Paul de Senquisse

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World War Web: ne pas se tromper de cible

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Depuis hier soir, un boulet de canon médiatique aura fait disparaitre presque toute mention des ratés de Free Mobile et de leurs non-cartes SIM, et réalisé la performance de rendre une keynote Apple absolument invisible sur Twitter.

Ce boulet de canon, c’est la fermeture du site de partage de fichiers pas-toujours-légaux-mais-parfois-si-quand-même Megaupload. J’étais tranquillement en train de jouer à WoW sur le mac, regardant Twitter d’un air distrait entre deux pulls de boss, lorsque l’effervescence a commencé. « Megaupload fermé », « Plus de Megaupload », et autre déclinaisons, en boucle, avec quelques articles relayant l’information (dont la BBC, l’un des premiers media « sérieux » à couvrir le sujet de manière intensive) comme quoi ce n’était pas une panne technique mais bien une fermeture suite à décision de justice.

La réaction ne se sera pas fait attendre. Ralliés sous la bannière des Anonymous, Internet réagit massivement à la fermeture de ce site correspondant, si l’on en croit certains chiffres, à 4% du traffic mondial à lui seul. Attaques informatiques sur les entités perçues comme « coupables », les sites en question tombent un par un : site du département de justice américain, site de Universal, notre immondice française Hadopi, et même le site du FBI n’y aura pas échappé. Certains seront restés offline plus longtemps que d’autres, mais la riposte « pour le principe » en tout cas était réussie.

Aujourd’hui encore Megaupload était le sujet de discussion favori de l’Internet francophone, même s’il faut avouer que la plupart des messages que j’ai pu voir passer sur les réseaux sociaux ou dans les médias étaient aberrants de raccourcis et de manque d’objectivité ou, vous savez, de connaissance des FAITS. Et il y a eu un net clivage entre les « wééééééééééérévolutiooooooooon » d’un côté pour qui Megaupload était un messie maintenant devenu martyr sur l’autel des vilains patrons, et d’autres pour lesquels Megaupload était le Fils de Satan(tm) et qu’il fallait s’en réjouir même si on était un djeuns rebelz.

Comme souvent dans les combats d’extrêmes, la Vérité ™ se trouve grosso modo à mi-chemin. Mais avant d’aller plus loin dans mon avis personnel propre de moi même (qui vous intéresse forcément, sinon vous seriez sur lemonde.fr ou nytimes.com, alors patientez deux minutes que je finisse l’intro ^_^), il me semble important de rappeler plusieurs choses, parce que j’ai lu des élucubrations qui feraient s’arracher les cheveux à un chauve.

A) A part la date qui coincide peu ou prou avec les opérations de blackout anti SOPA et PIPA, la fermeture de megaupload n’a absolument RIEN à voir avec ces deux projets de loi. C’est une opération judiciaire de longue date mise en place a travers une coopération entre de nombreuses polices internationales qui a fait mettre la clef sous la porte de Megaupload, c’est en cours depuis des mois (c’est LENT, la justice mondiale), et tout a été fait avec les lois déjà existantes.

B) Ce n’est pas Obama qui est venu appuyer sur « off » sur les serveurs de Megaupload. J’aurais tendance à dire, « au contraire », la dernière action en date d’Obama en matière numérique est justement – à l’opposé INTEGRAL de notre président déconnecté des réalités qui cherche à promouvoir sa bouse Hadopi à travers le monde, soit dit en passant – de *TUER* le projet de loi SOPA au Congrès. La Maison Blanche a émis mardi un communiqué expliquant qu’Obama ne promulguerait jamais SOPA en l’état, et qu’il était prêt à – je cite – « défendre vigoureusement un Internet ouvert basé sur les valeurs de la liberté d’expression, du respect de la vie privée, de la sécurité et de l’innovation ». Pour les anglophones, je vous invite à ==>lire la déclaration de la Maison Blanche<== avant de faire des raccourcis. Personnellement, j’échange mon président contre le leur QUAND ILS VEULENT (mais ils ne voudront pas).

C) Si le côté « Bouh-le-piratage-c’est-le-mal » est fortement mis en avant dans le procès contre Megaupload, pour faire peur et pour faire passer le message des lobbys, ce n’est pas principalement pour ça que megaupload ferme. C’est surtout pour les (réelles) malversations de son fondateur, et les couilles en or qu’il s’est fait sur le dos (un petit peu) des major et sur le dos (beaucoup) de ses utilisateurs. J’y reviens plus bas, mais gardez cela en tête.

Maintenant j’en viens à mon opinion. La fermeture de Megaupload, dans le fond et la forme, est à la fois une très bonne chose, et quelque chose d’absolument horrible. Oui, les deux en même temps. J’explique.

Pourquoi est-ce une bonne chose ?

Je n’ai jamais caché dans mes articles être plutôt contre le piratage. Certes, on pourra m’accuser assez facilement de me ranger du côté des majors, vivant moi même exclusivement de ma plume depuis plusieurs années. Mais ce serait mal me connaitre. S’il y a bien une chose que j’aime encore MOINS que le piratage, ce sont les politiques actuelles des majors, et la répression stupide et inutile dudit piratage. Je préfère une responsabilisation des gens. Je reste convaincu que si on ne les prend pas pour des cons, les gens qui ont les moyens de soutenir la culture et les artistes le feront, et le font, d’ailleurs. Il n’y a jamais eu autant de monde dans les concerts que ces dernières années. Des auteurs peuvent écrire des livres et les publier sur Internet en étant rémunérés sans passer par les maisons d’édition. C’est un peu comme un contrat moral, et je sais d’expérience que dans notre société de consommation, les gens sont HEUREUX de soutenir ce qu’ils aiment avec leurs deniers. Qui parmi vous n’a jamais acheté un best of de son artiste favori malgré le fait qu’il ou elle possède déjà l’intégrale de ses albums ? En revanche, surtout dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat, je trouve dommage *et* dommageable que l’argent soit un frein à l’accès à la culture et à l’éducation, surtout chez les plus pauvres et chez les plus jeunes à l’argent de poche limité. Que ces gens là téléchargent à tout rompre ne me choque pas, et si je suis prompt à froncer les sourcils (pour le principe) quand on me l’avoue, je sais que la majorité d’entre eux est également consommateur, ou en tout cas le sera dès leur entrée dans la vie active ou l’augmentation de leur pouvoir d’achat (en revanche, ceux qui téléchargent malgré la possibilité matérielle d’acheter, ou pire, qui utilisent le récurrent « je préfère garder mon argent pour m’acheter le dernier Galaxy Tab » comme excuse n’ont qu’à croupir au plus profond de mon mépris, tu n’achètes pas une Porsche au lieu d’une Fiat Punto en faisant un plus gros crédit et en te disant que tu peux payer la voiture mais que t’auras qu’à voler l’essence à la pompe). Toutes les études le disent : les plus gros pirates sont les plus gros clients payeurs de l’industrie culturelle.

Alors pourquoi est-ce une bonne chose, donc ? Je te vois, jeune lecteur, sexy lectrice, t’impatienter et me dire que mon paragraphe précédent n’explique rien du tout et n’a rien à voir avec la choucroute et tu as RAISON, je me laisse emporter, je reviens au sujet. Le fait que je sois plutôt contre le piratage sauf exceptions ci dessus, donc, n’a rien à voir avec le fait que je trouve ça plutôt cool que monsieur Dotcom se retrouve potentiellement devant les tribunaux. Parce que s’il y avait des usages légitimes de Megaupload, soyons honnêtes, ce n’était pas la majeure partie du traffic du site. Mais surtout, ce dont est accusé le fondateur est d’avoir encouragé délibérément le piratage de masse à des fins purement lucratives. Et s’il y a une chose qui m’énerve encore plus que les majors de plus en plus inutiles qui se font des couilles en or sur le dos des artistes et des honnêtes payeurs, ce sont les entrepreneurs qui se font des couilles en or sur le dos des artistes et des utilisateurs naifs, drainant via publicité et comptes premiums de l’argent qui, au lieu de se retrouver au moins un petit peu dans la poche des artistes, sert à financer la villa en Nouvelle-Zélande de monsieur Dotcom. Pour info, elle ressemble à ça, sa villa :

Plutôt pas mal hein ? Il peut se le permettre, avec près de 200 millions de dollars de recettes des comptes premium de Megaupload, engendrés par un business model délibérément construit sur l’illicite, les conversations email du fondateur révélant qu’il était non seulement explicitement au courant de l’immense majorité de fichiers piratés par rapport aux fichiers licites sur Megaupload, mais que de plus cette pratique était sciemment encouragée, les fichiers n’étant jamais détruits (mais seulement déplacés sur les serveurs, avec nouveaux liens) lors d’une injonction de justice contre un fichier, et les plus gros uploaders recevant une compensation financière directe de Megaupload pour continuer leur business, et donc le leur. Sur le principe, gagner de l’argent illicitement, c’est bien qu’il soit jugé, et c’est d’autant mieux que c’est de l’argent gagné illicitement sur la naïveté des gens en se faisant passer pour Robin des Bois en n’étant en fait qu’un plus gros pourri que le Sheriff de Nottingham. Soit dit en passant, je suis certain que les utilisateurs ayant payé un compte megaupload premium aurait de bon coeur versé la même somme pour une licence globale aux dividendes reversés aux artistes. Je dis ça, je dis rien, cf plus haut le principe des bons payeurs quand on n’est pas pris pour des cons.

Mais alors pourquoi est-ce que la fermeture de Megaupload est aussi une mauvaise chose, vas-tu me demander, charmant lecteur, pulpeuse lectrice, maintenant que mon habile rhétorique a réussit à te convaincre que Megaupload méritait d’être lapidé en place publique ? J’y viens.

Déjà parce que c’est bel est bien le fondateur de Megaupload, qui mérite la comparution devant un juge. Pas son site. Certes, Megaupload avait un traffic majoritairement illicite, mais il avait aussi un usage licite, et le site en lui même est « neutre ». Quand John Lennon a été assassiné, Mark David Chapman a été en prison mais son revolver, lui, n’a pas été accusé directement. Détruire l’outil en même temps que le crime est totalement contre-productif. Déjà, au niveau de la forme. Certes, si tu as suivi, la fermeture de Megaupload n’a rien à voir avec SOPA et PIPA (mais si, tu as suivi, je te l’ai expliqué au dessus !) mais dans une période où ces projets de loi inquiètent à juste titre une bonne partie des américains et du reste du monde, voir la fermeture de l’un des sites les plus visités au monde, sans sommation, avant tout procès, et avec la coopération de plusieurs gouvernements mondiaux fait peur, et à juste titre. Le printemps arabe et les dictatures renversées grâce au pouvoir de Twitter et d’Internet ont ouvert les yeux à de nombreux dirigeants ou rouages importants du « système » sur les capacités de rassemblement et de communication de cet outil merveilleux. Internet, c’est un peu le contraire de la télévision : plutôt que de vous abrutir et de vous isoler en solitaire, cela vous incite à communiquer et à vous éduquer, vous informer.

Et ça, ça fait mal à la dystopia Orwellienne en train de se contruire depuis des décennies. Donc il y a de plus en plus de tentatives de contrôle et de projets de loi visant à donner aux gouvernements la possibilité de museler Internet comme Megaupload a été muselé. Et c’est *MAINTENANT* qu’il faut réagir, et réagir aussi fermement que les peuples qui ont renversé les dictatures, parce qu’avec trop de laisser faire, il sera trop tard. On va chercher à vous vendre ces lois avec la pilule de la sécurité ou de la responsabilité, ou mieux encore : avec l’excuse de la lutte contre la pédopornographie, mais ne vous y leurrez pas ! La pédopornographie, en vrai, ils n’en ont rien à foutre, ou presque, et qu’on ne vienne pas m’accuser d’être un « conspiracy theorist » en disant cela, vous ne me ferez pas croire que les MILLIONS de dollars dépensés pour réussir à fermer Megaupload et à coffrer leur auteur n’aurait pas pu être dépensés pour ne coffrer ne serait-ce que UN réseau pédophile à la place si c’était vraiment leur priorité. Seulement voilà, on connait le lobby des majors et leurs poches pleines de pognon pour les politiciens en manque de soutien. Le lobby des gamins violés, curieusement, il a moins de millions à dépenser dans les poches des gouvernements, lui.

Sur la forme, donc, c’est le mal, puisque c’est du muselage en règle d’Internet alors que Kim Dotcom aurait pu tout aussi bien être jugé sans la fermeture du site. Mais si on peut déplorer tout l’argent que les utilisateurs de Megaupload ont envoyé dans les poches de Dotcom plutôt que dans les poches des artistes, il ne faut pas oublier POURQUOI ces gens ont payé pour leur compte premium. Adolescent lecteur, jeune et jolie lectrice, si tu es née au début des années 90 tu n’as sans doute pas connu les années Napster et ce juillet 2001 où les artistes, Metallica en tête, criaient leur victoire contre le piratage avec le shutdown forcé du plus gros centre de peer to peer de l’époque. Moi, oui, j’étais déjà un grand consommateur d’Internet en 2001. Et si déjà à l’époque malgré mon plus jeune âge j’étais déjà contre le piratage systématique, j’ai néanmoins vu cela comme une défaite de la liberté du réseau, et comme beaucoup j’ai fait parti de ceux qui ont prédit l’arrivée imminente des sites de stockage et des mafias qui tenteraient probablement de faire leur beurre dessus. J’aurais du parier gros, tiens.

Ce que ne comprennent ni les majors, ni les gouvernements (à l’époque j’aurais pu ajouter « ni les artistes », mais fort heureusement ils sont de plus en plus nombreux à ouvrir les yeux aujourd’hui), c’est que leurs « victoires » arrachées à grands coups de lois et à grands coûts (pun intended) de millions de thunes injectées pour les faire voter et les faire appliquer ne servent absolument à rien. Déjà parce qu’ils sont trop lents à réagir, avec leurs millions et leurs lois votées et revotées. Mais surtout que pour chaque centaine de législateurs et de programmeurs assujettis au système, il y a des MILLIERS d’internautes décidés à ne pas se laisser faire. La mort de Napster, contrairement à ce que semblait croire James Hetfield, n’a pas tué le piratage. Le lendemain, tout le monde découvrait eMule. Toute mesure technique pour réprimer le net, si complexe soit elle, n’a jamais tenu plus de quelques jours face à l’intelligence collective du réseau, comprenant AUSSI des législateurs anonymes et des programmeurs anonymes au moins aussi doués que ceux « du camp en face », mais beaucoup plus nombreux. Et le seul résultat est de complexifier sans cesse les outils et les flux utilisés pour laisser les gens libre de faire ce qu’ils veulent faire face à leur propre conscience (rappel : le piratage, c’est le Mal(tm), sauf si tu n’as pas les moyens de te payer cette culture dont tu es avide, auquel cas je fermerai les yeux avec bienveillance, je n’ai jamais su résister aux avides de culture. Oui, cela implique également que les pirates de Christophe Mae et Justin Bieber n’ont AUCUNE EXCUSE).

Le pire, c’est donc que les grands gagnants de la fermeture de Megaupload, ce ne sont même pas les majors, ni même les gouvernements alliés pour la défense des pauvres artistes (ahem). Ce sont justement les réseaux de pédopornographie et autres horreurs dont je parlais plus haut, maintenant que le piratage de musique va devoir se complexifier un cran de plus. Je vous prédit ici la montée en flèche de l’échange de fichiers musicaux et vidéo cryptés et sécurisés, via VPN & co, pour contourner les législations en cours visant à réprimer les megaupload-like maintenant que le peer to peer (qui était le plus SAIN des modes d’échange, puisque le moins enclin à générer du pognon pour les pirates potentiels, même à grande échelle) est de plus en plus contrôlé Hadopi-style, et va donc noyer dans cet immense afflux de bruit numérique crypté les pédo-réseaux qui étaient jusqu’à présent majoritaires à utiliser ces méthodes, et donc (relativement) aisément repérables et pistables. Arrêter un réseau pédophile sur Internet était déjà un travail ingrat et compliqué pour les polices du monde. A ce rythme, d’ici cinq ans, cela sera impossible ou presque. Va repérer le fichier des pauvres gosses torturés avec tes espions quand ces derniers te ramènent l’intégrale de Lady Gaga ou un screener de Bienvenue chez les Ch’ti. Question de priorités, je pense, mais ce n’est pas grave, soutenez Hadopi, c’est pour votre bien, et promis la Lopsi c’est contre les méchants pédophiles, promis, c’est le président qui l’a dit, et il applaudit d’ailleurs la fermeture de Megaupload des deux mains. Défendre le patron d’Universal est sans doute plus important que de défendre une gamine enfermée dans une cave. C’est pour le bien de la culture, il parait.

Les pédophiles, au moins, ils savent déjà pour qui voter en 2012.

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La citation du jour: « Moi j’avais une tête d’ampoule renversée quand j’étais bébé ! »
La chanson du jour: Désenchantée, Mylène Farmer, « Mais rien n’a de sens, et rien ne va… Tout est chaos à côté, Tous mes idéaux : des mots Abimés…. »

Même si ça faisait longtemps que je n’avais pas passé près de trois heures à écrire un article, la vie est belle !

Ô temps ! Suspends ton vol

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« et vous, heures propices ! Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours »

Nous sommes le 3 janvier au moment où j’écris ces lignes de Lamartine, encore entouré de quelques cadavres de bouteilles, d’étoiles multicolores et de ballons. Certes, ceux qui me connaissent un peu pourraient avoir tendance à rejeter la faute sur ma légendaire procrastination et mon talent inné pour esquiver tant que possible les corvées ménagères excessives, mais pour une fois, ce n’est pas le cas…

Dressons le décor, et remettons cette absence de rangement (ou plutôt ce rangement lent et trèèèèèèèès progressif) en contexte. Je ne suis pas particulièrement fan de Noël, au grand dam de la fiancée. Déjà parce que j’ai pris l’habitude de célébrer Yule plutôt que Noël, et parce que cette fête reste pour moi une bad combo entre des efforts mercantiles visant à doper artificiellement l’économie en capitalisant sur une culpabilisation face à l’obligation morale d’offrir à ses proches des cadeaux à ce moment précis* et le symbole du détournement des fêtes païennes par les chrétiens entre le IVè et le Vè siècle de notre ère dans une tentative de manipulation (réussie) pour faciliter la conversion des fidèles. En gros, une fête qui titille à la fois ma fibre anticléricale et ma fibre anti-excès-de-la-société-de-consommation. Elle était mal partie dans la vie. Peut être aussi que je n’ai tout simplement jamais été touché par « la magie de Noël™©« . Quoi qu’il en soit, si je participe de bon coeur à la liesse générale du 25 décembre, c’est plus par instinct grégaire et pour ne pas gâcher la fête de ceux et celles qui apprécient cette fête en tirant la djeule ou (pire encore!) en les privant de ma présence. Oui, je sais, je suis bonté et don de soi. Ne me remerciez pas.

* (je plaide coupable, je reçois des cadeaux et j’en fait de bon coeur, mais je préfèrerais que le « budget Noël » soit affecté tout au long de l’année et qu’il y ait moins de tabous à offrir des cadeaux pour le plaisir quand on en a envie, et inversement à ne pas en offrir le 24 à minuit)

En revanche, une semaine plus tard, jour pour jour, le réveillon de noyelle se transforme en réveillon de la Saint Sylvestre. Et ça, pour moi, c’est l’un des plus beaux jours de l’année. Déjà parce que c’est l’une des rares fêtes qui n’est absolument pas liée de près ou de loin à une quelconque célébration religieuse (OK, techniquement on augmente le compteur d’années par rapport à l’an 1 choisi par convention religieuse, mais sorti de cet écart il n’y a pas plus séculier que cette fête), et aussi parce que c’est une occasion en or de se tourner à la fois vers le passé (bilan de l’année) et l’avenir (bonnes résolutions, espoirs) tout en étant fermement ancré dans le présent (mégateuf avec les potes). Ce mélange temporel en fait une fête absolument universelle et complète à mes yeux. La fête du nouvel an est donc en haut du top 3 de mes dates récurrentes favorites (avec le premier avril et Halloween… Et mon anniversaire, aussi, mais mon anniversaire est une date importante pour TOUT LE MONDE alors ça ne compte pas).

Le fait d’avoir acheté une maison il y a bientôt deux ans m’a permis pour la première fois cette année d’inviter plutôt que d’être invité. Sympathique lecteur, sensuelle lectrice, ne m’en veux pas de ne pas t’avoir invité à la fête, mais mon salon est petit et il n’y avait pas la place pour 200 personnes. C’est donc à une petite dizaine que les dinosaures, la fiancée et moi-même nous sommes retrouvés chez moi pour un bon repas et une soirée jeux-rires-alcool sous le signe de l’amitié. Je pense ne pas être trop prétentieux en disant que malgré quelques petits cafouillages logistiques la fête était très réussie. Beaucoup de gens ont quitté ma tanière avec un sourire aux lèvres, et le mien est toujours peint sur mon visage en mode non-stop depuis trois jours malgré un début de crève (merci Quenta). En ce qui me concerne, c’était mon meilleur réveillon de nouvel an depuis des années, et il figure sans rougir dans le top 3 de tous les réveillons de nouvel an restés dans ma mémoire (les deux autres étant probablement le réveillon massif dans un chalet avec les potes des 4 coins de France il y a trois ans, et un réveillon mémorable avec feu d’artifice maison tiré bourrés près du temple protestant à Metz dans le mépris le plus total des règles de sécurité avec le groupe de potes rolistes avec qui je trainais avant mes dinosaures… mmmmh… Patrick, Robert, Renaud, Dominique et Cédric, vous voici officiellement rebaptisés mes « trilobites« ). C’est donc cette nostalgie rémanente de cette soirée mémorable qui m’empêche de faire le ménage aussi efficacement que je le pourrais (et devrais).

Promis, c’est pas (que) la flemme!

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La citation du jour: « C’est Jean-Luc et Philip, ils m’ont fait boire! »
La chanson du jour: New Year’s Day, U2, « We can break through… Though torn in two, we can be one. »

Même s’il faudra attendre l’an prochain pour remettre ça, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 16 Novembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 28 Janvier 2012

Le comic book de la semaine: Starborn #12, Boom! Studios (Chris Roberson – writer – / Khary Randolph – artist –)

Il y a un an, Boom! Studios lançait une série de nouveaux titres « par Stan Lee« , a grand coup de renfort marketing. Vu la dénomination ambiguë du rôle de ce dernier lorsque les comic books en question ont commencé à apparaître, on peut légitimement se demander si le plus connu des créateurs de comics a fait plus que prêter son nom à ces titres, ou tout au plus à pondre une phrase du genre « ouais, un symbiote robotique mais extra-terrestre rebelle qui sauverait la galaxie, ça serait cool » (pour Soldier X, par exemple).

De ces trois séries, l’une n’avait absolument aucun intérêt (Soldier X, donc), l’une avait un très bon dessinateur et un énorme potentiel… sous-exploité, terminant en une fable cliché et sans surprise (The Traveler), et la troisième se termine donc dans ce Starborn #12.

Malgré le coup de pas-de-bol ayant affublé cette série du plus mauvais dessinateur des trois, c’est clairement celle qui sort du lot, et que bien que relativement téléphonée dans son développement, reste la plus originale et la mieux écrite. Le pitch ? Un écrivain wannabe qui cherche à publier ses histoires de science fiction depuis qu’il est ado se rend compte que le monde qu’il a imaginé est absolument VRAI, et qu’il ne fait que ressasser les souvenirs qui lui ont été implantés à sa naissance. Venu d’une lointaine galaxie et exilé sur terre, le héros est en fait la progéniture d’une sorte de Hitler de l’espace, et tout le monde voit en lui l’héritier moral et idéologique de son défunt père. Essayant désespérément de survivre aux assauts des gentils rebelles cherchant à le tuer avant qu’il puisse tenter de conquérir la galaxie (sans lui demander s’il en avait vraiment l’intention), la fin de cette histoire est classique et ressemble presque à un Disney, mais on s’en fout, c’est mignon, c’est bien écrit, et un peu de bons sentiments savamment distillés n’ont jamais fait de mal à personne.

Bref, cette série était grosso modo la seule des trois à sauver, mais vous pouvez sans hésiter y jeter un oeil s’ils la collectent dans un joli TPB. Ce n’est pas la lecture du siècle, mais c’est un bon divertissement.

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La valeur sure de la semaine: X-23 #17, Marvel Comics (Marjorie Liu – writer – / Sana Takeda – artist –)

Je suis colère, comme pour Spider-Girl, puisque là encore Marvel a annoncé la fin imminente de cette série.

Et pourtant !

Marjorie Liu a pondu un script sensationnel de numéro en numéro (on sent que c’est un VRAI écrivain, qui vient du monde des romans, c’est flagrant lorsqu’on voit le détail porté au développement des personnages et de leurs relations), et un story arc sur deux était magistralement PEINT par Sana Takeda, une artiste japonaise mêlant inspiration manga, réalisme américain récent, et peinture intégrale à la Linsner ou Ross. C’est le cas de ce nouveau story arc qui, sur une histoire de fond de la jeune fille assassin servant de baby sitter au couple de Reed et Sue Richards, explore l’évolution de Laura sur la dernière année, et revient sur sa non-relation avec Hellion.

C’est superbe, c’est magnifiquement écrit, et même si Laura rejoint le casting de l’Avengers Academy, c’est vraiment triste de voir cette série disparaitre.

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La bonne surprise de la semaine: Green Lantern Corps #3, DC Comics (Peter J. Tomasi – storyteller – / Geraldo Borges – penciller –)

Sacrifice et Devoir.

Ce sont les deux mots qui me viennent à l’esprit à la fin de la lecture de ce numéro du Green Lantern Corps.

Pour une fois, Guy Gardner et John Stewart passent au second plan pour mettre en avant l’esprit du Corps à travers un anonyme et son sacrifice pour le bien de la galaxie et de ses compagnons.

Classique, mais touchant.

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La déception de la semaine: Catwoman #3, DC Comics (Judd Winick – writer – / Guillem March – artist –)

Le premier numéro était très mauvais (j’en parle ici).

Le second numéro était un peu mieux (pas très dur, notez).

Le troisième est à nouveau une bouse. Selina transformée par la colère devient une pétasse limite psychopathe et avide de violence, c’est franchement pas sympa de déformer ainsi son personnage, graphiquement et psychologiquement.

A se demande ce que prend Judd Winick avant d’écrire ses scripts (dont il a l’air très content dans les interviews données pour DC), lui qui était si bon sur Power Girl. Il lui reste trois numéros pour remonter la barre ou j’abandonnerai cette série après le premier story-arc… (et je ne pense pas être le seul)

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Le reste des bons trucs, en vrac: Avengers #19 (Marvel Comics), Batgirl #3 (DC Comics), Green Lantern #3 (DC Comics), Huntress #2 (DC Comics), Jennifer Blood #6 (Dynamite Entertainment), New Avengers #18 (Marvel Comics), Pilot Season – Anonymous #1 (Image Comics), Punisher MAX #19 (Marvel Comics), Red Lanterns #3 (DC Comics), The Occultist #1 (Dark Horse Comics), Ultimate comics Spider-Man #4 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Mais arrête avec ta langue ! »
La chanson du jour: Lollipop, Mika, « Live your life until love is found or love’s gonna get you down »

Même Selina Kyle avec la colère sur le visage est tout sauf féline, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 9 Novembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 28 Janvier 2012

Le comic book de la semaine: Avengers Origins: Vision, Marvel Comics (Kyle Higgins & Alec Siegel – writers – / Stephane Perger – artist –)

Quand j’étais gosse, Vision est l’un des héros de Marvel qui m’a fait la plus forte impression visuelle. Avec ses couleurs totalement improbables (jaune, vert, rouge, on dirait qu’il est tombé dans une usine Crayola quand il était petit), il DEVRAIT en toute logique avoir l’air ridicule et pourtant… ça fonctionne.

Nouveau élément de la série « Avengers Origins », nous avons ici un retelling du célèbre Avengers #57, avec un soin tout particulier apporté à ce qui se passe entre les cases, et après la fin.

Nous y découvrons les premiers balbutiements de la conscience et de l’humanisation du synthezoid. Sa relation bancale avec Ultron. Son accueil chez les Avengers.

Le dessin est très sombre mais colle très bien à l’histoire, et c’est un numéro plutôt réussi qui se suffit à lui même. Aucune raison, donc, de passer à côté.

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La valeur sure de la semaine: Batwoman #3, DC Comics (J.H. Williams III & Dave Stewart – writers – / J.H. Williams III – artist –)

Batwoman.

J.H. Williams III.

Rien d’autre à ajouter, vraiment.

On aura attendu longtemps pour que cette série voit enfin le jour. On a bien fait d’attendre.

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La bonne surprise de la semaine: Magneto – Not a Hero #1, Marvel Comics (Skottie Young – writer – / Clay Mann – penciler –)

***SPOILER***

Nouvelle mini série sur Magneto, centrée sur le retour de Joseph (le clone gentil devenu méchant et censé être mort), ses actions terroristes, et les suspicions des « gentils » héros contre le vrai Magneto qui décide de gérer l’affaire.

C’est plutôt bien écrit, et carrément bien dessiné. Les séries limitées ayant tourné autour de Magneto ayant toutes été carrément bof, je ne m’attendais pas à grand chose, et j’ai été carrément agréablement surpris! Oui, il y a trois carrément dans ce paragraphe! Quatre, maintenant!

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La déception de la semaine: Resurrection Man #3, DC Comics (Dan Abnett & Andy Lanning – writers – / Fernando Dagnino – artist –)

La critique avait vanté les mérites de cette série, et pour être honnête elle commençait lentement, mais cela pouvait évoluer sur quelque chose de prometteur.

Au bout du troisième numéro, je commence à déchanter.

C’est toujours lent, ça attire le chaland avec des gimmicks graphiques qui ne servent pas vraiment l’histoire, et le fond est difficile à distiller.

En gros ? On s’ennuie, un peu. Meh.

*****

Le reste des bons trucs, en vrac: Avengers #18 (Marvel Comics), Batgirl #3 (DC Comics), Green Lantern #3 (DC Comics), Huntress #2 (DC Comics), Jennifer Blood #6 (Dynamite Entertainment), New Avengers #18 (Marvel Comics), Pilot Season – Anonymous #1 (Image Comics), Punisher MAX #19 (Marvel Comics), Red Lanterns #3 (DC Comics), The Occultist #1 (Dark Horse Comics), Ultimate comics Spider-Man #4 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Mais POURQUOI j’ai regardé les utérus de poules? »
La chanson du jour: Let me go, Cake, « When she wants, She wants the sun instead of the moon. When she sees, She sees the stars inside of her room »

Même si j’appréhende un peu les nouveaux Defenders, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 2 Novembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 15 Janvier 2012

Le comic book de la semaine: Uncanny X-Men #1, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Carlos Pacheco – penciller –)

Bon.

J’admets que je suis toujours colère de la fausse disparition d’Uncanny X-Men et de l’arrêt de la numérotation normale.

En dépit de cela, je ne suis pas rancunier (du moins pas envers le contenu ni envers les auteurs, ce sont les décisions commerciales et marketing qui reçoivent encore ma rancoeur) et je reconnais que ce nouveau numéro 1 (j’en ai les dents qui grincent d’écrire ça, « nouveau numéro 1 ») est très bon.

Cyclops qui franchit une limite de plus et joue la carte de l’intimidation médiatique, le retour en grandes pompes de Sinister annoncé dans le dernier numéro de la numérotation précédente (gniiiiiiiiii), une exploration du nouveau lineup et des liens entre les membres, bref, c’est du très bon.

Mais cela aurait été encore meilleur avec « Uncanny X-Men #545 » sur la couverture…

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La valeur sure de la semaine: Animal Man #3, DC Comics (Jeff Lemire – story – / Travel Foreman – art –)

Encore une série qui m’a accroché en sous marin.

Il est très difficile de la décrire efficacement, mais ce titre pourrait être l’enfant bâtard des expériences shamanistiques d’Alan Moore dans Swamp Thing et Promethea, et d’une bonne dose d’horreur tirée des comics des années 70 ou des tréfonds de l’imagination de Joe Hill.

Le résultat est très particulier et ne colle à aucun genre, mais c’est indéniablement une lecture de qualité.

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La bonne surprise de la semaine: Avengers Academy #21, Marvel Comics (Christos Gage – writer – / Sean Chen – art –)

Après un début plutôt bon et original, le niveau général de cette série avait un peu stagné, voir baissé pendant les numéros liés à Fear Itself qui étaient franchement passables.

Une fois le Serpent archivé et remisé (ouf), les créateurs se remettent mieux au boulot et on a aussi un petit reboot avec l’arrivée de nouvelles têtes dans le roster, et un changement géographique. Outre ces choix discutables, mais que personnellement je trouve plutôt bons, ce numéro nous présente un joli quiproquo entre les héros de l’Académie et certains Avengers « vétérans ». On retrouve les thèmes de destinée, de perception et de communication qui avaient fait l’originalité de la série au départ. C’est une bonne chose !

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La déception de la semaine: Hawk & Dove #3, DC Comics (Sterling Gates – writer – / Rob Liefeld – penciller –)

Parmi mes vices cachés de lecteur de comics en est un qui pourrait pourrir toute ma « street cred » auprès de l’intelligentsia des critiques de comic books. Voilà, je l’avoue, je suis un fan de Rob Liefeld depuis la première heure.

Certes, avec l’âge, je remarque de plus en plus aisément ses travers, ses erreurs anatomiques, ses artifices pour dessiner le moins de décors (et de pieds) possibles, sa variété d’expressions faciales proche d’un casting de Keanu Reeves, bref, tout ce qui fait que Liefeld est Liefeld, mais malgré cette tétrachiée de défauts je trouve que ses dessins ont un dynamisme et une pêche que peu d’autres dessinateurs arrivent à égaler.

En conséquence, j’étais plutôt heureux en apprenant que Liefeld ferait partie du relaunch DC Comics en revenant sur Hawk & Dove, deux personnages qui ont été parmi ses premiers contrats professionnels dans le milieu il y a une vingtaine d’années. Le numéro 1 était sympa quoique perfectible, mais là c’est de pire en pire, que ce soit au niveau du scénario ou des dessins, on dirait l’enchainement des albums de Bénabar ou des saisons de Heroes : axiomatiquement, chaque nouvel opus est moins bon que le précédent. Là, avec le numéro 3 de Hawk & Dove, on a l’impression d’avoir un peu touché le fond. J’attends le numéro 4 avec une crainte non feinte…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Action Comics #3 (DC Comics), Amazing Spider-Man #673 (Marvel Comics), Fear Itself – The Fearless #2 (Marvel Comics), The Infinite Vacation #3 (Image Comics), Kult #4 (Dark Horse Comics), Moon Knight #7 (Marvel Comics), Red Lantern #3 (DC Comics), Stormwatch #3 (DC Comics), The Last of the Greats #2 (Image Comics), The Rinse #3 (Boom! Studios), The Strange Talent of Luther Strode #2 (Image Comics), The Theater #2 (Zenescope Entertainment), Witch Doctor #4 (Image Comics), X-Men #20 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Moi je l’entends dans ma tête parce que c’est un bruit à l’intérieur de moi… »
La chanson du jour: Stay, U2, « Faraway, so close, up with the static and the radio »

Même si j’ai un emploi du temps chaotique, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 26 Octobre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 12 Janvier 2012

Le comic book de la semaine: Wolverine & the X-Men #1, Marvel Comics (Jason Aaron – writer – / Chris Bachalo – penciller –)

Belle performance.

Je ne suis pas particulièrement fan du roster choisi pour cette série. J’ai arrêté d’être fan de Wolverine à la fin de mon adolescence. Je n’ai jamais accroché à Kitty Pride. Beast ne m’intéresse plus. Iceman m’ennuie. Et l’ajout de Quentin Quire a comme une odeur de « on aimerait bien re-choper les lecteurs de Morrison« .

Et pourtant c’est très frais, dynamique, et efficace. L’accumulation de pas de bol qui tombe sur les épaules du nouveau headmaster, les différences de ton entre les professeurs, les situations improbables, et le tout envolé par un Bachalo en grande forme. Je partais avec un a priori négatif, je suis conquis.

La suite, la suite!!!

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La valeur sure de la semaine: Justice League Dark #2, DC Comics (Peter Milligan – writer – / Mikel Janin – art –)

La série à fort potentiel continue sur sa lancée.

Ici on se laisse porter par la narration en un condensé encore plus efficace que le numéro 1. On apprécie le nouveau look de Zatanna. J’étais le premier à regretter l’abandon du haut de forme + résille et queue de pie, mais le mode corset + cuir est efficace, réaliste et de bon gout. La relation entre Deadman et Dove, elle, frise délibérément le mauvais goût, et on se sent à la fois d’humeur à compatir avec Boston et à s’indigner avec Dawn. Fantastique.

Enfin, même si c’est une version plus « soft » que sa contrepartie Vertigo, John Constantine reste fidèle à lui même et en tant que fan du bonhomme je ne me sens pas « trahis » par cette version plus grand public.

Une intrigue sympa et un focus malgré cela sur la construction des personnages et leurs relations ? Clairement, un titre à ne pas manquer.

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La bonne surprise de la semaine: Astonishing X-Men #43, Marvel Comics (James Asmus – writer – / David Yardin – art –)

Histoire complète et indépendante dans ce numéro, et après les longues storylines un peu plan-plan des numéros précédents c’est plutôt bienvenu.

Ici, duo de choc et de charme entre Danger et Emma Frost qui vient repayer la dette qu’elle avait envers la machine pensante.

C’est un appel à l’aide d’une AI à une autre auquel cherche à répondre Danger. Cela les amènera à croiser la route de Beast, pas forcément en allié… Et la fin bien que téléphonée reste bien écrite, et c’est une belle fable et leçon de vie que ce numéro.

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La déception de la semaine: Batman: The Dark Knight #2, Marvel Comics (Paul Jenkins – writer – / David Finch – penciller –)

Le premier numéro était assez mauvais.

Le second numéro est pire

Les dessins de Finch sont bâclés, les personnages agissent de manière incompréhensible pour leur personnalité habituelle, il y a du dégoutant inutile (avait on VRAIMENT besoin d’imaginer le Ventriloquiste en nécrophile adepte du fist-fucking ? Je ne crois pas), et il n’y a pas une case pour rattraper l’autre. Dommage, cette série confirme son potentiel gâché

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Le reste des bons trucs, en vrac: Alpha Flight #5 (Marvel Comics), Deadpool #45 (Marvel Comics), Fly #5 (Zenescope Entertainment), Journey into Mystery #630 (Marvel Comics), Pilot Season – The Beauty #1 (Image Comics), Secret Avengers #18 (Marvel Comics), Spider Island – Cloak & Dagger #3 (Marvel Comics), Teen Titans #2 (DC Comics), Superman #2 (DC Comics), Vampirella #11 (Dynamite Entertainment), Vescell #3 (Image Comics), Voodoo #2 (DC Comics)

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La citation du jour: « La structure anatomique des testicules était la seule chose qui n’était pas transparente dans ce corps… »
La chanson du jour: I don’t want to miss a thing, Aerosmith, « I don’t want to close my eyes, I don’t want to fall asleep ’cause I’d miss you, babe, and I don’t want to miss a thing… »

Même si je préfèrerais que Bachalo re-travaille avec Gaiman sur un nouveau projet Death, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 19 Octobre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 12 Janvier 2012

Le comic book de la semaine: Fear Itself – The Fearless #1, Marvel Comics (Cullen Bunn, Matt Fraction & Chris Yost – story – / Paul Pelletier & Mark Bagley – pencillers –)

J’avoue, je ne m’attendais pas à cela.

Après le décevant (très décevant) (très TRÈS décevant) Fear Itself, je n’attendais pas grand chose des séries dérivées, surtout celles post-event censées servir plus ou moins d’épilogue. Surtout que quand tu t’es fait chier pendant l’histoire de base, l’épilogue, tu n’as pas vraiment envie de la voir, un peu comme les bonus et les scènes coupées sur le DVD d’un film que tu as trouvé mauvais. Sauf que le concept de la série est plutôt sympa, et j’ai été agréablement surpris que Valkyrie (présente sur la couverture, mais je pensais que c’était pour faire vendre, pinup style) soit le personnage principal de cette histoire. En gros, Val prend sur elle de ramasser les marteaux restant après l’invasion du Serpent dans Fear Itself pour les ramener à Asgard, mais elle se heurte à ceux qui veulent les récuperer pour leurs fins propres… et aussi à Steve Rogers et aux autres héros qui ne cautionnent pas son « ça vient d’Asgard donc c’est ma responsabilité et ça ne vous regarde pas ».

En bref, le passé de Val en trame de fond, et une guerrière déterminée contre des malfrats et contre ses propres alliés, le tout plutôt bien écrit, et nous avons un winner!

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La valeur sure de la semaine: The Boys – Butcher, Baker, Candlestickmaker #4, Dynamite Entertainment (Garth Ennis – story – / Darick Robertson – art –)

Suite de la série en 6 chapitres s’intéressant au passé du chef d’équipe des Boys, ce numéro est sans doute le plus important de cette série car on y trouve la scène (souvent mentionnée sous diverses formes et versions dans la série de base) où tout a basculé pour Butcher.

Avec étonnement, on découvre que l’une des versions de la série était bel et bien vraie, malgré la propension de Butcher à mentir et/ou à disséminer de fausses informations pour parvenir à ses fins.

La page de la scene en question est creepy à souhait, et l’on comprend aisément pourquoi maintenant, tel Karadoc et Perceval, il en a gros.

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La bonne surprise de la semaine: Uncanny X-Men #544, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Greg Land – penciler –)

J’aurais voulu être en colère contre ce numéro, le dernier de cette série mythique dont j’ai réussi pas à pas, denier par denier, à amasser la quasi totalité des numéros. Dernier par simple pirouette médiatique de chez Marvel espérant contre tout attente gratter quelques nouveaux lecteurs, un peu comme le reboot de l’univers DC mais en moins bien (surtout que connaissant Marvel et leurs inconstances dans ce domaine, je prends le pari qu’au PIRE la numérotation normale reprendra avec ce qui aurait été le numéro 600…)

Et pourtant, c’est un excellent numéro de « fin », épilogue au fabuleux Regenesis sorti une semaine plus tôt. Le dessin est toujours aussi clair, et la trame narrative entrecoupée par le retour d’un grand vilain – Mr. Sinister, pour nous préparer à sa présence en tant qu’antagoniste dans la « nouvelle » série qui suivra – est très réussie.

Mention spéciale pour une image qui a failli décrocher le titre de bonne surprise de la semaine pour Journey into Mystery #629 et Loki qui utilise son téléphone mobile pour prendre une photo de Surtur après l’avoir libéré.

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La déception de la semaine: Daredevil #4, Marvel Comics (Mark Waid – writer – / Marcos Martin – artist –)

La plupart des sites de fans et de critiques de comic books encensent ce titre comme un nouveau messie, mais je ne fais visiblement pas partie du marché visé par cette série.

J’ai été fan de Daredevil par intermittence, avec mes périodes « avec » et mes périodes « sans ». Mais cette nouvelle série à ligne claire, jouant sur les contrastes, rebootant (c’est à la mode) la personnalité de Murdock et son type d’aventures ne me séduit pas du tout. Je préférais le Murdock torturé et sombre de la période Miller ou Bendis. Et autant ses apparitions dans Avengers sont plutôt réussies pour l’instant, autant je ne peux pas me joindre au chorus du fan club de cette nouvelle déclinaison de l’homme sans peur. En d’autres termes? Pas fan.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batman #2 (DC Comics), Batman & Robin #2 (DC Comics), Bionic Man #3 (Dynamite Entertainment), Catwoman #2 (DC Comics), Feat Itself – The Home Font #7 (Marvel Comics), Journey into Mystery #629(Marvel Comics), Samurai’s Blood #5(Image Comics), Supergirl #2 (DC Comics), Superior #6 (Marvel Comics), X-Factor #226 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Ça fait longtemps que je n’ai pas embrassé un homme sans moustache ! »
La chanson du jour: Brown Sugar, The Rolling Stones, « I’m no schoolboy but I know what I like, You should have heard me just around midnight. »

Même si ça me fait chier que la numérotation de Uncanny X-Men soit mise au rebut, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 12 Octobre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 28 Décembre 2011

Le comic book de la semaine: X-Men Regenesis, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Billy Tan – artist –)

Regenesis est le one-shot qui est la conséquence directe de la série limitée Schism, et censée servir de pont entre la scission de ce mini X-event et la quarante-sept-millième mouture des équipes de mutants de l’écurie Marvel, excuse servant à un plan marketing moisi plein de numéros 1 inutiles et d’une annulation de la série Uncanny (en fait elle change juste de nom) sous les huées de fans.

Contexte difficile, donc, pour ce one shot, et pourtant il s’agit là de l’une des meilleures histoires des X-Men de ces dernières années. Un parallèle entre des scènes « réelles » et leur impact dans un pseudo-rêve symbolique et shamanistique nous permet d’assister à la cimentation du clivage entre les mutants qui suivront Wolverine à Westchester et ceux qui resteront avec Cyclops sur Utopia.

Les dessins ne sont pas fantastiques mais ils sont efficaces (surtout le double style d’encrage et de colorisation entre les scènes réelles et les scènes symboliques) et le numéro entier est concentré sur ce qui a toujours été la source du succès des X-Men à chaque période où ils ont en effet eu du succès : les liens entre les personnages.

C’est très réussi, c’est presque indispensable à lire pour la suite (et pour comprendre certains des choix), et c’est vraiment une lecture agréable!

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La valeur sure de la semaine: Batwoman #2, DC Comics (J.H. Williams III & W. Haden Blackman – writers – / J.H. Williams III – artist –)

Le numéro un était comic book de la semaine il y a un mois, et le numéro deux l’aurait sans doute été aussi sans la présence de l’excellent Regenesis ci dessus.

Toujours aussi bon, toujours aussi beau, toujours aussi bien écrit.

Rien à redire, c’est presque un sans fautes.

Re-comic de la semaine le mois prochain ?

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La bonne surprise de la semaine: FF #10, Marvel Comics (Jonathan Hickman – writer – / Barry Kitson – artist –)

Comme souvent en ce moment chez Marvel, la série de la Future Fondation est une montagne russe de hauts et de bas. Le numéro du mois dernier était si mauvais que je ne m’attendais pas à grand chose de celui-ci, et j’ai été agréablement surpris.

Là encore, c’est un numéro assez « intime », centré sur les relations inter-personnages : Crystal et son nouveau mari, Reed et Sue, Ben Grimm et Peter Parker… Et on se laisse happer page après page.

Rien à redire sur les dessins en revanche, c’est la seule chose qui reste étonnamment consistante de numéro en numéro, c’est toujours très beau et très net. Si seulement la qualité d’écriture pouvait être aussi stable…

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La déception de la semaine: X-Men Legacy #257, Marvel Comics (Mike Carey – writer – / Khoi Pham – penciller –)

La suite de « Les X-Men dans l’espââââââce » (à lire à haute voix en la faisant raisonner comme les cochons dans l’espace du Muppet Show).

Mike Carey réussit la performance de prendre un panel de personnages extrêmement intéressants (Phoenix, Rogue, Magneto…) et de pondre un truc plat et chiant à mourir.

On applaudit bien fort.

Finalement, il vaut presque mieux passer deux minutes à re-visionner l’original:

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batgirl #2 (DC Comics), Demon Knights #2 (DC Comics), Generation Hope #12 (Marvel Comics), Green Lantern #2 (DC Comics), Jennifer Blood #5 (Dynamite Entertainment), Morning Glories #13 (Image Comics), PunisherMAX #18 (Marvel Comics), The Cape #2 (IDW Publishing), Punisher #4 (Marvel Comics), The Shade #1 (DC Comics), The Unexpected #1 (DC Comics), Uncanny X-Force #16 (Marvel Comics), Vescell #2 (Image Comics)

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La citation du jour: « C’est le diamètre de ma tête! C’est le diamètre de ma tête! »
La chanson du jour: Eye in the Sky, The Alan Parsons Project, « The Sun in your eyes made some of the lies worth believing… »

Même si les comptes nécessitent un peu plus de rigueur, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 5 octobre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 24 Décembre 2011

Le comic book de la semaine: The Theater #1, Zenescope Entertainment (Raven Gregory – writer – / Martin Montiel & Novo Malgado – penciller –)

Les productions habituelles de Zenescope Entertainment sont des comics fadasses avec une couverture cheesecake pour faire vendre avec des seins et/ou des fesses vaguement couvertes de versions hyper-sexualisées de personnages de contes de fées. Mon ami Nicolas affirme que leur toute première série limitée était très bien et je lui laisse volontiers le bénéfice du doute, mais de ce que j’en ai vu et lu depuis, le niveau ne monte pas très haut.

Et là, The Theater.

Il y a l’habituelle couverture cheesecake, mais le contenu est très différent, c’est une histoire dans une histoire, Canterbury Tales style, un one-shot mensuel au sein de la série. Pour prendre un parallèle plus proche du monde des comics, c’est le même artifice que dans House of Mystery ou le tome « World’s End » du Sandman de Neil Gaiman. La mini nouvelle d’horreur présentée, elle tient plus de l’anthologie Flinch de Vertigo vis à vis de son style et de sa qualité. C’est de l’horreur très réussie, c’est sombre, glauque et bien écrit, et suffisamment concis pour être efficace. Je suis très agréablement surpris pas une production d’excellente qualité par ce studio qui ne paie pas de mine. Espérons que la suite transforme l’essai.

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La valeur sure de la semaine: Superior #5, Icon Comics (Mark Millar – writer – / Leinil Yu – penciler –)

Si le début de Superior était d’un classique pouvant vite sombrer dans le rasoir, la narration prend de plus en plus de vitesse et l’on s’éloigne maintenant de l’histoire originale (un genre de « Big » mode super héros) pour tomber dans une histoire de manipulation, de traitrises, et de sacrifices.

Je n’accroche pas vraiment au style d’encrage utilisé sur les dessins de Yu, mais l’intrigue compense largement ce point négatif.

J’ai notamment beaucoup apprécié le développement du personnage de Maddie Knox, la version locale de Loïs Lane, qui a un caractère complètement opposé à celui de cette dernière. Joli clin d’oeil par l’absurde.

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La bonne surprise de la semaine: The Strange Talent of Luther Strode #1, Image Comics (Justin Jordan – writer – / Tradd Moore – artist –)

Je vais finir par revoir à la hausse mon jugement par défaut des séries Image Comics si je continue à en mettre régulièrement dans les bonnes surprises de la semaine!

Le concept de base est sympathique pour toute personne un tant soit peu familière avec les publicités des comics des années 60 et 70, puisque Justin Jordan à créé cette série en « hommage » cynique à la méthode Charles Atlas qui promettait aux geeks maigrichons lecteurs de comics de devenir plus baraqué que Superman sans efforts avec une méthode révolutionnaire. Le postulat de cette série ? « Et si c’était vrai ? » Mieux, et si cette méthode transformait ses lecteurs en super héros (ou villains). C’est original et rythmé, mon seul regret est que les scènes de violences sont parfois… « trop ». Trop de sang, de viscères et d’explosions inutiles, on se croirait presque dans un numéro de Crossed.

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La déception de la semaine: Black Panther #523.1, Marvel Comics (David Liss – writer – / Jefte Palo – artist –)

Je pense que ce numéro est une faveur de l’éditeur en chef de Marvel à David Liss qui avait dû toujours rêver d’écrire une histoire de Batman. Alors du coup on a du Batman, mais avec Black Panther.

Du coup on pousse le vice encore plus loin : les oreilles du costume de Black Panther sont gonflées pour faire comme les petites oreilles en pointe de Batman, et on ajoute même un vieux commissaire moustachu qui partage ses infos avec Batman Black Panther sur le toit du commissariat. J’aime beaucoup Batman hein. Mais là, le plagiat est tellement transparent que c’en est ridicule.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Action Comics #2 (DC Comics), Animal Man #2 (DC Comics), Caligula #4 (Avatar Press), Huntress #1 (DC Comics), Kult #3 (Dark Horse Comics), Moon Knight #6 (Marvel Comics), Penguin Pain & Prejudice #1 (DC Comics), Queen Sonja #21 (Dynamite Entertainment), Red Lanterns #2 (DC Comics), Severed #3 (Image Comics), The Boys #59 (Dynamite Entertainment), The Last of the Greats #1 (Image Comics), X-23 #15 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « C’est quand même curieux la droite et la gauche comme concept quand tu es petit. »
La chanson du jour: Shake it out, Florence + The Machine, « It’s always darkest before the dawn »

Même si ça faisait longtemps qu’une découverte musicale ne m’avait pas autant fait vibrer, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 28 Septembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 24 Décembre 2011

Le comic book de la semaine: Justice League Dark #1, DC Comics (Peter Milligan – writer – / Mikel Janin – penciller –)

J’étais fébrile à l’annonce de ce titre lors des premières previews du relaunch de l’univers DC comics, et je suis très, très, très content de ne pas avoir été déçu en ayant le produit fini entre les mains… Enfin techniquement, sur mon iPad, puisqu’en plus de ma pré-commande de l’édition « papier » j’ai acheté la version électronique sur l’application iPad de DC à la seconde où il a été mis en ligne. Je vais continuer à faire de même chaque mois, d’ailleurs, puisque la série est suffisamment bonne pour que j’ai envie de la lire dès que possible, mais aussi parce que ce n’est pas l’un des titres « phares » du relaunch et que j’ai vraiment envie qu’il soit couronné de succès, ce titre.

Alors sur le papier, c’est quoi ? En gros, une équipe d’antihéros loin des caméras et des actes légendaires de la Justice League, mais traitant des menaces occultes ou dimensionnelles qui passent hors du radar des héros en spandex comme Superman ou Green Lantern. En gros, s’ils font bien leur boulot, personne n’en saura jamais rien, mais s’ils se plantent on aura tendance à leur faire porter le chapeau. Un peu comme une version « équipe » et « DC » du rôle original de Doctor Strange chez Marvel.

Au roster, Zatanna, Deadman, Madame Xanadu, Shade the Changing Man, et bien évidemment John Constantine. Bref, un condensé de certains de mes héros favoris de l’écurie DC (manque Doctor Fate, c’est dommage, et il y a Deadman en trop quoique cette version est étonnamment intéressante!). L’histoire est bien posée, la trame est intéressante, et les dessins sont superbes, un peu l’écho du travail de Jim Cheung ou Steve McNiven. Bref, une série qui commence très bien, en espérant que les chiffres de vente suivront et qu’elle aura un bel avenir!!!

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La valeur sure de la semaine: Moon Knight #5, Marvel Comics (Brian Michael Bendis– writer – / Alex Maleev – artist –)

On sent que Bendis s’amuse toujours autant avec le personnage, l’histoire est sombre est décalée mais passionnante, on est proche du ton du Bendis des débuts, sur la série Alias.

Une relation intéressante commence à se nouer entre Spector et Echo, qui ne sont pas forcément sur la même longueur d’ondes. On voit comment ces deux héros imparfaits comblent certains de leurs handicaps, et on comprends de mieux en mieux la psychose de Moon Knight. C’est différent, mais c’est une bonne histoire.

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La bonne surprise de la semaine: Vescell #1, Image Comics (Enrique Carrion – writer – / John « Roc » Upchurch – artist –)

J’ai déjà dit et répété que j’étais plutôt dubitatif des productions sorties du catalogue Image Comics. Une fois de plus, une nouvelle série me fait mentir par sa qualité et son originalité.

Nous sommes ici dans un futur proche (un peu cyberpunk, mais en version soft) où de grandes sociétés se partagent le marché de l’immortalité ou de la jeunesse en transférant des esprits dans des corps créés génétiquement ou cybernétiquement (les deux gros concurrents, en somme). Nous suivons les aventures d’un employé de la sécurité de l’une de ces deux sociétés et de sa partenaire fée (oui oui, fée) cherchant à s’assurer que les conditions d’utilisations sont respectées, et qu’aucun « piratage » ne reste impuni.

C’est assez difficile à expliquer, en fait. Mais c’est très bon!

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La déception de la semaine: Batman – The Dark Knight #1, DC Comics (Paul Jenkins – writer – / David Finch – penciller –)

Mouais.

Bon, certes, David Finch est un bon dessinateur.

Certes, le lapin blanc est totalement pompé sur celui de Marvel mignon.

Mais en ce qui concerne le scénario, c’est presque aussi plat que la série du même nom pré-relaunch, et les rares bonnes idées du bouquin se trouvent également dans le Batman 1 de Snyder et Capullo. Du coup, ce titre laisse après lecture un grand sentiment d’inutilité.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Alpha Flight #4 (Marvel Comics), Brilliant #1 (Icon Comics), Captain America & Bucky #622 (Marvel Comics), Hack/Slash #8 (Image Comics), Iron Man 2.0 #9 (Marvel Comics), Kick-Ass 2 #4 (Marvel Comics), The Mighty Thor #6 (Marvel Comics), Ultimate X-Men #1 (Marvel Comics), Voodoo #1 (DC Comics)

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La citation du jour: « Module 8? Pute. »
La chanson du jour: A ma place, Zazie (with Axel Bauer), « Je n’attends pas de toi que tu sois la même, je n’attends pas de toi que tu me comprennes, mais seulement que tu m’aimes pour ce que je suis »

Même si le retard se creuse, la vie est belle !

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