans avoir au préalable prévenu son, sa, ou ses partenaires.
Polyamour sous entends également la fin de la jalousie. La jalousie nait psychologiquement d’un sentiment d’insécurité et d’un complexe mineur (si l’Autre passe du temps avec autrui, il/elle trouvera forcément autrui mieux que moi et va me quitter) ou pire encore, d’un réflexe d’esclavage mental (tu es MA chose, tu m’APPARTIENS, tu ne dois vivre que pour moi et pas pour toi). Le polyamour abolit tout cela. Même si l’Autre entretient des relations avec autrui, la confiance entre l’Autre et soi est telle que et l’un et l’autre savent que cela ne remets pas en cause l’infinité de l’Amour qu’ils partagent.
Le polyamour, c’est un Amour sublimé, basé sur le partage, le dialogue, la non-jalousie, la non-dominance, et la liberté de l’un et de l’autre. We’re One, but we’re not the same, chante Bono… (oui je sais, j’ai déjà cité ça la dernière fois). Ce n’est pas de l’échangisme, car contraiement aux préjugés, le polyamour n’est pas basé sur le sexe. C’est un petit plus agréable, mais en aucun cas requis pour vivre une ou plusieurs histoires d’Amour. Je ne suis pas non plus d’accord avec ceux qui associent polyamour et peur de s’engager. Au contraire, c’est s’engager encore plus, plus fort, et plusieurs fois. C’est un sur-engagement. Ce n’est pas un libertinage, car je me considèrerais (NB : je me SUIS considéré, en fait, vu que j’ai subi… passons) comme trompé si l’une de mes relations polyamoureuses entretenait une relation -même purement physique- sans m’en avoir parlé. C’est aussi le respect. Je suis polyamoureux, mais je sais que tout le monde ne l’est pas. Et j’ai déjà choisi de rester « fidèle » à une personne non-poly avec qui je m’étais mis en couple, plus d’une fois. Et chaque fois ce sujet est longuement débattu dans le couple. Pour arriver à un consensus (je deviens « monogame » le temps du couple, ou l’autre devient poly, ou on finit par se séparer après avoir fait duré le status quo aussi longtemps que possible en cas de désaccord irrémédiable), ou pour se séparer bons amis.
Soyons tout de même francs avant de conclure. Le polyamour c’est sublime en théorie, mais en pratique c’est pas toujours facile. Parce que tout le monde n’est pas polyamoureux. Parce que même pour ceux qui le sont, et pour moi aussi, les réflexes du conditionnement monogamme permanent de notre éducation et des media est une geôle des plus étroites. Mais une révolution des moeurs se fait un coeur à la fois. J’espère que vous prendrez un peu de temps pour réfléchir à tout cela, que vous finissiez par être convaincus ou pas. Le plus dûr est d’essayer de considerer cela en étant VRAIMENT objectif, et sans idées reçues.
L’Amour est infini, et naturellement contagieux. Il est de ma profonde conviction que renier ces sentiments est non seulement un héritage superflu d’une religion nombriliste, mais c’est aussi surtout se renier soi. Et c’est égoïste, car c’est refuser de partager cet Amour avec ceux qui en sont les légitimes bénéficiaires. Quand on Aime, on ne compte pas. Ca veut dire qu’il faut pas faire une fixation sur « un » :o)
En espérant que vous fûtes nombreux à lire ces lignes jusqu’au bout. La troisième (et à priori dernière) partie du B.A. BA de l’amour sera consacrée à la nature de la frontière entre Amour et Amitié (avec une majuscule aux deux). pour ceux qui veulent creuser, l’article de Wikipedia sur le Polyamour est très bien fait.
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La citation du jour: « J’ai arrêté de lire ton blog quand tu as arrêté de parler de moi »
La chanson du jour: Pure Morning, Placebo, « A friend in needs a friend indeed, A friend who’ll tease is better »
Même si je suppose que beaucoup de gens auront la flemme de lire cet article en entier, la vie est belle !



