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TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 21 Septembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 6 Décembre 2011

Le comic book de la semaine: Batman #1, DC Comics (Scott Snyder – writer – / Greg Capullo – penciller –)

Malgré la récupération du concept de Batman Inc. de Morrison dans la nouvelle continuité, il y a tout de même beaucoup de changements dans l’univers de l’homme chauve souris post-Flashpoint. Avec une multitude de titres principaux et dérivés, il est facile de s’y perdre, d’autant qu’il n’y a visiblement pas eu de mise en commun entre les différentes équipes artistiques des séries principales de Batman (la série Batman et la série Dark Knight utilisent quasiment le même déroulement narratif pour leurs numéros 1 respectifs, par exemple).

De toute la série des nouveaux numéros 1, c’est le titre de Snyder et Capullo qui remporte les honneurs de la meilleure réussite à mon humble avis. Mise en place du nouvel univers, construction des liens entre les personnages principaux et secondaires, astuces narratives très bien trouvées (l’ordinateur optique pour présenter les personnages au lecteur sans briser la narration), et le tout porté par un Capullo en grande forme, bien loin de ses débuts de clone de Liefeld tentant tant bien que mal de calquer son style après son départ d’X-Force.

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La valeur sure de la semaine: Avengers: The Children’s Crusade #7, Marvel Comics (Allan Heinberg– writer – / Jim Cheung – artist –)

Toujours aussi bon.

Toujours aussi joli.

Pas grand chose d’autre à en dire, cette série limitée réalise un sans faute depuis son numéro 1. X-Mens et Avengers s’étripent sur le sort à réserver à Wanda, et cette dernière préfère se lover dans les bras de Victor von Doom.

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La bonne surprise de la semaine: Green Lantern Corps #1, DC Comics (Peter J. Tomasi – story & words – / Fernando Pasarin – artist –)

L’univers de Green Lantern est celui qui a le moins changé, post-Flashpoint, à part quelques détails cosmétiques l’histoire et la continuité restent les mêmes. Cela ne m’a pas empêché d’être très agréablement surpris par ce nouveau numéro un, non pas pour l’histoire « principale » de la 647 000ème menace intergalactique à s’abattre sur le corps des policiers-en-vert-de-l’espace, mais plutôt pour toute la partie centrée sur la vie humaine de Guy Gardner, et de ses tentatives de réinsertion sociale. A lire.

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La déception de la semaine: Catwoman #1, DC Comics (Judd Winick – writer – / Guillem March – artist –)

Oh bordel, je suis colère.

A l’annonce du relaunch de l’univers DC, Catwoman était l’une des séries que j’attendais avec le plus d’impatience. Si je la préfère avec des cheveux long, Jim Balent style, j’ai toujours aimé ce personnage, et cette série était tout ce qui restait de la très bonne série (du moins au début) Gotham City Sirens. Cerise sur le gâteau, le capitaine du navire sélectionné par DC est Judd Winick que j’avais trouvé particulièrement bon sur Powergirl.

Catwoman #1 est l’une des plus belles bouses du relaunch DC, que dis-je, de l’histoire des comics. Dès la première case, où l’action présente le soutien-gorge de Selina plutôt que son visage ou son costume, on a le ton de ce qui va suivre. Dialogues inexistants, scènes d’actions bidon, tout est prétexte pour montrer les seins ou le cul de Catwoman sans chercher à la mettre autrement en valeur par ses actes ou sa personnalité. Pire encore, la séduisante manipulatrice kleptomane est devenue une nympho bat-addict prête à faire la chienne plutôt que la chatte (non, même le titre de chatte en chaleur qui lui collerait mieux vu le costume, elle ne le mérite pas) pour s’empaler sur son petit bout de chauve souris. L’apothéose : dans ce nouvel univers, Selina ignore l’identité de son amant (ils baisent en costume), crachant donc à la gueule de leur passif, de leur histoire commune, et, je suppose, de la fille qu’ils ont eu ensemble qui a dû disparaitre de la continuité en même temps que les rides de Bruce Wayne.

Lamentable.

Et pourtant, cette déception de la semaine réussit à ne pas être le pire de ce qui se trouve dans les bacs en ce 21 septembre. Oui oui, on peut tomber ENCORE plus bas. La preuve:

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Le torchon lamentable de la semaine: Red Hood and the Outlaws #1, DC Comics (Scott Lobdell – writer – / Kenneth Rocafort – artist –)

L’avantage de Catwoman et de ce titre, c’est de prouver que finalement DC savent aussi se rater lamentablement.

Ce comic a fait couler beaucoup d’encre vitriolée sur Internet, et à juste titre. De quoi ça parle ? Des frasques sexuelles échangistes entre un ex Robin frustré et un ex sidekick ex camé qui se partagent de bon gré une princesse extra-terrestre en guise de sex toy, au grand plaisir de cette dernière. Starfire, la princesse Koriand’r, est passé du statut de femme forte, indépendante et libérée, à celui d’une femme objet avide de sexe sans émotion, allant jusqu’à avouer avoir oublié ses meilleurs amis et le terrien qui lui avait appris à aimer parce qu’elle s’en fiche, tu comprends, tu veux pas qu’on baise ?

Alors certes, Rocafort les dessine joliment, ces scènes où Starfire ne sert à rien d’autre qu’à faire la pinup. Mais là ce n’est pas un comic book, c’est une farce, c’est la dissolution complète de l’âme et de l’essence des personnages au profit d’une bouse qui n’a pas d’autre utilité que de servir de Penthouse de fortune pour ado geek frustré.

Je pourrais continuer longtemps sur le sujet, mais je préfère vous aiguiller sur un excellent article où une gamine de 7 ans fan de Starfire dans sa version animée réagit, sous la supervision de sa maman, à la nouvelle version de son héroïne… On lit ça ici (en anglais)!

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Le reste des bons trucs, en vrac: Captain America #3 (Marvel Comics), Fear Itself – The Home Front #6 (Marvel Comics), Hulk #41 (Marvel Comics), New Teen Titans – Games (DC Comics), Samurai’s Blood #4 (Image Comics), The Boys – Butcher, Baker, Candlestickmaker #3 (Dynamite Entertainment), Uncanny X-Men #543 (Marvel Comics), Witch Doctor #3 (Image Comics)

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La citation du jour: « L’important, quand on avance, c’est d’aller plus vite que le rythme où le vent transporte les odeurs de ce qui traine derrière toi. »
La chanson du jour: Bitch, Meredith Brooks, « And I’m going to extremes, Tomorrow I will change And today won’t mean a thing! I’m a bitch! »

Même si j’ai du mal à me concentrer en ce moment, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 14 Septembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 5 Décembre 2011

Le comic book de la semaine: Batwoman #1, DC Comics (J.H. Williams III & W. Haden Blackman – writers – / J.H. Williams III – artist –)

Malgré ma déception face à l’arrêt de certaines séries DC à l’occasion de leur relaunch général, il faut reconnaitre que commercialement *et* artistiquement c’est un succès. Troisième semaine de suite où un titre DC se retrouve comic book de la semaine.

Ici, il s’agit de la nouvelle série Batwoman (enfin!), qui comme Green Lantern se retrouve dans une continuité peu ou prou intacte vis à vis de l’univers pré-Flashpoint. On retrouve la même qualité d’écriture et de dessin que dans la série précédente (publiée dans Detective Comics), avec cette manière de colorier différemment les dessins de Williams entre les scènes en civil et les scènes en costume.

C’est vraiment très joli, c’est très bien écrit, les personnages sont originaux (l’une des premières héroïnes ouvertement lesbienne à tenir son propre titre en étant écrite de manière « réaliste » et pas simplement comme un gimmick à fantasmes pour jeune geek prépubère frustré!)

Vivement la suite.

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La valeur sure de la semaine: New Avengers #16, Marvel Comics (Brian Michael Bendis – writer – / Mike Deodato – artist –)

Excellent numéro toujours écrit sous le format mi-action, mi-fausse interview.

Le but est ici de ré-introduire le personnage de Daredevil à ceux qui ne suivraient pas sa série éponyme (et, après le flop de Shadowland et le niveau moyen de la série actuelle, qui pourrait leur en vouloir ?), de remettre les compteurs à zéro, et d’expliquer pourquoi l’homme sans peur se retrouve catapulté au sein de cette équipe alors qu’à part quelques rares exceptions il a toujours travaillé en solo.

L’ « excuse » scénaristique utilisée pour faire passer la pilule de cette décision marketing est étonnamment plausible et efficace, et ce postulat de départ amène quelques pistes intéressantes pour les développements personnels à venir entre les membres. Je valide!

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La bonne surprise de la semaine: Bionic Man #1, Dynamite Entertainment (Kevin Smith – script – / Jonathan Lau – pencils –)

Si Kevin Smith se « rate » rarement lorsqu’il est aux commandes d’une caméra et pilote un film, en matière d’écriture de comics il a déjà prouvé qu’il était capable du meilleur (Daredevil) comme du pire (Batman). Ici, sans forcément parler de meilleur, on est tout de même dans la partie haute de la pile.

Pour ceux qui n’ont pas reconnu le titre original, « Bionic Man » en anglais c’est le titre de la série mettant en scène le fameux Steve Austin, « L’homme qui valait trois milliards » en français (qui, conversion de devises du dollar au franc oblige, était originellement le « Six Million Dollar Man »). On ré-assiste donc à son origine bien plus développée que dans la série télé, et pour l’instant c’est une plutôt bonne lecture pour un produit dérivé.

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La déception de la semaine: Fear Itself #6, Marvel Comics (Matt Fraction – writer – / Stuart Immonen – artist –)

On continue à descendre sans cesse le niveau de cette série limitée (comme son intérêt, d’ailleurs, limité lui aussi).

Pif, paf, pouf, des gens qui meurent sans aucun pathos ni émotion, avec la certitude de les revoir dans moins de six mois, des scènes vides de sens entre Thor et Odin, Captain America (le vrai, Steve Rogers) qui se bat au fusil à pompe et se permet de qualifier son adversaire de « Son of a bitch » ? Non, vraiment on approche du niveau 0 de la cohérence et de l’intérêt de lecture là. Berk. Vivement qu’on voit le bout de cette daube.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Batman & Robin #1 (DC Comics), Crawl to Me #2 (IDW Publishing), Green Lantern #1 (DC Comics), Grifter #1 (DC Comics), Mystery Men #5 (Marvel Comics), Punisher MAX #17 (Marvel Comics), The Vault #1 (Image Comics), Uncanny X-Force #15 (Marvel Comics), X-Factor #224.1 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Ça a l’air compliqué, l’intérieur d’une poule. »
La chanson du jour: Hey Modern Days, The Ark, « ‘Cos it’s a scam, it’s a royal kind of wham-bam figure, It’s abrieved in the sense of being up-john and senseless, It’s a see-saw sickness, it’s a snake-bite, low-chant jive on the century’s crime! »

Même s’il ne restait plus de Travis qu’un petit tas d’ossements, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 7 Septembre 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Action Comics #1, DC Comics (Grant Morrison – writer – / Rags Morales – penciller –)

Si on m’avait dit un jour que j’achèterai un comic book centré sur Superman de bon coeur, je pense que j’aurais pu éclater de rire. Je n’ai jamais vraiment aimé ce personnage, trop lisse, trop classique, trop prévisible, trop peu d’intérêt. Les quelques rares exceptions à cet anti-Supermanisme de base ont été Red Son (dans un univers parallèle) et All Stars Superman de Morrison et Quitely (dans un univers parallèle). Alors je ne sais pas si c’est parce que le reboot de DC est, en somme, un autre univers parallèle, mais j’ai été le premier surpris de véritablement accrocher à cette histoire.

Alors certes, j’aime beaucoup le style d’écriture de Morrison (c’est d’ailleurs pour cela à la base que j’avais commandé la série, indépendamment de son héros), mais je pense que c’est surtout la différence marquante avec le « Superman d’avant » qui m’a séduite. Plus jeune, plus libre, moins limité au cadre légal, ce nouveau Superman cherche avant tout la Justice, quitte à enfreindre la loi. A ma connaissance c’est une grande nouveauté pour monsieur Goody-Two-Shoes, et le résultat est efficace. Le flegme de Luthor est un plus.

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La valeur sure de la semaine: Batgirl #1, DC Comics (Gail Simone – writer – / Ardian Syaf – penciller –)

Je suis indéniablement amer que cette série du reboot DC se construise sur les cendres de l’excellente série Batgirl de Bryan Q Miller, et celles du concept de Barbara Gordon en tant qu’Oracle, mais je dois admettre que je n’avais aucun doute sur la qualité du produit fini porté par le talent de Gail Simone. Certes, c’est dommage que Barbara Gordon se relève et reprenne la cape, certes, Stephanie Brown n’est pas au rendez-vous, mais le contenu est tout de même sympa à lire, avec moult monologues internes, et des référence néanmoins présentes à ce qui s’est passé « avant ». On se sait pas pourquoi et comment Barbara n’est plus paralysée, mais on sait qu’elle l’a été, et que cette expérience l’a profondément marquée.

Il faudra voir l’évolution de la série sans qu’elle tombe dans le cliché, mais pour l’instant le script est bon et les dessins sont jolis, donc on signe pour la suite!

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La bonne surprise de la semaine: Fear ITself – Youth in Revolt #4, Marvel Comics (Sean McKeever – writer – / Mike Norton – artist –)

Le niveau de ce numéro est étonnamment bien meilleur que les 3 premiers, qui n’étaient pas mauvais mais n’avaient rien de particulièrement remarquable.

En revanche ici, outre les doutes et la dépression de Prodigy, un combat d’une rare violence entre deux héros (Gravity et Hardball) illustre la lutte entre deux philosophies de super héros qui, tel un come-back d’un chanteur des années 90, s’affrontent de plus en plus dans les styles d’écriture de comics. Le héros qui cherche à être parfait, et à montrer l’exemple, face au héros avide de justice pour quoi la fin justifie les moyens. Le camp Captain America et le camp Punisher, en somme. Une jolie mise en abîme de l’état actuel de l’écosystème des séries de super héros!

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La déception de la semaine: Secret Avengers #16, Marvel Comics (Warren Ellis – writer – / Jamie McKelvie – artist –)

D’habitude je suis plutôt bon public pour les histoires un peu décalées – voire farfelues – de Warren Ellis. Et en toute honnêteté, hors contexte, ce script aurait pu être très bon. Le problème c’est qu’il est adapté à des personnages qui ne collent ni a l’intrigue, ni au caractère qu’on cherche à leur donner. Steve Rogers qui cautionne un mini génocide, même pour sauver le monde, ce n’est pas vraiment Steve Rogers. Beast devient un bouffon sans profondeur, et est celui qui a le plus de mal avec les conséquences de leurs actions alors que c’est l’un des héros de Marvel les plus pragmatiques, même après sa remise en question suite au story arc Endangered Species.

Les dessins de Jamie McKelvie ne sont objectivement pas mauvais, clairs et dynamiques, mais là encore on tombe dans du hors sujet visuel, son style n’est pas du tout adapté au script d’Ellis ni à l’équipe plus « sombre » des Secret Avengers. Le résultat est un produit final qui a l’impression de ne pas être à sa place, tant au niveau du script et des personnages qu’au niveau du dessin. À oublier.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Abattoir #1 (Radical Publishing), Animal Man #1 (DC Comics), Detective Comics #1 (DC Comics), Green Arrow #1 (DC Comics), Jennifer Blood #4 (Dynamite), Justice League International #1 (DC Comics), Kult #2 (Dark Horse Comics), Moon Knight #5 (Marvel Comics), Morning Glories #12 (Image Comics), Red Skull #3 (Marvel Comics), Stormwatch #1 (DC Comics), The Boys #58 (Dynamite Entertainment), The Punisher #3 (Marvel Comics), Thor Heaven & Earth #4 (Marvel Comics), Wolverine Debt of Death (Marvel Comics), X-23 #14 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « La mimolette était là avant Dave. »
La chanson du jour: Tender, Blur, « Tender is the touch of someone that you love too much. »

Même si on a du mal à ne pas faire de digressions dans les parties de Vampire de Mike, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 31 Août 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Justice League #1, DC Comics (Geoff Johns – writer – / Jim Lee – penciller –)

Sans grande surprise, le comic book de la semaine est le point de départ du fameux reboot de DC comics sur lequel se concentre actuellement une grosse partie du buzz Internet dans le monde des comics.

Indépendamment du contenu, la décision de s’affranchir (à nouveau) du passé et de recommencer à zéro ou presque a été sur-mediatisée et en ce sens, l’initiative est déjà un succès puisqu’on peut affirmer sans se tromper que DC fait plus parler de lui que Marvel cette semaine. Et les ventes suivent: déjà une troisième impression, sachant que le premier run a été tiré à plus de 200 000 exemplaires et s’est vendu en moins de 24h. A titre informatif, c’est un chiffre absolument énorme, de nos jours les comics dépassant un tirage de 100 000 exemplaires se comptent sur les doigts d’une main, les ventes « normales » d’une série avoisinant plutôt 5 à 10k pour les indépendants, 20k pour une série « moyenne » des grandes maisons d’édition, avec les tirages de 50k et plus réservés pour les séries à succès comme les X-Men ou Batman.

Un autre gros point positif – même si l’on peut déplorer que cette initiative n’ait pas été étendue à TOUTE la gamme DC comics – est la présence d’un comics en version duo (pour 1$ de plus que la version normale), disposant d’un code pour télécharger la version électronique. Voilà une excellente initiative qui pourrait développer le téléchargement légal, mais du coup cela reste encore une démarche ponctuelle et isolée.

Mais parlons un peu du contenu. Mériterait il le titre de comic book de la semaine sans ce buzz médiatique ? Oui et non. Commençons par le négatif: non, parce que nous sommes en présence d’un comic somme toute moyen, pas catastrophique mais pas transcendant, mais surtout parce qu’on sent que ce comic est pensé avec le TPB en tête, un « tout » ormé des 6 premiers numéros plutôt que comme un véritable périodique. Certes, Johns veut prendre le temps de développer les origines de son roster, mais ne pas présenter – ne serait-ce qu’en caméo d’une case – tous les membres de cette future équipe dans le numéro 1 est une faute de goût, surtout lorsque la seule femme de l’équipe fait aussi partie des membres sur la touche pour ce numéro. Dans un contexte de controverse ou pas mal de voix sont venues critiquer l’absence de femmes dans les séries DC post-relaunch et l’absence de créateurs féminins dans leur écurie de talents, ce n’était pas très malin. Maintenant, pour le « oui », ce comic aurait pu être comic book de la semaine parce que les dessins de Jim Lee sont vraiment fabuleux, et parce qu’indépendamment du scénario moyen, la différence de caractère entre Batman et Green Lantern est très bien mise en avant, et les piques qu’ils se lancent font sourire voire rire de bon coeur. Reste à voir l’évolution du titre, et quand et comment les autres membres du roster vont se greffer à la série.

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La valeur sure de la semaine: Iron Man 2.0 #8, Marvel Comics (Nick Spencer – writer – / Ariel Olivetti & Jorge Lucas – artists –)

La série Iron Man centrée sur James Rhodes plutôt que sur Tony Stark continue sur sa lancée, portée par un script à la limite du pulp et par les splendides peintures d’Ariel Olivetti.

On entre ici dans le coeur du mystère Palmer Addley, un terroriste mystérieux dont l’identité réelle est poursuivie dans une chasse aux sorcières qui peut parfois rappeler Twin Peaks ou Usual Suspects. On dénoue petit à petit le mystère tout en se laissant porter par le plaisir visuel de la série. Du contenu solide!!!

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La bonne surprise de la semaine: Herc #6.1, Marvel Comics (Greg Pak & Fred Van Lente – writers – / Mike Grell – penciler –)

Herc continue son évolution faite de hauts et de bas. Ce numéro est un « haut », mais il arrive trop tard pour sauver la série dont l’annulation a été programmée.

Indépendante des story arcs passés et à venir, l’histoire est centrée sur le point de vue d’Hermes, la mission confiée par Zeus, et la manière dont il choisit de la remplir. Ce numéro représente tout ce qui aurait pu être génial avec cette série, mais qui est malheureusement tombé à plat faute de qualité dans les numéros précédents… dommage!

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La déception de la semaine: Spider Island – The Amazing Spider Girl#1, Marvel Comics (Paul Tobin – writer – / Pepe Larraz – pencils –)

Nous sommes ici en présence d’un exercice de style. Sujet: « Comment prendre une série originale et un personnage décalé et la transformer en série ultra classique avec un personnage fadasse ».

Après l’annulation de la série ongoing, cette tentative de redémarrage tombe à plat, le résultat ressemblant plus à une mini série lambda dans l’univers de Spider-MAN plutôt qu’une capitalisation des atouts et différences de Spider-GIRL. Disparus, les tweets incessants de l’héroine. Disparus, ses monologues intérieurs et tiraillements moraux. Disparu, tout intérêt pour cette série…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Chronicles of Wormwood – The Last Battle #6 (Avatar Press), Deadpool MAX #11 (Marvel Comics), Flashpoint #5 (DC Comics), Journey into Mystery #626.1 (Marvel Comics), The Ultimates #01 (Marvel Comics), Uncanny X-Force #14 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Il ne faut jamais faire rire quelqu’un qui est en train de boire, et là je venais de faire shlurp! »
La chanson du jour: Nothing in my way, Keane, « Well for a lonely soul, you’re having such a nice time. »

Même si le scénario de Justice League aurait pu être mieux réfléchi, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 24 Août 2011

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Note: article ante-daté, publié le 17 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Uncanny X-Men #542, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Greg Land – pencils –)

Mon plus gros problème avec les séries de la famille X-Men, actuellement, ce sont leurs performances en dents de scie, où d’excellents numéros côtoient des bouses infâmes.

Fort heureusement pour ce numéro nous sommes dans le cas « excellent numéro« , malgré le lien entre ce comic book et l’event fadasse Fear Itself.

Je n’épiloguerai pas sur les dessins de Greg Land, on aime ou on n’aime pas, je vous renvoie à l’Internet mondial si vous voulez participer aux débats (presque aussi houleux que ceux sur Liefeld, c’est pour dire). En revanche en termes de scénario j’ai apprécié particulièrement dans ce numéro l’attention au détail sur chacun des personnages, aussi brève soit leur apparition dans le numéro. On voit aussi le mode de fonctionnement de Scott Summers en cas de crise, avec les plans qui se suivent et s’enchainent (mais ne se ressemblent pas). Enfin j’apprécie le retournement de situation final centré sur le personnage de Colossus dont je n’ai jamais été particulièrement fan, mais il faut avouer que ce qu’ils en font dans ce numéro est pour le moins inattendu et original.

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La valeur sure de la semaine: Kick Ass 2 #3, Marvel Comics (Mark Millar – writer – / John Romita Jr. – penciler –)

Kick Ass (la série, pas le film qui en est tiré) était déjà une histoire très violente et très dure, mais la suite imaginée par Millar monte encore d’un cran les images dérangeantes et les déconfitures réalistes des personnages.

On peut déplorer la présence de Romita JR (je ne suis pas objectif: je suis allergique à son style) mais même moi, je dois admettre que son style colle à l’histoire.

Si ce numéro précis est assez lent à se mettre en place, les cinq à six dernières pages vous prennent à la gorge et montrent clairement que les « gentils » n’ont pas toujours forcément une porte de sortie ou un happy end. Quant à la toute dernière case, elle est fantastique. Sans un mot. Et sans en avoir besoin.

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La bonne surprise de la semaine: DC Retroactive – Justice League of America – The ’90s, DC Comics (Keith Giffen & J.M. DeMatteis – writers – / Kevin Maguire – penciler –)

J’ai déjà dit plusieurs fois ici que j’ai longtemps été plus « Marvel » que « DC ». Principalement une question d’habitude et d’accès dans ma jeunesse: j’ai grandi au rythme des Strange, Titans et autres Nova, bourrés exclusivement de titres Marvel. Mon ouverture à la « concurrence » date de Knightfall dans les années 90, et mes écarts de l’écurie Marvel étaient à l’époque très rares et presque limités à l’univers proche de Batman.

L’exception à cette règle est l’un des ovnis des années 90, la fameuse Justice League de Giffen et DeMatteis. C’est un copain de fac qui m’a fait découvrir cette série loufoque et décalée, et j’ai accroché de suite à cette équipe bancale, imparfaite, et terriblement attachante. J’étais particulièrement triste lorsque le duo d’auteurs a quitté la série pour voguer vers d’autres cieux. Et du coup j’ai été agréablement surpris de cette nouvelle histoire par les mêmes auteurs, dans le cadre des numéros « revival de vieux styles » émis par DC pour faire patienter leurs lecteurs avant le reboot.

Je m’attendais un peu tristement à du réchauffé, j’ai été agréablement surpris de m’être trompé. La synergie de leur âge d’or est toujours présente, et ce nouveau numéro est vraiment dans le ton de ceux qui me faisaient tant rire à l’époque. Une belle surprise avant de tourner la page vers le nouvel univers DC…

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La déception de la semaine: The search for Swamp Thing #3, DC Comics (Jonathan Vankin – writer – / Marco Castiello – pencils –)

Cette série limitée était censée réintroduire Constantine et Swamp Thing dans l’univers DC Mainstream. Sauf qu’en cours de route, l’univers DC Mainstream a été secoué par l’annonce du reboot et l’abandon de toute continuité (à quelques exceptions près).

Du coup on sent clairement que les auteurs ont dû recevoir la nouvelle pendant l’écriture de ce numéro, les deux premiers étaient plutôt bons mais celui ci est bâclé, ne tient pas vraiment debout, et la fin ne rime à rien. En résumé, on zappe.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Daredevil #2 (Marvel Comics), Deadpool #42 (Marvel Comics), Flashpoint – Hal Jordan #3 (DC Comics), Green Lantern Emerald Warriors #13 (DC Comics), Mystery Men #4 (Marvel Comics), Northlanders #43 (DC Comics), Queen Sonja #19 (Dynamite), Teen Titans #100 (DC Comics), Punisher #2 (Marvel Comics), Wonder Woman #614 (Marvel Comics), Xombi #6 (DC Comics)

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La citation du jour: « Allez Thomas, ça a toujours été toi la poubelle de table!! »
La chanson du jour: Quicksand, David Bowie, « I’m sinking in the quicksand of my thought. »

Même si le film que j’ai envie de voir ne passe que dans une petite salle avec des écrans bof, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 17 Août 2011

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Note: article ante-daté, publié le 15 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Generation Hope #10, Marvel Comics (Kieron Gillen – writer – / Tim Seeley – artist –)

Attention, grosse claque!

Ou comment Marvel Comics réussit à prendre une série plutôt médiocre et « inutile » (ici, Generation Hope, une version destroy et XXIeme siècle des New Mutants, dont l’intérêt des 9 premiers numéros est tout relatif, il faut avoir du temps à perdre ou être un « complétiste ») et à lâcher comme ça pouf mine de rien une bombe scénaristique fabuleuse, et l’une des meilleures lectures de ces six derniers mois.

En crossover avec Schism, il ne FAUT PAS manquer la lecture de ce numéro.

Que se passe t’il dans la tête d’une adolescente face à des choix graves, surtout quand on les fait un peu pour elle? Je n’en dit pas plus. A lire les yeux fermés. (Enfin métaphoriquement parlant hein… ouvrez les quand même pendant la lecture, c’est plus pratique).

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La valeur sure de la semaine: Captain America #2, Marvel Comics (Ed Brubaker – writer – / Steve McNiven – penciler –)

En fait, il y a à la fois beaucoup à dire, et très peu de choses à dire, sur ce titre.

Brubaker est fait pour écrire Captain America. McNiven est fait pour le dessiner. Certes, cette série ne va pas révolutionner l’univers Marvel. Certes, nous ne sommes pas face à un ovni original qui va changer la manière dont les gens lisent des comics. Mais c’est un excellent divertissement, un retour au but premier des comics. L’histoire est sympa, les protagonistes et antagonistes captivants, c’est très bien écrit et très bien dessiné.

Que demander de plus ?

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La bonne surprise de la semaine: Samurai’s Blood #3, Image Comics (Owen Wiseman – script – / Nam Kim – pencils –)

J’ai tendance, depuis quelques années, à avoir un a-priori plutôt négatif sur les produits made in Image Comics. Leur âge d’or est clairement révolu, et le contenu est très souvent insipide depuis que les plus grosses pointures ont pris leur retraite ou sont partis chez d’autres éditeurs.

Néanmoins, le principe est joli sur le papier, de proposer aux auteurs de rester maîtres de leur création… C’est, en pratique, l’absence de ligne éditoriale claire ou même de recadrage qui est à l’origine de la soupe habituelle Image.

Et parfois, au milieu de la soupe, surnage une perle. C’est le cas ici pour Samurai’s Blood, a ne conseiller qu’aux fans du Bushido et du Japon médiéval, mais c’est une très bonne histoire du genre.

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La déception de la semaine: Fear Itself – Deadpool #3, Marvel Comics (Christopher Hastings – writer – / Bong Dazo – pencils –)

Mouais.

La série limitée avait très bien commencée, surfant sur la vague Fear Itself mais pas trop, et utilisant un peu la méthode « She Hulk de Byrne » de se focaliser sur un antagoniste parfait looser, ici le Walrus. Si si, il y a bien un super-villain avec un gros costume de Morse chez Marvel (cela ne surprendra personne si je vous dit qu’il a été créé par J.M. DeMatteis pendant son run sur les Defenders)

Les deux premiers numéros étaient fun et dynamiques, le troisième fait trop « répétition » pour être efficace. Il y a des bons moments, mais au final la série déçoit un peu, on s’attendait à mieux, vu le début. Et on en revient toujours au vieil adage depuis la sortie du film Wolverine Origins, trop de Deadpool tue le Deadpool!

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Le reste des bons trucs, en vrac: Alpha Flight #3 (Marvel Comics), Executive Assistant Orchid #2 (Aspen), Flashpoint – The Outsider #3 (DC Comics), Green Lantern Corps #63 (DC Comics), Hellblazer #282 (DC Comics), Journey into Mystery #626 (Marvel Comics), Power Girl #27 (DC Comics), Superboy #11 (DC Comics), Supreme Power #3 (Marvel Comics), Uncanny X-Men #542 (Marvel Comics), X-Men – Schism #3 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Il parait que les aveugles, ils touchent très bien. »
La chanson du jour: Touch-a Touch-a Touch Me, The Rocky Horror Picture Show, « I’ll oil you up and rub you down! »

Même si je suis étonné d’avoir vraiment apprécié un numéro de Generation Hope, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 10 Aout 2011

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Note: article ante-daté, publié le 15 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Batgirl #24, DC Comics (Bryan Q. Miller – writer – / Pere Perez – artist –)

Voilà, c’est fini!

Qu’il est triste, le comic book de la semaine. Triste, parce que c’est le dernier numéro de ce qui était à mes yeux l’une des meilleures séries de DC comics avant le reboot.

Triste, pour le thème de l’histoire, aussi, mais triste parce qu’on sent combien les créateurs affiliés au projet le sont aussi, tristes, de devoir signer le départ de leur bébé.

En un numéro, Bryan Q. Miller se voit forcé de bâcler tout ce qu’il avait prévu dans sa storyline, et le résultat est un peu fouillis, laissant la part belle à l’imagination du lecteur pour combler les vides, avec en guise de béquille de nombreuses « splash pages » de ce qu’aurait pu être l’avenir de Batgirl sous sa plume.

Triste, parce que même Perez n’y croit plus, et torche les deux dernières pages en vitesse avec des visages à peine ressemblants à ses personnages habituels, probablement aigri de devoir mettre un point final.

Triste, donc, que ce dernier numéro soit aussi amer, et c’est sur cette aigreur que nous quitterons la série, on aurait aimé croire les derniers mots prononcés par Stephanie dans le numéro, mais on sait qu’un lectorat fidèle et un personnage intéressant sont bien peu de choses face au rouleau compresseur du marketing. Comic book de la semaine pour saluer la série, donc, plutôt que ce numéro avec un gout d’inachevé…

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La valeur sure de la semaine: Morning Glories #11, Image Comics (Nick Spencer – words – / Joe Eisma – art –)

Morning Glories reste un pari risqué. Depuis le début, la qualité de chacun des numéros est absolument indéniable, mais on s’enfonce de plus en plus profondément dans une intrigue de plus en plus compliquée avec de plus en plus de niveaux, tant et si bien que l’on risque un « effet Lost », où l’on n’est pas vraiment certain que les auteurs eux même savent où ils veulent aller, et où la possibilité d’une épilogue à la con expliquant la totale par une pirouette scénaristique sortie de nulle part est non nulle.

En dépit de ce risque, la série reste une valeur sûre, justement parce que chaque numéro est indépendamment très agréable à lire. Alors certes, chacun nous laisse sur notre faim avec cette sensation d’inachevé (c’est le thème de la semaine, apparemment), mais le plaisir de la lecture est pour l’instant supérieur à cette frustration.

Espérons que Spencer sait là où il veut en venir…

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La bonne surprise de la semaine: Detective Comics #881, DC Comics (Scott Snyder – writer – / Jock & Francesco Francavilla – artists –)

Ce story arc de Batman, le dernier intéressant avant le reboot, était complètement inattendu. Déjà parce que le niveau de Detective Comics était relativement faible par rapport aux autres séries de Batman, celles de Morrison en tête, et parce que le dessin est particulièrement mauvais (sorry guys, really don’t like your style).

Néanmoins, l’histoire est une sorte de thriller psychologique centré sur le fils du Commissaire Gordon, expliquant pourquoi ce dernier était jusqu’à présent bien moins « visible » que Barbara aux yeux des fans de la licence.

Et ça fonctionne. On joue à démêler les indices au même rythme que Grayson et Oracle, et on a du mal à séparer le vrai du faux.

Au final, l’histoire est morbide et profonde, haletante, rondement menée. En fait, un aussi bon script et des dessins aussi moches, ce story arc aurait pu porter la bannière de DC Vertigo…

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La déception de la semaine: T.H.U.N.D.E.R. Agents #10, DC Comics (Nick Spencer – writer – / Dan McDaid, Mike Grell & Nick Dragotta – artists –)

La série avait très bien commencé. Simple, efficace dans la présentation de ses concepts et de ses personnages, dotée d’une intrigue sympa.

Et puis il y a eu le mauvais déclic, et chaque numéro est devenu de plus en plus cliché, de plus en plus « facile », et de moins en moins bien dessiné. Encore une série bâclée en vue du reboot imminent ? Possible. En tout cas, dans l’état actuel des choses, le dernier numéro pré-reboot est une daube. Ne perdez pas votre temps.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Booster Gold #47 (DC Comics), Fly #3 (Zenescope), Iron Age #3 (Marvel Comics), New Avengers #15 (Marvel Comics), Spider Island – Cloak & Dagger #1 (Marvel Comics), Teen Titans #99 (DC Comics), X-Men #15.1 (Marvel Comics), X-Men Legacy #253 (Marvel Comics)

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La citation du jour: « Oui enfin, chacune. Vous vous tripotez chacune. »
La chanson du jour: Fascination Street, The Cure, « Because I feel it all fading and paling And I’m begging To drag you down with me, To kick the last nail in. »

Même si j’ai hâte de reprendre les « vrais » articles, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 3 Aout 2011

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Note: article ante-daté, publié le 3 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: Thor Heaven & Earth #2, Marvel Comics (Paul Jenkins – writer – / Mark Texeira – artist –)

Encore un ovni inattendu.

Un psychopathe prend un groupe d’otages et les menace avec une bombe. Il demande la présence de Thor pour les négociations. S’ensuit une longue discussion philosophique sur ce qui est juste ou pas dans la vie, sur le rôle des dieux, et sur leur ingérence dans le quotidien des hommes.

Le « méchant » est plus blessé et malade que véritablement mauvais, et certains de ses arguments font mouche. Jusqu’à ce que Thor expose les siens, bien sûr.

Une histoire qui peut se lire même sans avoir le reste de la série limitée sous la main, ce numéro ce suffit à lui même, et est bien parti pour être l’une des meilleures histoires de 2011 dans mon classement personnel.

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La valeur sure de la semaine: Moon Knight #4, Marvel Comics (Brian Michael Bendis – writer – / Alex Maleev – artist –)

Bendis et Maleev toujours en grande forme. Echo (mais si, Echo… Non, rien à voir avec le personnage d’Eliza Dushku dans Dollhouse… Echo la sourde avec mémoire musculaire eidétique, apparue dans Daredevil… vous remettez?) rejoint le casting de cette série sombre et décalée, très différente de ce qui s’est fait auparavant avec le personnage de Moon Knight (peut être TROP différent à mon goût, parfois), mais bien écrite et agréable à lire.

Je ne suis pas un grand fan du style un peu « chiffon » de Maleev, mais je reconnais que Bendis sait jouer avec les forces et les faiblesses de cet artiste, et que son style colle parfaitement à celui de l’écrivain dans les histoires qu’ils pondent en commun.

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La bonne surprise de la semaine: Kult #1, Dark Horse Comics (Jeremy Barlow – script – / Iwan Nazif – art –)

J’avoue, penaud, que j’ai violemment piraté ce comic book. Il faut dire, pour ma défense, que lorsque je fais ma (LONGUE) commande de comics mensuelle, j’ai adopté un rythme de croisière pour ne pas perdre trop de temps le nez dans les centaines de pages du catalogue Previews. L’une des clefs de la méthode pour y parvenir est que certains éditeurs, abonnés aux séries qui ne me plaisent guère, sont juste survolés en diagonale, sans grande conviction, laissant néanmoins une porte ouverte au cas où un dessin ou une pub attire mon oeil. The Occultist avait réussi cette perf, par exemple.

En revanche, j’avais totalement zappé cette adaptation en comics de l’un de mes jeux de rôles favoris, Kult. Je l’ai donc piraté. Et si ce n’est pas un chef d’oeuvre, c’est néanmoins suffisamment joli, bien écrit, et proche du matériel source pour être lu avec plaisir par les fans, même si je ne le conseillerais pas forcément aux autres.

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La déception de la semaine: Superman #714, DC Comics (J. Michael Straczynski & Chris Roberson – writers – / Jamal Igle – penciler –)

Le story arc « Grounded » de Starz… de Trarz… de Strasczr… de JMS (HA!) souffre depuis le départ d’un bad buzz, entre les maladresses limite racistes de l’écriture, et le départ en plein milieu de l’auteur parce qu’il en avait marre. Le pitch aurait pu (pour une fois) rendre une histoire de Superman intéressante (oui, je ne suis pas objectif : je n’aime pas Superman). C’est raté, et le dernier numéro du story arc n’échappe pas à la règle.

C’est cliché, c’est téléphoné, c’est bourré de bons sentiments totalement hors sujet et difficilement plausibles en contexte. Bref, un bel exemple du type d’histoire plan plan qu’on voit (trop) souvent accrochée au « Man of Steel », et qui a sans doute contribué à mon manque d’entrain face au personnage.

Oh, et le dessin est horrible d’inconstance. Aucun des gros plans de Superman ne ressemble au précédent, et sur certains il semble définitivement affecté par une violente constipation, le pauvre. Offrez lui un laxatif. Pour nous, ce n’est pas la peine : lire « Grounded » de bout en bout génère à peu près le même effet…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Fear Itself: The Deep #2 (Marvel Comics), Flashpoint – Batman Knight of Vengeance #3 (DC Comics), Flashpoint – The World of Flashpoint #3 (DC Comics), Herc #6 (Marvel Comics), Rachel Rising #1 (Abstract Studio), Red Skull #2 (Marvel Comics), Secret Six #36 (DC Comics), Severed #1 (Image Comics), Superboy #10 (DC Comics), The Boys #57 (Dynamite), The Cape #1 (IDW), The Punisher #1 (Marvel Comics), Ultimate Fallout #4 (Marvel Comics), Wolverine & The Black Cat – Claws II #1 (Marvel Comics), Wonder Woman #613 (DC Comics), Xombi #5 (DC Comics)

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La citation du jour: « C’est un bel objet, un roulement à billes! »
La chanson du jour: I believe I can fly, R Kelly, « I believe I can fly, I believe I can touch the sky, I think about it every night and day: Spread my wings and fly away… I believe I can soar, I see me running through that open door, I believe I can fly! »

Même s’il n’y a qu’une batterie d’article de comics en attendant que le retard soit rattrapé, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 27 Juillet 2011

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Note: article ante-daté, publié le 3 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: New Mutants #28, Marvel Comics (Dan Abnett & Andy Lanning – writers – / Michael Ryan – pencils –)

La couverture à elle seule pourrait justifier l’achat de ce numéro!

En revanche, cela serait réducteur que de ne parler que de cela. Dans un numéro « presque » indépendant (lire: non lié à une histoire en cours, mais nécessitant de connaître les évolutions récentes des personnages pour être apprécié à sa juste valeur), Abnett et Lanning nous offrent un tour d’horizon de l’équipe des New Mutants à travers les yeux d’un psychologue recruté par Danielle Moonstar pour dresser un profil psychologique de l’équipe, et les aider à gérer les éventuelles blessures de leur psyche.

Les théories utilisées et appliquées sont de véritables démarches psychologiques, et il est amusant et intéressant de voir ces personnages de fiction traités comme des humains de chair et de sang.

Bel exercice de style!

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La valeur sure de la semaine: Green Arrow #14, DC Comics (James Patrick – writer – / Agustin Padilla – artist –)

Malgré une nette baisse du niveau du dessin depuis le numéro précédent (et, soyons honnêtes, depuis le début de la série, c’est encore plus flagrant), on est toujours face au grand talent de James Patrick pour mettre en avant la quintessence d’un personnage épique.

Après s’être intéressé au cheminement psychologique d’Oliver le mois dernier, on voit ici ses méthodes de travail et d’enquête, et sa capacité à se reposer sur ses alliés et contacts pour être plus efficace. Green Arrow est l’un des personnages qui sera le plus affecté par le reboot de l’univers DC Comics (un Green Arrow beaucoup plus jeune, et plus proche de la version de la série télévisée Smallville), et si jamais le reboot ne donne rien de bon pour le personnage, les fans auront tout de même eu un joli chant du cygne grâce à cette histoire en trois partie.

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La bonne surprise de la semaine: Fly #2, Zenescope (Raven Gregory – writer – / Eric J – Artist –)

Il faut se motiver pour lire Fly. En effet, il faut passer outre le côté « marketing gratuit » des couvertures peintes avec plus de fesses et de cheesecake que de rapport réel avec le contenu (j’illustre délibérément cet article avec la plus « soft » de toutes les couvertures différentes de ce numéro).

Après cette première barrière il faut passer outre la réticence oculaire face à des dessins intérieurs de qualité « faits par un débutant, un semi-pro, ou par un lycéen plutôt doué en dessin ».

Toute personne ayant survécu à ces deux tue-la-lecture aura le plaisir de découvrir une histoire élégante sur la dépendance à la drogue et ses illusions, avec son lot de personnes blessées par la vie, familles recomposées, parents abusifs, et j’en passe. Bref, ce n’est pas très beau, mais en tout cas c’est très bon.

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La déception de la semaine: Fear Itself – The Worthy #1, Marvel Comics (several writers – / several artists –)

L’une des choses que l’on ne pourra pas reprocher à Fear Itself avec le recul de l’histoire, c’est un manque de cohérence: il y a une certaine homogénéité dans les clichés, les histoires inutiles, et le déjà-lu. Ici ce one-shot est une sorte de petite anthologie de mini-histoires centrées sur chacun des « élus » que le Serpent (le méchaaaaaaant de l’histoire) a jugé dignes de recevoir un gros marteau qui les rend tellement kéké que si j’avais été à la place de Mjolnir, j’aurais fait un procès et attaqué l’ennemi d’Odin en justice, tel Apple attaquant Samsung pour leur pompage aberrant de leurs produits.

Au final, même une bataille juridique aurait sans doute été moins barbante à lire que ce truc…

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Le reste des bons trucs, en vrac: Alpha Flight #2 (Marvel Comics), Captain America & Bucky #620 (Marvel Comics), Detective Comics #880 (DC Comics), Executive Assistant Violet #1 (Aspen Comics), The Incredible Hulks #633 (Marvel Comics), The Mighty Thor #4 (Marvel Comics), Secret Avengers #15 (Marvel Comics), Secret Warriors #28 (Marvel Comics), Venom #5 (Marvel Comics), Wonder Woman #613 (DC Comics)

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La citation du jour: « Oui c’est surement bien mais parles-en quand même à ton père on sait jamais… »
La chanson du jour: Hot hot hot!!!, The Cure, « For a second that room was on the Moon then everything went black… »

Même si mon père n’a pas vraiment pu m’aider sur le sujet, la vie est belle !

TotN Comics Review: Semaine du Mercredi 20 Juillet 2011

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Note: article ante-daté, publié le 3 Novembre 2011

Le comic book de la semaine: The Invincible Iron Man #506, Marvel Comics (Matt Fraction – writer – / Salvador Larroca – pencils –)

Autant son Fear Itself ne restera pas dans les annales, autant on sent que Matt Fraction s’amuse beaucoup à écrire les scripts d’Invincible Iron Man. On voit ici les conséquences du sacrifice substantiel de Tony Stark pour s’attirer les (maigres) faveurs d’Odin, et surtout la création d’une dynamique fabuleuse entre l’inventeur « technologique » (Stark) et l’inventeur « mystique » (Splitlip le nain), et chaque échange entre eux est un régal. Les moments centrés sur Pepper Potts ont moins d’intérêt, mais ont le mérite d’être fabuleusement mis en valeur par le trait de Salvador Larroca qui devient de plus en plus impressionnant à chaque numéro.

On peut regretter que la lecture de Fear Itself soit indispensable pour comprendre ce qui se passe (Marvel retombe dans ses vieux travers) mais cela n’est pas suffisant pour étouffer la qualité de ce titre.

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La valeur sure de la semaine: Power Girl #26, DC Comics (Matthew Sturges – writer – / Hendry Prasetya – artist –)

Encore une série condamnée par le reboot du DC Universe. Le cas est même plus grave que celui de Batgirl (qui ne change « que » d’écrivain, de dessinateur *ET* d’héroïne) puisque la série passe complètement à la trappe et ne sera pas relancée.

Quel dommage. J’avais découvert Power Girl comme un ovni inattendu (moi qui n’aime ni Superman, ni les gros seins, j’étais peu disposé à apprécier un personnage dont le pitch est grosso modo la fusion des deux), bien écrit, bien dessiné, émouvant et drôle. Ici, dans ce numéro, on insistera sur le « drôle », alors que Power Girl se retrouve guest star dans une convention de cosplayeuses fans d’elle-même, qui finissent par toutes se retrouver avec ses pouvoirs! Lecture légère mais tellement efficace!!!

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La bonne surprise de la semaine: Iron Man 2.0 #7, Marvel Comics (Nick Spencer – writer – / Ariel Olivetti – Artist –)

Ariel Olivetti a migré de chez Namor pour s’installer dans l’armure de Jim Rhodes, mais toujours avec la même qualité de dessin. Niveau scénario, le très militaire Rhodes se retrouve à faire face à une menace mystique, et on retrouve en guest (entre autres) Iron Fist et Doctor Strange, donc en toute subjectivité (uhu) il FAUT lire ce titre.

En attendant le retour de Doctor Strange en solo, en tout cas (pas prévu pour l’instant, en revanche Marvel a annoncé le retour des Defenders!)…

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La déception de la semaine: Herc #5, Marvel Comics (Greg Pak & Fred Van Lente – writers – / Neil Edwards – penciller –)

Il y a deux semaines, on avait du grand Greg Pak avec la série limitée Red Skull. Là, on a clairement du sous-Greg Pak. Autant la série Incredible Hercules était drôle, originale et inattendue, autant le début de Herc semblait prometteur, autant là le soufflé retombe assez violemment. Texte faible et passable, dessins médiocres, un personnage antagoniste sous-exploité, et une indéniable impression de perdre son temps en lisant ce story arc. L’annulation de la série est prévue au numéro 8 faute de succès critique et commercial, et en toute honnêteté je ne vais même pas la regretter.

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Le reste des bons trucs, en vrac: Avengers #15 (Marvel Comics), Avengers Academy #16 (Marvel Comics), Daredevil #1 (Marvel Comics), Executive Assistant Lotus #1 (Aspen Comics), Fear Itself – Black Widow (Marvel Comics), Fear Itself – Deadpool #2 (Marvel Comics), Fear Itself – Uncanny X-Force #1 (Marvel Comics), Hellblazer #281 (DC Comics), Iron Age #2 (Marvel Comics), Justice League of America #59 (DC Comics), Lady Mechanica #2 (Aspen Comics), Mysterious Ways #1 (Image Comics), The Boys – Butcher, Baker, Candlestickmaker #1 (Dynamite), Witch Doctor #2 (Image Comics), Zatanna #15 (DC Comics)

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La citation du jour: « C’est pire que la dérive des continents les piafs là! »
La chanson du jour: Machine, Regina Spektor, « I’m downloaded daily, I am part of a composite, hooked into machine! »

Même si je ne me souviens plus d’où je tiens cette citation du jour, la vie est belle !

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