Paul de Senquisse

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Posts by Paul de Senquisse

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 13 Juillet 2011

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Note: article ante-daté, publié le 3 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: The Amazing Spider-Man #665, Marvel Comics (Dan Slott – writer – / Ryan Stegman – pencils –)

Lorsque Marvel a pris le risque de donner un gros coup de balai sur le passé de Spider Man dans le story arc Brand New Day il y a quelques années, sous les huées d’un grand nombre de fans, leur rationalisation était de chercher à pouvoir revenir à des histoires plus simples pour le tisseur, sans avoir besoin de connaitre tout son background par coeur (intention louable mais fumisterie, rien n’empêche de l’ignorer sans l’effacer délibérément). En pratique, des histoires correspondant à ce principe sur le papier, il y en a eu très peu. Et encore moins depuis que le tag « Brand New Day » a disparu des couvertures.

C’est pourtant le cas ici, avec un fabuleux numéro « stand alone » s’intéressant à la relation entre Peter Parker et son amie Betty Brant, l’une des premières filles dont il était tombé amoureux dans la série (avant MJ, et même avant Gwen!). Pari réussi, on reste scotché à la lecture, et la conclusion bien que téléphonée reste particulièrement touchante.

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La valeur sure de la semaine: Batgirl #23, DC Comics (Bryan Q. Miller – writer – / Pere Perez – art –)

Toujours un sans faute pour Bryan Q. Miller qui donne vie à Stephanie Brown à merveille, et qui a trouvé une synergie indéniable avec Pere Perez. Malheureusement, on sait que cette série est maintenant vouée à la mort, étouffée par le sacrosaint marketing et le désir de faire revenir Barbara Gordon dans ses collants de Batgirl, loin de sa chaise roulante (hérésie!).

On sait que la fin est proche et on sent le scénario qui s’accélère (Miller, prévenu à la dernière minute, doit boucler en deux numéros une histoire prévue sur 5), mais cela ne doit pas nous empêcher de profiter de chaque case et de chaque ligne jusqu’au reboot.

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La bonne surprise de la semaine: Green Lantern #67, DC Comics (Geoff Johns – writer – / Doug Mahnke – pencils –)

Sorti du run fabuleux de « Green Lantern & Green Arrow » dans les seventies, je ne suis pas particulièrement fan de Green Lantern. Geoff Johns a parfois de bonnes idées au milieu de ses clichés, mais pas suffisamment pour me faire accrocher à long terme à ce policier de l’espace. Je lis donc la série éponyme d’un oeil distrait, presque en diagonale.

Le story arc « War of the Green Lanterns » était en toute honnêteté bien meilleur que les déclinaisons à grande échelle comme Blackest Night ou Brightest Day. Et j’avoue que pour une fois, j’ai été très agréablement surpris (surpris d’être surpris, aussi!) par la fin du story arc. Deux évènements majeurs que je n’avais absolument pas vu venir. Du coup c’est lu avec le sourire, et ça donne envie de lire la suite (oui, la suite, parce qu’en tant que « auteur star DC », Johns a pu imposer que « son » Green Lantern ne soit pas touché, ou presque, par le reboot post-Flashpoint…).

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La déception de la semaine: Wolverine #12, Marvel Comics (Jason Aaron – writer – / Renato Guedes – pencils –)

Quand j’étais jeune, et quand j’étais adolescent, j’étais un gros, gros fan de Wolverine. Et puis j’ai grandi (un peu), et avec le recul les aventures régulièrement similaires d’un archétype usé jusqu’à la moelle m’ont également usé, et je me suis détourné du sauvage canadien.

Il est très difficile de nos jours, à mon humble avis, de « bien » écrire Wolverine, tant le personnage est devenu caricatural, et tant tout ou presque a déjà été dit. X-Men Schism offre un bon exemple d’un Wolverine réussi. Ici, Aaron nous démontre avec brio comment majestueusement RATER Wolverine. Cliché, hors de phase avec le personnage, complètement à côté de la plaque, cette série avait déjà tout pour être désagréable. Mais quand de numéro en numéro, on se rend compte qu’Aaron ne sait écrire pour ce personnage qu’une inutile violence et un choquant parallèle religieux, on a envie de fuir. Wep, on a encore le droit à une couche de Wolverine qui devient croyant et se bat contre le diable (ce qui n’est pas sans rappeler le story arc émétique de Chuck Austen dans Uncanny X-Men avec Angel en agent de Dieu et Nightcrawler en fils de Satan), mais en plus Logan avance dans naïvement dans le piège énorme et téléphoné qu’on lui tend, comme s’il avait oublié son siècle d’experience. Je crois que le personnage n’était jamais tombé si bas.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batman – The Dark Knight #3 (DC Comics), Black Panther #521 (Marvel Comics), Booster Gold #46 (DC Comics), Captain America #1 (Marvel Comics), Crawl to me #1 (IDW), Detective Comics #879 (DC Comics), Executive Assistant Orchid #1 (Aspen Comics), Journey into Mystery #625 (Marvel Comics), Mystery Men #3 (Marvel Comics), New avengers #14 (Marvel Comics), Punisher MAX #15 (Marvel Comics), X-Men – Schism #1 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Il y avait un énorme corbeau, il était gros comme une poule! »
La chanson du jour: Chicken Man, Evelyn Evelyn, « Chicken Man! Chicken Man! Chicken Man! Chicken Man! »

Même si c’est difficile de se re-motiver à écrire face à tant de retard, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 6 Juillet 2011

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Note: article ante-daté, publié le 3 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Red Skull #1, Marvel Comics (Greg Pak – writer – / Mirko Colak – artist –)

J’avais commandé cette série sans grande conviction, n’étant pas particulièrement fan du Red Skull, mais il est en ce moment au coeur de l’actualité Marvelesque (le grand méchant du moment dans le crossover-mega-event-pompe-a-fric Fear Itself a pu revenir grâce aux machinations de la fille du Red Skull, Sin) donc « pourquoi pas ». De plus, Pak est un bon écrivain qui, s’il n’a pas encore réussi à me couper le souffle par son génie, est néanmoins capable d’être régulièrement très bon.

C’est le cas ici. On retrouve un style d’écriture et d’histoire proche de la série limitée centrée sur Magneto dans les camps de concentration Nazis. Ici, on voit comment le climat politique allemand va peu à peu modeler un jeune adolescent rebelle en celui qui deviendra l’un des cerveaux du Reich dans l’univers de Marvel, et l’un des méchants les plus… « méchants » de leur écurie. Cette mini série est sans doute la première fois où l’on peut apercevoir un peu de gris et d’ambigu dans le manichéisme primaire de ce personnage, et on se doute que cela ne va pas durer. Mais en tout cas, on signe pour la suite!

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La valeur sure de la semaine: X-23 #12, Marvel Comics (Marjorie Liu – writer – / Sana Takeda – art –)

L’écriture de Marjorie Liu est toujours aussi excellente, dramatique et émouvante, et les dessins de Sana Takeda sont absolument bluffants, de numéro en numéro. Le scénario est très sympa, mais même s’il était absent la série resterait excellente, visuellement bien sur mais aussi dans les mots et les intéractions entre les personnages, bien plus importants ici que ce qui se passe en trame de fond. Liu applique à merveille la recette de Claremont qui avait fait le succès d’Uncanny X-Men dans les années 80 : quand les personnages sont plausibles et attachants, quand on veut savoir ce qui leur arrive et comment leurs liens personnels évoluent, le reste peut être insipide et cliché, cela n’empêchera pas le titre d’être incontournable et fantastique à lire. Quand en plus le fond est mystérieux et intéressant, il n’y a absolument aucune excuse pour passer à côté de ce titre.

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La bonne surprise de la semaine: Flashpoint: the World of Flashpoint, DC Comics (Rex Ogle – writer – / Eduardo Francisco – artist –)

Quand j’ai commencé à lire Flashpoint et ses satellites, j’ai compris que j’étais face à un non-event cliché, sans grand intérêt, avec pour seul but trouver une excuse « canon » pour vendre le relaunch imminent de l’écurie DC comics aux lecteurs. Mélange entre un What If de mauvaise qualité et un Age of Apocalypse raté, il n’y avait pas grand chose de bon à prendre dans Flashpoint.

Et puis, World of Flashpoint. Complètement indépendant de la trame principale de Flashpoint, on dévore l’histoire de cette post-adolescente torturée par des pouvoirs qu’elle contrôle mal et une famille bancale et abîmée. Entre chemin initiatique et découverte de squelettes dans le placard familial (à ce niveau c’est presque un cimetière complet), l’intrigue accroche sans problème, c’est simple mais efficace et bien réalisé. Sans doute la seule série à vraiment sauver de tout l’univers Flashpoint à part Batman (et encore).

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La déception de la semaine: Vengeance #1, Marvel Comics (Joe Casey – writer – / Nick Dragotta – artist –)

Avec de splendides couvertures, une bonne dose de pub en ligne et un buzz amorcé, je m’attendais vraiment à voir le prochain succès en sous-marin de Marvel, de ces petites séries dont ils ont le secret, celles qu’on attend pas et qui s’avèrent fabuleuses.

Ou pas.

C’est mou, c’est moche, c’est confus. Rien de plus à dire. On zappe!

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Le reste des bons trucs, en vrac: Astonishing Thor #5(Marvel Comics), Executive Assistant Iris #1 (Aspen Comics), Flashpoint: Secret Seven #2 (DC Comics), Moon Knight #3 (Marvel Comics), Spider-Girl #8 (Marvel Comics), Superboy #9 (DC Comics), The Boys #56 (Dynamite)

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La citation du jour: « T’as déjà essayé de porter de la dentelle? »
La chanson du jour: Good Old Fashioned Lover Boy, Queen, « I can serenade and gently play on your heart strings, be your Valentino just for you… »

Même s’il n’y a pas grand chose de bon dans Flashpoint, la vie est belle !

 

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 29 Juin 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Octobre 2011

Le comic book de la semaine: Secret Avengers #14, Marvel Comics (Nick Spencer – writer – / Scot Eaton – penciler –)

Que ce soit clair: je ne suis absolument pas objectif dans mon choix du comic book de la semaine. En effet, ce numéro se Secret Avengers se concentre exclusivement sur Valkyrie, et Val reste l’un de mes personnages favoris de l’écurie Marvel (oui, je sais, je suis fan des « outsiders » de chez Marvel: Dr. Strange, Iron Fist, Moon Knight… Valkyrie se mèle très bien au lot).

Néanmoins, tout subjectif que je sois, ce numéro reste quand même un grand moment de lecture, une histoire indépendante dans le contexte de Fear Itself, jouant habilement avec les parallèles temporels entre les origines de Val et ce qui se passe « actuellement » dans l’univers Marvel. Val partage la tête d’affiche avec une no-name militaire en mission, et la tension dramatique autour d’elle et de son histoire sert de prétexte à révéler des secrets de l’histoire de Val, et surtout de voir combien elle a pu évoluer depuis ses origines. C’est très bien écrit, c’est extrêmement bien dessiné, alors on en redemande!!!

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La valeur sure de la semaine: Avengers: The Children’s Crusade #6, Marvel Comics (Allan Heinberg – writer – / Jim Cheung – penciler –)

Toujours un sans faute pour la série limitée centrée sur la quête de Wiccan des Young Avengers, convaincu qu’il est l’un des jumeaux perdus de Wanda Maximoff (Scarlet Witch) et que sa mère est en vie. Le scénario reste rempli de rebondissements avec un script bien léché, et les dessins de Jim Cheung sont tout simplement époustouflants de bout en bout.

Wanda a retrouvé la mémoire et les pièces se mettent en place sur l’échiquier, avec pour une fois les équipes « X » dans le rôle des « méchants » probables de cette histoire, la rancoeur que Cyclops portant à Wanda étant tenace: il la juge – pas forcément à tort – comme responsable du génocide de son espèce.

En cadeau bonus, la série offre un cadeau à Peter David de X-Factor en lui servant sur un plateau d’argent le retour des pouvoirs de Rictor. Mention spéciale pour la dernière case de ce tome, écho inversé de la conclusion de House of M.

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La bonne surprise de la semaine: Green Lantern: Emerald Warriors #11, DC Comics (Peter J. Tomasi – story and words – / Bernard Chang – artist –)

Quand les auteurs on réussi à boucler un peu en avance leurs storylines en cours en anticipation du relaunch des séries DC comics en septembre, on se retrouve avec des petits « one shot » en guise de filler pour patienter avant ledit relaunch. Ici, on a une histoire toute simple mais efficace centrée sur Guy Gardner, jouant à merveille sur les forces et les faiblesses de ce personnage. Ce n’est pas de la grande littérature, ce numéro ne restera pas dans les annales, mais c’est une lecture extrêmement divertissante et qui se suffit a elle même. Appréciable!

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La déception de la semaine: Gotham City Sirens #24, DC Comics (Peter Calloway – writer – / Andres Guinaldo – penciller –)

Encore une victime du reboot à venir de l’univers DC. La série n’étant pas reconduite, il faut vite vite vite boucler et bâcler les histoires en cours. Batgirl est un exemple du « vite et bien », Gotham City Sirens sera l’exemple du « vite et lamentablement« . En quelques pages, Calloway réduit à néant toutes les évolutions du personnage complexe d’Harley Quinn pour en refaire une bimbo psychopathe à deux dimensions encore moins évoluée que sa version d’origine dans le dessin animé des années 90. Action inutile, engueulades absolument pas plausibles, ce numéro est un grand n’importe quoi. Quand on a lu (et apprécié!) les vingt premiers numéros de la série, on ne peut qu’être amer face à cette accélération délibérée droit dans le mur. Mais bon, ma bonne dame, faut bien reboot, ça fait vendre…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batman, Inc. #7 (DC Comics), Iron Age #1 (Marvel Comics), Ultimate Spider-Man #160 (Marvel Comics), Ultimate X #5 (Marvel Comics), Witch Doctor #1 (Image Comics), Wonder Woman #612 (DC Comics), Xombi #4 (DC Comics)

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La citation du jour: « Là je serais bonne pour une partouze là tu vois »
La chanson du jour: World Full of Nothing, Depeche Mode, « In a world full of nothing, though it’s not love it means something. »

Même si j’ai énormément de travail cette semaine, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 22 Juin 2011

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Note: article ante-daté, publié le 14 Octobre 2011

Le comic book de la semaine: Green Arrow #13, DC Comics (James Patrick – writer – / Agustin Padilla – artist –)

J’avais déjà été complètement bluffé par James Patrick lorsqu’il s’était attaqué à l’homme chauve souris en écrivant un numéro filler pour remplacer le scénariste habituel de la série habituellement médiocre Batman Confidential. En une histoire complète, il avait totalement cerné le personnage et ce qui le rendait intéressant et mythique. Ici, Patrick transforme l’essai avec un personnage moins connu de l’écurie DC, Green Arrow, sorte d’Hawkeye en remplaçant le violet par du vert (même leurs comportements ont des similarités!).

James Patrick entremêle le présent de narration avec des flashbacks des évènements ayant amené à la confrontation et avec des réminiscences de l’entrainement de l’archer au costume vert. On y voit toute la progression psychologique du personnage, sa moralité, et les raisons de ses choix. Là encore, en un seul numéro d’une série, James Patrick capture l’essence de Green Arrow et démontre pourquoi dans un univers rempli de types en collant qui volent plus vite que le son et d’amazones guerrières pouvant plier le métal, Green Arrow et son absence de pouvoirs (même pas de super sérum à la Captain America, juste un type avec un arc) est l’un des héros avec le plus de potentiel parmi l’écurie DC.

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La valeur sure de la semaine: Carnage #5, Marvel Comics (Zeb Wells – writer – / Clayton Crain – art –)

Conclusion de la mini série mettant en duo Spider-man et Iron Man. Le niveau du dessin est resté à tomber par terre depuis le premier numéro, c’est absolument splendide, et même si le scénario était fadasse et insipide, ces comics auraient valu la peine d’être lus. Fort heureusement, le scénario est aussi au rendez-vous, sur un ton un peu plus mature et « adulte » que la production habituelle de Marvel Comics, je suis d’ailleurs surpris que cette mini série ne soit pas sortie sous le label MAX.

C’est sombre et violent, et le symbiote de Carnage devient un véritable monstre amoral, violant l’esprit et les pensées de ses hôtes comme d’autres pourraient violer des corps. On se met aisément à la place de ses victimes et l’on se sent… sale. Une série qui ne m’a clairement pas laissé indifférent.

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La bonne surprise de la semaine: Alpha Flight #1, Marvel Comics (Greg Pak & Fred Van Lente– writer – / Dale Eaglesham – penciler –)

Depuis le départ de Byrne de la série Alpha Flight, on peut dire que l’équipe a connu des hauts et des bas, mais surtout des bas. La dream team canadienne a souvent été boudée du public et de Marvel qui ne lui a jamais associé de grosse pointure au scénario ou au dessin. Pour cette tentative de relance, Quesada a sélectionné Greg Pak, « l’homme qui a sauvé Hulk ». La cote de popularité d’Alpha Flight étant comparable à celle du géant vert (Ho Ho Ho!) avant la sortie de Planet Hulk, le choix n’est pas dénué de sens.

Et ça fonctionne. Certains personnages ont été relookés mentalement (Aurora) ou physiquement (Marina), l’ensemble est dynamique, et la fin était totalement inattendue. Le cliffhanger est efficace, on veut connaitre la suite. Pour l’instant, pari gagné.

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La déception de la semaine: Namor: The First Mutant #11, Marvel Comics (Stuart Moore – writer – / Carlos Rodriguez – pencils –)

Cette série qui avait si bien commencé retombe comme un soufflé sorti trop chaud du four. Certes, le départ d’Ariel Olivetti et ses fantastiques peintures a fait du mal au titre (il ne fait plus que les couvertures), mais comme pour mettre un dernier clou dans le cercueil même la narration s’essouffle. Le style graphique de Rodriguez est trop éloigné de son prédécesseur pour réaliser une transition réussie, et la prose de Moore dans cet épisode n’est qu’une accumulation de clichés, faciles et mal écrits. Bref, une série qui avait beaucoup de potentiel qui passe aux oubliettes et est condamnée à la chute des ventes sans un nouveau changement de cap.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Brightest Day Aftermath: The Search #1 (DC Comics), Flashpoint: Reverse Flash #1 (DC Comics), Iron Man 2.0 #6 (Marvel Comics), Justice League of America #58 (DC Comics), Mighty Thor #3 (Marvel Comics), Mystery Men #2 (Marvel Comics), New Mutants #26 (Marvel Comics), Superman #712 (DC Comics), X-Men Legacy #251 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Ouais mais là je ne l’appelle pas, faut pas déconner, je ne vais pas l’appeler tous les dimanches où il se passe un truc pour les pères! »
La chanson du jour: I can change, LCD Soundsystem, « And love is a murderer, love is a murderer, but if she calls you tonight everything is allright. »

Même s’il me reste encore une tétrachiée de semaines en retard, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 15 Juin 2011

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Note: article ante-daté, publié le 14 Octobre 2011

Le comic book de la semaine: Power Girl #25, DC Comics (Judd Winick – writer – / Hendry Prasetya – artist –)

Suite et fin de l’excellent story arc dont j’avais commencé à parler ici. Le quiproquo autour du personnage musulman emprisonné et torturé à tort s’intensifie, et après son évasion pour aller voir son père sur son lit de mort, il se retrouve à devoir faire face à Power Girl et Batman, persuadés de défendre des innocents contre un vilain terroriste psychopathe.

Certes, on pourrait arguer que ce story arc est « facile », puisqu’il joue sur un thème médiatiquement porteur à l’heure actuelle aux USA. Mais ce genre d’histoire qui va à contre courant du stéréotype admis par une trop grande majorité du peuple américain (surtout dans le centre et le sud) est une prise de position courageuse au risque de s’aliéner quelques lecteurs. Ce qui serait dommage, au vu de la qualité de l’écriture de Winick sur ce titre, malheureusement amené à disparaitre au sein du gros reboot/relaunch de DC comics en Septembre. Il ne reste en attendant qu’à continuer à profiter des dernières perles graphiques et scénaristiques de cette série improbablement géniale.

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La valeur sure de la semaine: Invincible Iron Man #505, Marvel Comics (Matt Fraction – writer – / Salvador Larroca – art –)

Un épisode particulièrement intense et « psychologique« . On voit la réaction de Tony Stark face au massacre de la population parisienne par l’un des élus du dieu serpent de la peur, dans le contexte du mega-event « Fear Itself ». Le membre des Avengers habituellement tellement arrogant et sûr de lui (il vous rappelle quelqu’un? Je ne vois pas…) se retrouve complètement déboussolé et largué par son adversaire. Iron Man est sans doute l’une des plus grosses pointures de l’univers Marvel en termes de puissance brute, mais même lui se retrouve désarmé, désemparé, inutile face à cette menace mystico-divine.

Une étude du personnage à contre-pied réalisée avec brio, et on retrouve ici du grand Fraction, bien meilleur que sur la décevante série principale de Fear Itself.

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La bonne surprise de la semaine: Red Sonja – Blue, Dynamite Comics (Peter Brett – writer – / Walter Geovani – artist –)

Je ne suis pas particulièrement fan de Conan, Red Sonja et autres barbares mâles et femelles s’étripant gaiement avec des armes plus grosses que mes cuisses. Néanmoins, agréablement surpris par la série Queen Sonja découverte par hasard lors d’une semaine de disette de nouvelles sorties comics, je jette toujours un coup d’oeil distrait, en diagonale, aux nouvelles séries du genre qui passent sous mes yeux.

Mon attention a été capturée à juste titre par le one-shot « Red Sonja – Blue », au dessin simpliste mais au scénario efficace et sans compromis. Deux énormes bons points : on évite le très cliché bikini en maille que Sonja porte dans 99% de ses aventures. Je suis là pour lire une histoire, pas pour me palucher devant un simili-youPorn. Ensuite, c’est une histoire qui finit mal. On se moque souvent des clichés hollywoodiens du happy-end, mais c’est presque pire dans les comic books. Ici, on esquive le cliché de bon coeur : l’intrigue allait dans le mur dès le départ, pas de deus ex machina ou d’excuse à deux balles ==> à la fin de l’histoire, on se prend le mur. C’est suffisamment rare pour être souligné, surtout quand c’est bien fait, comme ici.

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La déception de la semaine: X-Factor #221, Marvel Comics (Peter David – writer – / Dennis Calero – artist –)

Peter David a réussi avec X-Factor une performance qu’il n’avait pas effectuée depuis Incredible Hulk: prendre une série a la dérive et en faire un véritable carton aux yeux de la critique (mais pas forcément des ventes). Malheureusement, on retombe dans le même problème que son run sur Hulk: après quelques années exceptionnelle, l’écrivain s’essouffle avec ses personnages, et on sent qu’il n’a plus grand chose à dire ou écrire dessus, alors on tombe dans des story arcs complètement alambiqués, sans queue ni tête, ni intérêt. C’est ce sentiment amer que me laisse actuellement X-Factor, et ce nouveau chapitre sur la grossesse de Rahne et son enfant futur messie des loups garous (j’exagère à peine) ne m’a pas convaincu. On passe!

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batgirl #22 (DC Comics), Fear Itself: The Home Front #3 (Marvel Comics), Hulk #35 (Marvel Comics), Daken #10 (Marvel Comics), Justice League of America #57 (DC Comics), Ruse #4 (Marvel Comics), Supergirl #65 (DC Comics), Teen Titans #96 (DC Comics)

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La citation du jour: « Faut que tu te brosses les dents tu sens le jambonneau! »
La chanson du jour: Livin’ on a Prayer, Bon Jovi, « We’ve got each other and that’s a lot… For love, we’ll give it a shot. »

Même si j’ai de la marge avant de rattraper mon retard, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 8 Juin 2011

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Note: article ante-daté, publié le 14 Octobre 2011

Le comic book de la semaine: Mystery Men #1, Marvel Comics (David Liss – writer – / Patrick Zircher – artist –)

Un ovni complètement inattendu dans l’écurie Marvel. Mêlant avec brio l’ambiance pulp des années 30 au côté épique de la méthode Marvel, on découvre ici avec plaisir les origines d’un rassemblement de héros, avec ou sans pouvoirs, et à la montée en puissance d’un Grand Méchant ™. L’ambiance me rappelle un peu celle des débuts de la League of Extraordinary Gentlemen d’Alan Moore. Le ton est différent, mais on retrouve ce côté urbain réaliste au sein d’une histoire néanmoins saupoudrée de fantastique.

C’est bien écrit, c’est bien dessiné, et ça ne ressemble à pas grand chose du paysage actuel des comics. Le résultat est une bouffée d’air frais et d’originalité. Je recommande.

En cadeau bonus, l’auteur nous offre quelques informations sur la création de la série en fin de comic, un peu comme les bonus d’un DVD.

 

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La valeur sure de la semaine: Punisher MAX #14, Marvel Comics (Jason Aaron – writer – / Steve Dillon – art –)

Autant la série Wolverine de Jason Aaron est décevante en tout point, autant son travail sur Frank Castle est agréable de cohérence et de qualité. Je n’ai jamais été un grand fan du Punisher sorti des arcs incontournables plus portés par l’écrivain que par le personnage en lui même (la série de Garth Ennis est à lire, vraiment), mais cette étude sur les origines et les premières années du Punisher est vraiment un régal, et le style sanglant de Steve Dillon colle parfaitement au personnage et à l’histoire.

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La bonne surprise de la semaine: Journey into Mystery #624, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Doug Braithwaite – penciler –)

Lorsque Marvel a rebondi sur le Thor de Matt Fraction et a séparé la série en deux (Mighty Thor et Journey into Mystery) pour capitaliser le succès prévisible de la sortie du film, je m’attendais à un Deadpool effect: trop de Thor tue le Thor (bon, OK, vous m’attendez au tournant et vous serez déçus si je ne la fait par: le Thor tue). La bonne surprise est que Journey into Mystery a été recyclé non pas comme une seconde série sur Thor mais sur le reste d’Asgard et principalement Loki. Le dessin aux tons pastels colle bien à l’intrigue, et on se prend aisément d’affection pour ce gamin, réincarnation de celui qui fut l’un des plus fourbes villains de l’univers Marvel.

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La déception de la semaine: Ghost Rider #0.1, Marvel Comics (Rob Williams – writer – / Matthew Clark – pencils –)

Tentative de buzz ratée. Marvel n’a jamais su trop quoi faire de ce personnage (en même temps je voudrais bien vous y voir, vous, à vendre le concept d’un démon biker aux pouvoirs de… super-moto…). Parfois il y a eu du bon, et souvent, très souvent, trop souvent, du mauvais ou du lamentable. On évite de peu le lamentable ici (au moins les dessins sont jolis et le scénario, s’il est terriblement plat et cliché, tiens au moins debout) mais clairement on est loin du bon. A voir si la série redresse la barre dans les premiers numéros, mais j’en doute, et je ne serai pas surpris si cette série s’arrête très vite.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Birds of Prey #13 (DC Comics), Caligula #2 (Avatar Press), Fear Itself: Deadpool #1 (Marvel Comics), Morning Glories #10 (Image Comics), Ultimate Spider-Man #159 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Non mais quand tu parles ça fait 80 decibels c’est l’equivalent d’une automobile! »
La chanson du jour: Shout, Tears for Fears, « Shout, shout, let it all out! »

Même si le blog a sombré dans le warp pendant l’été, la vie est belle !

 

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 1er Juin 2011

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Le comic book de la semaine: X-23 #11, Marvel Comics (Marjorie Liu – writer – / Sana Takeda – art –)

La série X-23, sorte de spin-off hybride de Nyx et Wolverine, continue sur sa lancée et chaque numéro semble meilleur que le précédent, belle performance. Marjorie Liu, à l’instar de la plupart des écrivains de livres qui écrivent aussi des comics, tisse son histoire autour d’un travail minutieux sur la psychologie des protagonistes et les relations entre les différents personnages. Les trois autres héros choisis pour tourner en orbite autour de Laura sont vraiment bien choisis et apportent tous quelque chose d’unique à la série. Wolverine voit Laura comme un outil, une arme, et voit le côté pratique de l’avoir dans son entourage, et la distance émotionnelle qu’il crée avec elle vient sans doute de la relation toute particulière entre eux (Laura est son clone). Gambit (qui reste l’un de mes personnages favoris chez Marvel ce qui peut aussi expliquer pourquoi j’accroche tant à cette série en ce moment) a une relation plus paternaliste, ou plutôt de mentor. Je pense qu’il voit un peu en Laura et son enfance brisée le reflet de l’enfant brisé qu’il a été lui même, et il cherche à la guider pour qu’elle évite de faire les mêmes erreurs que lui à son âge. Enfin, Jubilee apporte une touche acidulée (malgré sa condition de vampire, elle reste une jeune adulte dynamique) et pourrait devenir la « copine » qui fait tant défaut à Laura pour se construire socialement.

Si les scènes d’action et l’intrigue sur fond de manipulations sont intéressantes et efficaces, c’est surtout sur les relations entre ce trio et Laura que cette série trouve toute sa qualité. Les dessins splendides de Sana Takeda (dont j’ai déjà parlé ici, c’est d’ailleurs dommage de ne pas lui confier aussi les couvertures, il y aurait plus de ventes!) ajoutent une touche de poésie et de beauté derrière la violence parfois très graphique des situations où Laura se retrouve embrigadée. J’ai vu que ce ne sera plus Sana Takeda qui dessinera la prochaine histoire, j’espère que c’est juste un break temporaire (vu la qualité de ses dessins, peints, il se peut qu’elle ait du mal à tenir les deadlines) et qu’elle continuera à travailler sur ce titre, il y a une harmonie incroyable et indéniable entre son travail visuel et les mots de Marjorie Liu. Il serait dommage que ce partenariat cesse!

En bref, une très bonne série qui se bonifie de numéro en numéro, je recommande vivement!

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La valeur sure de la semaine: Halcyon #5, Image Comics (Marc Guggenheim & Tara Butters – writers – / Ryen Bodenheim – artist –)

Le numéro cinq marque la fin de la série Halcyon, qui se termine par une victoire pyrrhique pour les héros. Il n’y a pas eu beaucoup de buzz sur cette série et c’est dommage. Les thèmes abordés sont similaires à ceux de la fin des Watchmen d’Alan Moore: est-ce que la fin justifie les moyens ? On a également une réflexion flagrante sur ce qui est à mes yeux l’un des plus grands travers de la société moderne, le fait que de plus en plus souvent les gens semblent prêts à sacrifier de plus en plus de leurs libertés individuelles en échange de plus de sécurité, ou plutôt de l’illusion de sécurité. Cette tendance dangereuse pour la liberté d’expression et la liberté tout court m’inquiète de plus en plus, et visiblement je ne suis pas le seul puisque c’est un peu ce que dénoncent Guggenheim et Butters dans cette série.

Les personnages sont intéressants et il y a largement de quoi faire une suite pour développer le premier story arc, j’espère donc revoir ce titre dans un futur proche.

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La bonne surprise de la semaine: Fear Itself: The Deep #1, Marvel Comics (Cullen Bunn – writer – / Lee Garbett – pencils –)

J’ai commandé ce comic book à la base car on pouvait y voir Doctor Strange sur la couverture, et que ses apparitions sont rares (ou régulières mais insipides dans New Avengers) en ce moment. J’espérais un joli caméo, d’autant que l’auteur n’était PAS Bendis qui a tendance à démolir ce personnage et à être incapable de l’écrire de manière intéressante. Je m’attendais à une série tournant autour de Namor et de sa série actuelle, vu le titre. J’ai eu la très agréable surprise de voir le début d’une série sur… les Defenders! Une version plus moderne, avec Llyra qui remplace son père malgré elle, et l’arrivée de Norrin Radd dont la continuité semble aussi instable et incohérente en ce moment que celle de Wolverine, mais on retrouve l’écho de l’équipe initiale, et donc j’ai été très agréablement surpris par ce titre qui dépasse largement le niveau de ce que j’attendais de lui. Vivement la suite, espérons que cela continue sur cette lancée!

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L’autre bonne surprise de la semaine: Flashpoint: The World of Flashpoint #1, DC Comics (Rex Ogle – writer – / Eduardo Francisco & Paulo Siqueira – pencils –)

Eh oui, deux bonnes surprises cette semaine. Au milieu de la bouse sans intérêt qu’est l’évènement Flashpoint chez DC comics, noyé parmi une dizaine de titres sans le moindre intérêt (de Thomas Wayne en improbable Batman à un revival raté de Shade the Changing Man) se trouve ce petit bijou, centré sur la politique humaine du monde de Flashpoint au sein de la guerre entre les Amazones et Atlantis, à travers les yeux de Traci Thirteen, l’un des personnages à thème occulte/magie de l’univers DC. Totalement affranchi de toute « star » de l’écurie DC, on trouve ici pour l’instant la seule histoire efficace et intéressante de l’Age of DCalypse. Impact de la magie sur ce qui se passe, relations conflictuelles père/fille, et cruauté passive des politiques vis à vis du peuple, je m’attendais à une histoire aussi mauvaise que toutes les autres sous l’étiquette Flashpoint, j’ai été agréablement surpris.

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La déception de la semaine: Fear Itself #3, Marvel Comics (Matt Fraction – writer – / Stuart Immonen – pencils –)

Que je suis déçu par Matt Fraction, si doué sur X-Men et Iron Man, qui nous livre ici un Marvel Event fadasse et répétitif. Au troisième numéro de la saga, il n’y a toujours aucune explication sur les kikoo-marteaux-ololz-surfons-sur-la-vague-Thor, ni sur le pourquoi du comment de la sélection de ceux qui en ont reçu un, le comic book est un enchainement de scènes inutiles ou de baston sans but précis ni intérêt narratif, et pour couronner le tout chaque page est téléphonée, on se doute de ce qui va se passer sans jamais être surpris. Cet évènement marque la mort ou l’éviction de Bucky et le retour de Rogers en Cap, mais c’est tellement plat et ennuyeux que c’est vraiment dommage de terminer ainsi en queue de poisson la fresque épique de Brubaker sur les deux Captain America, cette histoire grandiose n’aura visiblement pas le final qu’elle avait mérité. Espérons que la qualité augmente sur la fin…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Avengers Academy #14.1 (Marvel Comics), Herc #4 (Marvel Comics), Moon Knight #2 (Marvel Comics), Uncanny X-Force #11 (Marvel Comics), X-Factor #220(Marvel Comics)

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La citation du jour: « Je suis plus stressé que motivée en général les matins d’exam »
La chanson du jour: When the rain begins to fall, Jermaine Jackson & Pia Zadora, « All  my dreams of love began with the reality of you, and I believe that all our dreams will last forever. »

Même si j’ai presque une semaine de retard pour ma semaine de comics, la vie est belle !

 

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 25 Mai 2011

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Le comic book de la semaine: Echoes #5, Image Comics (Joshua Hale Fialkov – writer – / Rahsan Ekedal – art –)

Dernier numéro d’une mini-série image dérangeante, complexe, et pourtant très réussie. Pas de super héros, de super villains (quoique) ou de pouvoirs en tous genre ici. C’est l’histoire d’un homme qui est au chevet de son père sur son lit de mort, et qui a le malheur d’entendre ses dernières paroles, sombre secret révélé pour apaiser sa conscience. Et c’est le début d’une descente aux enfers.

Cette série m’aura tenu en haleine durant sa publication, agréablement surpris par son côté politiquement incorrect et les pirouettes scénaristiques que se permet Fialkov, dignes d’un roman d’horreur, et délicieusement inhabituelles pour un comic book, même chez Image. Dernier numéro qui boucle la boucle en apothéose, tout aussi horrible que les précédents, l’histoire fait mal, prend aux tripes, et ce qui dérange le plus est que le genre de monstres que l’on voit dans cette histoire existent bel et bien dans la réalité. A vous donner des frissons dans le dos !

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La valeur sure de la semaine: Gotham City Sirens #23, DC Comics (Peter Calloway – writer – / Andres Guinaldo – artist –)

J’avoue que je ne cautionne pas vraiment le déroulement de la storyline actuelle, principalement parce qu’elle respire la facilité. Elle avait très bien commencé (Harley Quinn décide de ne plus être une victime de son amour de « Mr. J. » et d’y remédier) mais Calloway a choisi la voie la plus évidente pour l’évolution de cette situation de base, c’était tellement prévisible que cela en devient dommage.

Néanmoins, ce comic book reste la valeur sure de la semaine parce qu’à l’instar des Birds of Prey de Gail Simone, la force de ce titre réside non pas dans le scénario mais dans les interactions entre les personnages. Si on fermera les yeux sur la relation entre Harley et Mr. J. pour les raisons énoncées ci-dessus, la complexité des liens unissant Selina, Pamela et Harley est à nouveau très présente dans ce numéro, ainsi que ceux qui lient Catwoman et Batman, agrable surprise. De plus, les dessins sont vraiment très bon, et par conséquent on pardonne volontiers la facilité scénaristique pour se plonger avec plaisir dans l’histoire.

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La bonne surprise de la semaine: Astonishing Spider-Man and Wolverine #6, Marvel Comics (Jason Aaron – writer – / Adam Kubert – pencils –)

Les cinq premiers numéros de cette mini série n’avaient pas grand intérêt. Certes, Adam Kubert dessine bien, et il dessine très bien Wolverine, il l’a déjà prouvé par le passé. Mais le scénario était assez faible, décousu, inutile, et ne servait finalement que de prétexte à vendre une série avec deux des icônes les plus rentables de l’écurie Marvel.

Le numéro 6 peut être vu comme de belles excuses présentées pour les 5 numéros précédents. On voit l’effet du déracinement sur les deux protagonistes, et il y a un véritable effort réalisé pour creuser derrière l’apparente rivalité et le manque d’affinité des deux personnages pour s’accrocher aux masques qu’ils portent tous deux derrières leurs masques. Si les personnages diffèrent un peu de la version habituelle (j’espère que cette mini série, comme beaucoup, n’est pas considérée « canon ») c’est un point de vue intéressant sur leur psyché qui est ici abordé à demi mots. Ce n’est pas un chef d’oeuvre non plus, mais clairement un moment de lecture agréable, ce qui est bien plus que ce que je pouvais espérer après avoir lu les cinq premiers.

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La déception de la semaine: Deadpool #37 Marvel Comics (Daniel Way – writer – / Bong Dazo – pencils –)

Deadpool continue sa descente aux enfers de la médiocrité. Chaque mois, la série réalise la double performance de sembler avoir touché le fond, et d’avoir réussi à creuser plus profond que le mois précédent. Les calembours ne sont même plus drôles. Les situations sont répétitives. La mentalité du personnage est incohérente avec son évolution depuis quelques années. Quant au dessin, Bong Dazo fait partie de ces artistes qui flattent l’ego de leur public : c’est tellement laid qu’on se dit forcément que nous aussi, on pourrait être dessinateur chez Marvel. La mode de Deadpool et les multiplications d’histoires, de cameos et de séries étaient condamnées à essouffler prématurément ce personnage, mais quand même la série principale devient lamentablement mauvaise, il est peut être temps de se remettre en question…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Carbon Grey #3 (Image Comics), Daken Dark Wolverine #9.1 (Marvel Comics), FF#4 (Marvel Comics), Green Lantern Emerald Warriors #10 (DC Comics), Iron Man 2.0 #5 (Marvel Comics), Secret Avengers #13 (Marvel Comics), Secret Warriors #27 (Marvel Comics), Xombi #3 (DC Comics)

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La citation du jour: « Ça me rend triste »
La chanson du jour: Toi mon vieux copain, Francis Lalanne, « Mais ne crois pas que je pense à toi seulement les jours où ça va pas. Je pense à toi souvent, et je sais qu’on est toujours amis comme avant. »

Même si mon article sur Hadopi PUR a décalé cette review au jeudi, la vie est belle !

Un boycott PUR et simple

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Parodie de la campagne Hadopi PUR

En espérant que cette fois ne devienne pas coutume, je vais faire une entorse à mon article habituel du mercredi (vous retrouverez ma semaine de comics demain, du coup) pour parler un peu de l’un des buzz du moment, en l’occurence la création par la Haute Autorité pour la Diffusion des Oeuvres et la Protection des droits sur Internet (la H.A.D.O.P.I., quoi) du label Promotion des Usages Responsables (le label P.U.R.). Oui, chez la HADOPI, on aime bien les acronymes. Du coup je viens avec mes gros sabots vous expliquer pourquoi soutenir cette initiative serait une idée à la Conséquence Observée Néfaste (une idée à la C.O.N.).

En revanche, il ne s’agit pas de cracher dans la soupe pour de mauvaises raisons : il faut savoir POURQUOI on crache dans la soupe. Si depuis l’annonce du label et des publicités lamentables qui ont été présentées pour le promouvoir les articles sur le sujet pleuvent sur la blogosphère et les sites des journalistes, on trouve derrière les moqueries (légitimes) sur la communication ratée beaucoup d’articles qui démolissent le concept même du label PUR. Ma position est relativement complexe, puisque contrairement à beaucoup d’anti-Hadopi « basiques », téléchargeurs du dimanche (et des autres jours de la semaine), je suis résolument CONTRE le piratage systématique des oeuvres artistiques, et si je pense que la loi sur la propriété intellectuelle actuelle est bancale et devrait être aménagée, je suis néanmoins convaincu que le choix du partage massif (ou non) de ses oeuvres doit pouvoir être fait par l’artiste en question. J’aurais personnellement du mal à considérer quelqu’un qui s’opposerait farouchement à ce qu’on partage son art un « vrai » artiste, mais pour moi cela doit fait partie des libertés de cet individu (et notez bien que je parle de l’artiste, hein, pas du label d’édition ou major chez qui il a potentiellement signé).

J’ai déjà parlé sur ce blog de ma vision idéale de la chose (mais bon, c’était il y a plus d’un an donc comme je suis bon et généreux vous avez droit à une piqûre de rappel), pour moi il n’y a pas de meilleure méthode que celle d’artistes comme Jane Siberry, Amanda Palmer, Radiohead et autres Nine Inch Nails, en l’occurence diffuser son oeuvre « gratuitement » mais proposer la possibilité de payer. De cette manière, ceux qui n’ont pas les moyens de dépenser beaucoup d’argent ont quand même une porte d’accès vers la culture, et leur accès gratuit (ainsi que l’accès gratuit de ceux qui ont les moyens mais qui profitent comme des sangsues, ne nous leurrons pas, il y en a beaucoup) est compensé par ceux qui ont les moyens et qui paient, parfois plus que le prix moyen actuel pour une chanson lorsqu’ils veulent soutenir un artiste. Jane Siberry notamment expliquait il y a quelques années que la majorité des gens qui téléchargeaient ses titres ne payaient rien, mais que si elle divisait l’argent collecté par le nombre de téléchargements le prix d’achat moyen de ses titres était supérieur au prix moyen de vente d’un titre sur iTunes à l’époque. Un genre de mécénat moderne, mais qui fonctionne, quelle que soit la taille de l’artiste, pour peu que cet artiste soit doué (et encore, ce n’est même plus une obligation, cf. les millions gagnés par Rebecca Black…)

Dans ce contexte, vous me direz, « mais alors, baron, tu dois trouver ça bien, sur le papier, le label P.U.R. ?« , et vous aurez raison. Oui, sur le papier, je trouve ça bien, le label P.U.R., tant que cela reste un label (genre le label rouge), que la démarche est volontaire de la part du site, et qu’il n’y a pas de discrimination gouvernementale entre les sites labellisés et les sites non labellisés (c’est là que le bât commence à blesser). Je suis complètement pour le fait de mettre en avant les « usages responsables » sur Internet, et féliciter les initiatives qui vont dans ce sens. Oui, MAIS (tu l’attendais, mon « mais », hein ?). Mais la mise en avant de ce label est, déjà, effectuée par une plaquette non relue (cherchez la faute de frappe, ça fait très professionnel) et contient le même tissus de conneries habituellement diffusé par la Hadopi, sur les pauvres artistes tués par le téléchargement par exemple (alors que les études sérieuses sur le sujet s’accordent à dire que plus un individu télécharge, plus il dépense pour sa culture) et surtout le message des spots comme quoi sans Hadopi il n’y aura bientôt plus d’artistes, alors qu’il n’y a jamais eu autant d’art et de création que depuis la démocratisation d’Internet, justement parce que même des artistes moyens (ou doués mais incompris) peuvent aisément diffuser leur message sans avoir à passer par la case « major ».

Mais surtout, même si le message du label PUR était 100% positif, même si les spots de pub étaient réussis, même s’il n’y avait pas de discrimination, ce label serait quand même a éviter tout simplement parce qu’il est impossible de soutenir et de justifier une quelconque initiative provenant de la Haute Autorité. Parce que cet organisme d’Etat, rappelons-le, est à la tête d’un système de répression liberticide et intrusif, aux méthodes discutables, et aux condamnations de fait malgré les preuves apportés et démontrées de nombreuses fois pendant le forcing législatif du texte par le gouvernement qu’une « sécurisation » WiFi complète était techniquement impossible (puisque techniquement c’est justement le « défaut de sécurisation » qui est puni, pas le piratage, *sic*) et qu’il était aisé de falsifier une adresse IP ou d’en injecter au hasard dans les mailles des filets des mouchards au service de la Haute Autorité, rendant possible et PROBABLE de nombreux cas d’identifications erronées à partir de l’iP. Hadopi, c’est toute une philosophie complètement INTOLÉRABLE pour l’accro à la liberté d’expression que je suis, même si je suis contre le piratage. Et tant qu’existera cette partie répressive et liberticide, soutenir n’importe quelle action de la Hadopi – même une action intelligente et bien communiquée hein, sur un malentendu ça pourrait même leur arriver – sera à mes yeux inadmissibles. Ce serait un peu comme défendre un pédophile kidnappant des gamins à la sortie de l’école en leur distribuant des sucettes sous le principe que cet individu soutient financièrement l’industrie des sucreries par son action, quoi.

Je pense que le principe du label P.U.R. part d’une bonne intention, et sans parler d’une vraie bonne idée, avec une meilleure communication cela aurait pu être une excellente initiative. Que j’aurais probablement soutenue, d’ailleurs, si elle provenait directement du ministère de la culture, voire d’une entreprise privée. Mais au vu de l’association de ce label avec la Hadopi, je n’ai pas d’autre solution que de le fuir comme la peste. D’ailleurs, comme le dit le titre, je vais pour ma part effectuer un boycott P.U.R. et simple du label P.U.R. : j’arrêterai immédiatement de visiter tout site culturel ou informatif disposant du label, et je ne dépenserai jamais ne serait-ce qu’UN EURO sur un quelconque site commerçant disposant du label. Je vous encourage vivement à faire de même, d’ailleurs, et à faire passer le mot, tant que la partie liberticide, répressive, légalement bancale et inacceptable de la Hadopi sera en activité. Parce que certains « crimes » moraux ou philosophiques sont à mes yeux suffisamment graves pour rendre intolérable toute initiative, même bonne, provenant de la même entité. Je ne défendrai pas non plus mon pédophile virtuel de l’exemple ci dessus s’il passait ses week ends à faire du bénévolat chez les Restos du Coeur. Loin de moi l’idée de mettre sur le même plan de gravité les crimes tangibles des pédophiles avec les crimes moraux de la Hadopi contre la liberté d’expression, la vie privée et la présomption d’innocence (même l’ONU le dit, hein), mais cette métaphore est à mes yeux plutôt claire pour comprendre mon propos, et dans un sens c’est un clin d’oeil morbide à l’excuse numéro un des législateurs répressifs, la pédopornographie sur Internet étant bien souvent le vilain démon utilisé comme polichinelle pour justifier et faire accepter a peu près toutes les récentes dérives totalitaires et inacceptables de la politique numérique du gouvernement, si inefficaces soient elles dans les faits pour contrer ce fléau.

Bref, ce n’est pas le sujet ici, le message important est : boycott systématique des sites labellisés PUR. Qui en est ?

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La citation du jour: « Qui aurait cru que je pourrais m’ennuyer a ce point en parlant de couilles… »
La chanson du jour: Piccadilly Palare, Morrissey, « The Piccadilly palare was just silly slang between me and the boys in my gang « So Bona to Vada. OH YOU! Your lovely eek and your lovely riah »  »

Même s’il vous faudra attendre demain pour ma semaine de comics, la vie est belle !

Trois petites notes de musique qui vous font la nique

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De la mémé écoutant Franck Michael lui susurrer que toutes les femmes sont belles aux night-clubbers écoutant Ke$ha leur dire qu’elle veut être a little bit tipsYYYÿÿÿÿyyyyy, rares sont les gens qui vivent dans une bulle loin de toute musique. Certains veulent de la musique pour bouger, d’autres pour planer, d’autres cherchent de la poésie moderne ou de l’humour dans des chansons à texte. D’autres enfin sont très éclectiques et si j’ai toujours trouvé drôle d’avoir à la fois du Francis Lalanne et du Marilyn Manson dans ma bibliothèque iTunes, je suppose qu’il y a d’autres combos tout aussi funky chez beaucoup d’entre vous.

En revanche, quelles que soient nos habitudes de mélomanes ou notre consommation de musique, il y a certaines chansons qui vous « accrochent » immédiatement, dès les premières notes, particulières ou inoubliables. La singularité des introductions de chansons est ce qui a donné naissance à la mode du blind test, ce jeu assez sympa à faire lorsqu’on est beaucoup en soirée privée et dont le but est d’être le premier à correctement identifier une chanson à partir des premières notes (je suis d’ailleurs un pro du blind test sur la période 1980-1990, like a boss). Et c’est vrai que si certaines chansons ont besoin d’être appréhendées dans leur intégralité pour nous séduire ou révéler leur force (un bon exemple: l’excellent Music de John Miles), d’autres chansons sont des allumeuses qui nous ont déjà conquis dès les 15 premières secondes. Il est très difficile de composer une intro « qui claque » (j’emploie des vieilles expressions si je veux) et par cet article je voulais leur rendre hommage. Je vais donc vous donner ici les mises en bouche musicales qui sont à mes yeux – ou plutôt à mes oreilles, soyons cohérents – les plus réussies, en deux catégories (intros courtes, où ce qui compte est le premier riff quand les premières notes tiennent du génie, et intros longues qui prennent leur temps pour poser une symphonie musicale bien avant les premières paroles). J’ai volontairement limité cette sélection, notamment pour des artistes comme Bowie ou The Cure qui sont assez doués pour leurs intros, et aussi parce que la version initiale comportait plus de 50 titres et ça faisait un peu beaucoup! En revanche, n’hésitez pas à utiliser les commentaires pour partager vos goûts personnels et les chansons que vous auriez mis dans l’une ou l’autre catégorie!

 

Intros courtes:

* Are you gonna go my way, Lenny Kravitz
* Astronaut, Amanda Palmer
* Back in black, AC/DC
* Bad, U2
* Cemetry gates, The Smiths
* Losing my religion, R.E.M.
* Marilou sous la neige, Serge Gainsbourg
* My Sharona, The Knack
* Revolution, The Beatles
* Sex changes, The Dresden Dolls
* Smooth criminal, Michael Jackson
* Street spirit (fade out), Radiohead
* Tostaky, Noir Désir
* Under pressure, Queen & David Bowie
* Ziggy Stardust, David Bowie

 

Intros longues:

* Baba O’Riley, The Who
* Bittersweet symphony, The Verve
* Forever now, The Psychedelic Furs
* I don’t want a lover, Texas
* I was made for loving you, Kiss
* The kiss, The Cure
* Money for nothing, Dire Straits
* Narcotic, Liquido
* No surprises, Radiohead
* Not an addict, K’s Choice
* Obstacle 1, Interpol
* Portions for foxes, Rilo Kiley
* The power of love, Huey Lewis and the News
* The show must go on, Queen
* Stairway to heaven, Led Zeppelin
* Station to station, David Bowie
* Tam tam, Michel Polnareff
* Tonight, tonight, The Smashing Pumpkins
* Thunderstruck, AC/DC
* Where the streets have no name, U2

A vous!

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La citation du jour: « J’aime beaucoup cette piece, je m’y sens tout de suite bien »
La chanson du jour: Everyday is like Sunday, Morrissey, « Trudging back over pebbles and sand and a strange dust lands on your hands and on your face… »

Même si j’ai eu beaucoup de mal à raccourcir la liste, la vie est belle !

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